Luc Chatel présente son plan pour développer le numérique à l’école
Pour former les élèves aux usages du numérique, le ministère de l’Education nationale a conçu un plan sur trois ans. Et un portail de ressources numériques à l'usage des enseignants va voir le jour.
Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a profité de l’inauguration du Salon de l’éducation ce jeudi 25 novembre pour présenter un plan destiné à développer les usages du numérique dans les écoles. Il comprend cinq objectifs à réaliser dans les trois ans à venir. L'un d'entre eux prévoit la création d’un portail recensant les ressources numériques de qualité et où les équipes pédagogiques pourront puiser pour enrichir leurs cours. Sa mise en ligne devrait intervenir à la rentrée prochaine.
Ces contenus numériques couvriront toutes les disciplines scolaires enseignées. Ils pourront provenir de l’édition publique, comme ceux proposés par le Centre national d’enseignement à distance et les établissements culturels ou scientifiques, mais aussi de l’édition privée ou associative. Ils devront être récents, c’est-à-dire édités il y a de moins de deux ans, et être accessibles aussi bien en téléchargement qu’en consultation en ligne.
Pour que les enseignants puissent trouver rapidement la matière destinée à enrichir leurs cours, ces ressources seront classées de manière normalisée, en prenant en compte divers critères comme le niveau d’enseignement, le type de contenu (manuels numérique, soutien scolaire, etc.), et naturellement les thèmes abordés.
Des chèques ressources numériques
Avec cette démarche, le ministère de l’Education souhaite « s’appuyer sur les ressources du numérique pour faire évoluer l’organisation des contenus éducatifs et leur présentation et s’interroger sur le modèle le plus pertinent des ressources pour les élèves et les professeurs ».
Comme ces contenus sont payants, le ministère a prévu de doter les établissements de « chèque ressources numériques ». Leur valeur oscillera entre 500 et 2 500 euros et ils seront attribués en fonction de la taille et du type d’établissements (école, collège, etc.).
Cette opération va bénéficier d’une enveloppe de 8 millions d’euros la première année, 15 millions la seconde et enfin, 23 millions la troisième.
Bientôt la fin des cahiers de textes papier
Dans un autre volet du plan, Luc Chatel a prévu de former et d’accompagner les enseignants afin qu’ils aient davantage le reflexe du numérique pour enrichir leurs cours. Un responsable pédagogique sera nommé dans chaque établissement du second degré sur la base du volontariat. Sa mission : informer et former les enseignants sur les nouvelles technologies et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer dans leur discipline.
Le ministre s’est aussi fixé comme objectif de généraliser les services numériques. Par exemple, le cahier de textes papier va définitivement être remplacé par une version numérique dès la rentrée 2011. Elle permettra aux élèves de télécharger des liens ou des pièces jointes de documents complémentaires à leurs cours de la journée. Les élèves seront aussi formés à l’usage des nouvelles technologies et à devenir des internautes conscients à la fois de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs.
Enfin, le plan prévoit un renforcement des partenariats entre le ministère de l’Education et les collectivités territoriales dans le but de développer des projets numériques sur l’ensemble des écoles et établissements qui sont sous leur responsabilité. Un appel à projets sera lancé dans les trois années à venir, afin de couvrir l’ensemble des académies.

Avis sur «Luc Chatel présente son plan pour développer le numérique à l’école»
Un objectif qui ne porte pas encore ses fruits
de
tyranausor
, posté le 25 novembre 2010 à 21h18
Il y bon nombre d'établissements scolaires qui sont passés au numérique. Dans le mien, qui est passé aussi à l'ENT depuis deux ans maintenant, le site ne fonctionne pas très bien! En plus, vu l'allure à laquelle se développe le numérique dans ces établissements, les papiers et stylos ont encore de beaux jours devant eux!
...
de
estacado
, posté le 26 novembre 2010 à 05h06
Ce triste sinistre veut aussi dans son plan numérique endoctriner les enfants pour l'hadopi.
http://www.numerama.com/magazine/17448-l-education-nationale-veut-un-portail-(...)
http://www.numerama.com/magazine/17448-l-education-nationale-veut-un-portail-(...)
on pourrait proposer
de
Belzébuthàquionapiquélepseudo
, posté le 26 novembre 2010 à 14h43
un portail "Politique responsable" où l'on explique les lois qui interdisent le détournements de fonds publics, les fraudes électorales, etc :)
pas vite, mais...
de
franckd00
, posté le 27 novembre 2010 à 10h00
En plus du coût des logiciels (Pronote par exemple) , le déploiement est trop souvent laissé au personnel de l'établissement qui ne dispose pas forcement des compétences en interne (ou qui risque de se retrouver "le bec dans l'eau" après une mutation!).
