Après de nombreux reports qui n'ont pas émoussé l'attente des fans de jeux de shoot, Brink pointe enfin le bout de son gun. Il faut dire qu'il y a de quoi s'enthousiasmer : un FPS multi entre coopération et compétition, avec un système de classes et une dose de « parkour » (on peut sauter et s'accrocher un peu partout, à la Mirror's Edge).
Le pitch : un futur pas très réjouissant, où la majeure partie du monde a été submergée par la montée des eaux. Une colonie humaine subsiste néanmoins sur l'Ark, sorte d'arche de Noé monumentale, véritable ville flottante surpeuplée où s'affrontent deux factions : les richards de la Sécurité qui veulent que rien ne bouge et les parias de la Résistance qui cherchent à quitter l'arche à tout prix.
La classe américaine
Attention, première promesse risquée, on est loin des populaires Call of Duty et Battlefront : ici, ce n'est pas la course aux points. Les deux équipes (huit joueurs chacun, complétée par des bots assez médiocres au besoin) ont chacune des objectifs différents, évidemment incompatibles. Protéger tel véhicule, faire sauter telle porte, escorter tel otage : ils sont multiples, dynamiques et s'effectuent sous le contrôle d'un timer intransigeant. Chaque partie est un combat d'une intensité rare dont on ne connaît jamais l'issu par avance et où les lignes de front évoluent sans cesse en fonction des objectifs remplis.
Deuxième promesse : le système de classes. Le soldat et le médecin sont les plus basiques, capables de ravitailler leurs alliés en munitions et en points de vie. L'ingénieur lui, peut poser des mines, plus tard des tourelles, et est seul capable à accomplir certains objectifs. L'opérateur enfin, capable de se déguiser pour s'introduire derrière la ligne de front. Histoire par exemple pirater les postes de commandement adverses. Pour encore plus de possibilités, chacune de ces quatre classes peut en outre être panachée avec différentes compétences à débloquer, ou avec différentes statures (gros, moyen ou maigre, plus ou moins résistants et mobiles) à choisir sur l'écran de création de perso, par ailleurs fort riche.
Call of the Edge
La mobilité du joueur, c'est la dernière des promesses de Brink. Glisser devra devenir une seconde nature pour vous si vous voulez éviter les balles. Sauter et vous accrocher à la moindre corniche sera aussi utile pour rejoindre rapidement des positions stratégiques, même si dans les faits, les joueurs sous-exploitent souvent cette possibilité.
La partie technique est moins convaincante. Le toujours fringant moteur id tech 4 de Doom 3 fait son boulot, et l'univers possède une vraie « touche », très légèrement cartoon, très légèrement cell-shading, avec des personnages dotés de vraies gueules. En revanche, sur PC, le jeu est extrêmement gourmand, et les possesseurs de certaines cartes graphiques (notamment la série Radeon HD 48XX) peuvent être victimes de bugs qu'on espère voir bientôt corriger. Sur Xbox 360 (nous n'avons pas pu l'essayer sur PS3), c'est évidemment moins beau, avec un aliasing extrêmement présent. Voilà qui en rebutera certains, et c'est dommage, tant Brink, jeu multi scénarisé et malin, mélangeant allègrement coop et compétition, a des qualités à faire valoir.
@Le test en 140 signes
Grimper au mur, glisser, tirer en tout sens, réfléchir à une tactique d'équipe, c'est rare. Et Brink vous le permet. Merci qui ?
points positifs
- Le plaisir de la coopération
- Le fun de la compétition
- Des parties pleines de rebondissements
- Un style graphique bien à lui
points négatifs

test










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