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sites musicaux
Musique gratuite sur Internet : choisissez, écoutez sans rien installer
La musique est en pleine révolution, et le Net s'en est emparé. Découvrez le plus grand juke-box du monde et profitez-en !
la Rédaction,
Micro Hebdo (n° 516), le 21/03/2008 à 09h00
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Pour écouter de la musique, vous vous dirigez par réflexe vers vos CD-Audio. Pour les tubes du moment, vous vous branchez sur une chaîne de télé musicale. Ou bien, peut-être vous laissez-vous dicter vos choix musicaux par le
programmateur d'une station radio ? Si tel est le cas, il est temps de vous mettre à l'heure de la diffusion en continu sur Internet.
A présent, avec un simple ordinateur connecté et un navigateur Web, vous avez accès à l'écoute, en
streaming
, de façon libre et gratuite, à une discothèque virtuelle de millions de titres. Et ce, grâce à un nouveau type
de sites apparus sur le Web depuis près de cinq ans, et qui ont véritablement pris leur envol en fin d'année 2007. La vague a été initialement lancée par les
« musiblogs »
, des sites où des passionnés
chroniquaient les nouveautés musicales. Tirant parti d'Internet, ils proposaient en plus un lien pour télécharger au format
MP3
les titres qu'ils présentaient, ceux-ci étant souvent mis à disposition par les maisons de disques pour des
raisons promotionnelles.
La technologie Flash a rendu les choses encore plus pratiques, en incorporant des petits lecteurs audio : au lieu de télécharger les MP3, ces lecteurs autorisent l'écoute du morceau directement sur le Net ! Il n'a pas fallu
longtemps pour voir surgir Radioblogclub, un site qui répertorie les fichiers disséminés sur la Toile, qui effectue une recherche, puis, une fois le titre trouvé, permet de l'écouter en direct. D'autres sites se sont engouffrés dans la brèche,
proposant un immense catalogue de titres, parfois avec une qualité de fichiers un peu dégradée par rapport à celle des CD-Audio.
Les internautes et les audionautes
Une approche en totale opposition avec celle des maisons de disques, qui se sont battues pour imposer des verrous contre la copie (les fameux DRM) sur les fichiers audio présents sur les sites payants de téléchargement légal. Les
sites d'écoute en direct, eux, tirent leurs revenus de la publicité et des commissions sur les ventes, lorsqu'ils proposent des liens vers les sites de téléchargement payant.
Pour vous, le résultat, c'est l'accès à une vaste discothèque interactive et gratuite, assortie d'outils de recherche efficaces, de systèmes de recommandations musicales, d'enregistrement de listes de lecture. Bref, vous étiez
internaute. Désormais, grâce au Web, vous devenez audionaute !
Faut-il mettre nos CD au placard ?
Oui, Internet est devenu un immense juke-box gratuit. De nouveaux sites d'écoute en ligne naissent régulièrement, les catalogues s'étoffent et les maisons de disques se plient à cette nouvelle manière de consommer la musique. Pour
preuve, les stars du circuit « traditionnel », comme Lily Allen ou Arctic Monkeys, ont été dénichées par les internautes eux-mêmes sur des sites d'écoute en direct.
Alors faut-il oublier nos CD, nos fichiers musicaux achetés sur iTunes Store ou autre plate-forme légale de vente ? Faut-il relier le PC à la chaîne hi-fi et faire des sites de
streaming
la source
musicale numéro un du foyer ? Pas encore. Pour une écoute au casque ou avec des enceintes, ces sites suffisent. Pour la découverte de nouveaux artistes, ou la constitution de listes d'écoute diversifiées, ces sites sont sans concurrence.
Mais ils souffrent d'un défaut majeur : la qualité audio de la musique diffusée n'est jamais garantie. Sur certains sites, un titre peut être joué à 96 kbit/s et un autre à 128 kbit/s, mais jamais avec une qualité équivalente à celle
d'un CD-Audio.

Alors, c'est légal ?
Le piratage de la musique est une affaire d'Etat. Les ayants droit, les maisons de disques, les plates-formes de téléchargement légal, le Gouvernement, bref, tout le monde est d'accord : le piratage musical effectué avec les
logiciels de partage de fichiers, tels que eMule ou BitTorrent, est fortement dommageable aux artistes et à l'industrie musicale.
Aux yeux de la loi, télécharger un contenu piraté, une musique que l'on n'a jamais achetée, c'est comme voler un CD-Audio à l'étalage. Mais attention, ce discours ne doit pas vous effrayer : visiter et expérimenter les sites
cités dans ce dossier est bien légal ! Ils se contentent en effet de vous envoyer la musique pour l'écoute en direct, sans que vous puissiez télécharger définitivement le fichier. Aux éditeurs de ces sites de vérifier la légalité des contenus
qu'ils rendent disponibles. Ils prévoient une procédure qui permet aux ayants droit de faire cesser la disponibilité d'un titre litigieux.
Parfois? tout de même, la situation est plus trouble : Seeqpod, par exemple, n'héberge aucune musique. Il se contente de recenser les fichiers musicaux disponibles sur le Web. Il joue simplement le rôle de moteur de recherche
intelligent, avec un lecteur audio intégré, capable de lire directement depuis le site, les fichiers musicaux répertoriés un peu partout sur le Web mondial. S'il est difficile d'assurer que tous les fichiers disponibles le sont bien de manière
parfaitement légale, le délinquant éventuel est le webmaster insouciant qui aurait mis à disposition un fichier dont il ne possède pas les droits de diffusion. Il n'est nul besoin de savoir si une radio FM s'est acquittée de ses droits de diffusion
pour en être auditeur. De même, l'internaute écoute toujours la musique en direct de manière légale.
