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Assassin's Creed Revelations sur Xbox 360

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Editeur : Ubisoft     Développeur : Ubisoft
L'heure est aux révélations. Ubisoft nous annonce de nombreux rebondissements et autant de nouveautés. Promesse tenue ?
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Assassin's Creed Revelations, voir Constantinople et mourir...

Grands fans de la première heure des Assassins, revêtir les vêtements magnifiques d’Ezio et faire jaillir la lame secrète suffisaient à nous faire saliver. Mais, après des dizaines d’heures de jeu, il est bien difficile d’avoir un avis tranché. Explications.

Et un, et deux, et trois assassins !
Revelations vous propose trois assassins pour le prix d’un. Le principal personnage de l’histoire est toujours l'Italien Ezio, devenu grisonnant. C’est avec lui que vous trouvez des fragments d’Animus pour ensuite découvrir le passé de Desmond. Altaïr, qui a donné naissance à la série des Assassin’s Creed, est à nouveau jouable. Vous le retrouvez là où vous l’aviez laissé à la fin du premier épisode. Dommage que ses aventures soient molles et répétitives.
Enfin, vous jouez Desmond. Coincé dans l’Animus, la machine simulant les aventures dans le passé des assassins grâce à son ADN, il accède aux missions des deux précédents assassins ainsi qu'à son propre passé. Limpide, non ?

Un scénario solo effacé…
Les personnages de Revelations manquent d’étoffe et sont vraiment mal exploités par le scénario. Certains d’entre eux à qui l’histoire donne beaucoup d’importance disparaissent ensuite, sans laisser de trace.
Par ailleurs, si l'immersion dans Constantinople (et la Cappadoce), joliment modélisée, est immédiate avec les cris de marchands, le brouhaha du souk ou encore les magnifiques tenues des gardes ottomans, on ne retrouve pas l’ambiance familiale et la cohésion que pouvaient entretenir Ezio, Machiavel et les autres assassins italiens dans les précédents épisodes. C’est bien dommage et d’autant plus regrettable que la tâche est colossale.

Votre principale préoccupation dans cet épisode, en tant qu’Ezio, est de trouver des clés ouvrant la bibliothèque située sous le palais de Masyaf, la prime demeure des Assassins, afin d’en découvrir les secrets. Mais le fil conducteur du scénario est noyé dans la masse de missions et recherches annexes. Il nous est arrivé de tellement nous éparpiller entre la recherche de coffres, de fragments de mémoire, de pages de livres et de différents recherches d’objets, que la quête principale, qui manque de consistance, passait presque au second plan. Etrange.

Gameplay : du vieux et du neuf…
Dès lors, le joueur rodé aux mécanismes du jeu, un peu perdu, est rapidement gagné par la lassitude, car rien n’a fondamentalement changé entre Brotherhood et Revelations. Les armes n’ont pas évolué et sont à regagner (encore) une à une.
Belle nouveauté tout de même, les grenades (offensives, défensives, distractives) viennent rejoindre votre arsenal. Elles sont à fabriquer avec des composants ramassés sur les cadavres, auprès du Pire Reis (alchimiste émérite) ou dans les coffres de la ville. Cet élément permet d’augmenter les approches possibles, mais Ezio devient du coup un tueur à distance (arbalète, couteau de lancer, fléchette empoisonnée) alors que, jusque-là, le propre de l’assassin était de tuer au contact.

Au fur et à mesure de vos balades, vous croisez des nobles, des vizirs, des marchands malheureux, tous autant commanditaires potentiels que victimes d’injustices ou de machinations. Une variété de personnages qui bénéficie à celle des missions. Aventures et combats où la Vision de l’Aigle (super vision des Assassins) gagne en utilité puisqu’il est possible de voir les trajets des patrouilles, de scanner certains personnages à la recherche d’une cible.
Et des cibles il y en aura, de même que des déplacements. Heureusement, vous faites l’acquisition d’une « lame crochet » qui vous permet de faire de la tyrolienne, de grimper plus vite et vous donne deux nouveaux mouvements de combat.

Entreprise stratégique
Et en termes de combat, Revelations réserve une nouveauté, plutôt tactique. Car si vous prenez toujours possession de quartiers entiers de la ville, que vous réhabilitez, les Templiers peuvent désormais tenter de vous les reprendre. Il vous faut alors avoir recruté et formé des assassins pour qu’ils atteignent le niveau 15 et puissent élire domicile dans les tours reprises. Ils préviennent alors les offensives des Templiers.
Ces attaques génèrent des alertes et un passage en mode « Défense de repaire » dès que vous arrivez à la tour menacée, une phase de stratégies singulières consistant à barricader une rue et à placer des leaders et des sous-fifres sur les toits pour repousser les Templiers.

Mieux vaut prévenir que guérir. Tuer des dignitaires ou arroser les hérauts de la ville régulièrement permet d'éviter ces attaques. C’est là que toute la complexité de cet opus réside : gérer ses finances au mieux pour concilier rénovations, pots de vin et achat/entretien d’équipements.

Des modes multijoueurs dynamiques
Le mode multijoueur, scénarisé lui aussi, ne manque pas d’attrait. Tous les modes de Brotherhood sont au rendez-vous, rejoints par deux petits nouveaux, le Deathmatch et l’Assaut de reliques.
Le premier ne se prête carrément pas à un jeu à la manette. Rapide et exigeant beaucoup de réactivité, il demeure toutefois dynamique et…meurtrier.
Le second, en revanche, se joue en équipe et se savoure. Vous défendez une relique tout en essayant de voler celle de vos adversaires. Ce mode « 4 vs 4 » est particulièrement amusant et la cohésion de l’équipe compte pour beaucoup.

Enfin, le gain d’expérience permet toujours de débloquer des armes et des techniques. Vous gagnerez également, au fil de vos parties, des « Abstergo » pour acheter de l’équipement et aussi certains mouvements (humiliation, animation, etc.). Le Matchmaking a été grandement amélioré, bien qu'il ne soit pas rare d’être confronté à un joueur bien plus fort en Deathmatch.

En définitive, bien que Revelations soit l’Assassin’s Creed qui nous a le moins plu, il assure de longues heures de jeux et réserve quelques surprises scénaristiques.

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