Plutôt que d'annoncer une enveloppe de dotation pour les établissement et un portail à la con, il aurait été plus intéressant de doter les académies de personnel (mais c'est clairement pas la tendance) pour gérer l'infrastructure , fournir une administration de serveurs virtualisés par exemple, un "Cloud éducation" en quelque sorte...
Plutôt que d'annoncer une enveloppe de dotation pour les établissement et un portail à la con, il aurait été plus intéressant de doter les académies de personnel (mais c'est clairement pas la tendance) pour gérer l'infrastructure , fournir une administration de serveurs virtualisés par exemple, un "Cloud éducation" en quelque sorte...
du réchauffé sans un centimes alloués
de
crazyc
, posté le 26 novembre 2010 à 10h02
Tout ça existe déjà, en tout cas sur l'académie de créteil, et heureusement d'ailleurs que les collectivités locales respectent leurs engagements car ce sont elles qui financent et au final qui décide. Le ministère lui n'est même pas capable de donner des heures au responsable TICE, des paroles toujours des paroles. A savoir qu'il n'y a aucune heure de fléchée dans les dotations établissement ( lolfe oblige), qu'au sein même d'une académie les heures dédiées à un responsable TICE ( qui fait aussi souvent l'administration réseau, gestion validation B2I, formation des collègues....)varie de 0 à 3 heures semaine, en fonction du département.
Ce gouvernement ne sait faire que ca des annonces, sans jamais donner de moyens.
Leur but, tenir le devant de la scène pour émerveiller tous les moutons qui dinent devant leur écran de télévision.
Sur le terrain on nous demande toujours plus, pour pas un rond de plus, au détriement du suivi des élèves et de la qualités de nos enseignements.
Ce gouvernement ne sait faire que ca des annonces, sans jamais donner de moyens.
Leur but, tenir le devant de la scène pour émerveiller tous les moutons qui dinent devant leur écran de télévision.
Sur le terrain on nous demande toujours plus, pour pas un rond de plus, au détriement du suivi des élèves et de la qualités de nos enseignements.
pas seulement une question de budget
de
franckd00
, posté le 27 novembre 2010 à 09h24
ce qui m'ennuie le plus n'est pas la question du budget . On sait déjà que l'ambition du gouvernement "Fillon3" est de faire des économies , l'enseignement... on verra plus tard.
Non, le plus gênant est la structure proposée: jacobine, centralisée,hiérarchisée surveillée, française quoi... Dommage à une époque ou Wikipédia à fait ses preuves, de ne pas donner plus de place aux enseignants qui sont les plus à même d'enrichir le contenu.
- Les grincheux, diront que c'est facile de demander aux profs de contribuer gratos, mais en fait il le font déjà en préparant leurs cours.
- Problème: les cours sont, le plus souvent, des "travaux dérivés" s'appuyant sur des ressources sous copyright, les manuels, ce qui limitera de fait la réutilisation des cours aux professeurs du même établissement (détenteur de la licence). Intéressant pour un prof d'espagnol souvent seul dans un collège, voire seul sur plusieurs collèges!
A moins que le but ne soit que de fournir une simple vitrine aux éditeurs...
Non, le plus gênant est la structure proposée: jacobine, centralisée,hiérarchisée surveillée, française quoi... Dommage à une époque ou Wikipédia à fait ses preuves, de ne pas donner plus de place aux enseignants qui sont les plus à même d'enrichir le contenu.
- Les grincheux, diront que c'est facile de demander aux profs de contribuer gratos, mais en fait il le font déjà en préparant leurs cours.
- Problème: les cours sont, le plus souvent, des "travaux dérivés" s'appuyant sur des ressources sous copyright, les manuels, ce qui limitera de fait la réutilisation des cours aux professeurs du même établissement (détenteur de la licence). Intéressant pour un prof d'espagnol souvent seul dans un collège, voire seul sur plusieurs collèges!
A moins que le but ne soit que de fournir une simple vitrine aux éditeurs...
Contenus payants
de
Belzébuthàquionapiquélepseudo
, posté le 26 novembre 2010 à 14h40
mais combien ? Après tout, ces cours sont généralement enregistrés avec des professeurs de l'EN qui sont payés pour ça non ? Ou est-ce seulement la mise à disposition que l'on paie ?
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