Musique gratuite sur Internet : choisissez, écoutez sans rien installer
La musique est en pleine révolution, et le Net s'en est emparé. Découvrez le plus grand juke-box du monde et profitez-en !
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Les internautes et les audionautes
Faut-il mettre nos CD au placard ?
Oui, Internet est devenu un immense juke-box gratuit. De nouveaux sites d'écoute en ligne naissent régulièrement, les catalogues s'étoffent et les maisons de disques se plient à cette nouvelle manière de consommer la musique. Pour preuve, les stars du circuit “ traditionnel ”, comme Lily Allen ou Arctic Monkeys, ont été dénichées par les internautes eux-mêmes sur des sites d'écoute en direct.
Alors faut-il oublier nos CD, nos fichiers musicaux achetés sur iTunes Store ou autre plate-forme légale de vente ? Faut-il relier le PC à la chaîne hi-fi et faire des sites de streaming la source musicale numéro un du foyer ? Pas encore. Pour une écoute au casque ou avec des enceintes, ces sites suffisent. Pour la découverte de nouveaux artistes, ou la constitution de listes d'écoute diversifiées, ces sites sont sans concurrence. Mais ils souffrent d'un défaut majeur : la qualité audio de la musique diffusée n'est jamais garantie. Sur certains sites, un titre peut être joué à 96 kbit/s et un autre à 128 kbit/s, mais jamais avec une qualité équivalente à celle d'un CD-Audio.
Alors, c'est légal ?
Le piratage de la musique est une affaire d'Etat. Les ayants droit, les maisons de disques, les plates-formes de téléchargement légal, le Gouvernement, bref, tout le monde est d'accord : le piratage musical effectué avec les logiciels de partage de fichiers, tels que eMule ou BitTorrent, est fortement dommageable aux artistes et à l'industrie musicale.
Aux yeux de la loi, télécharger un contenu piraté, une musique que l'on n'a jamais achetée, c'est comme voler un CD-Audio à l'étalage. Mais attention, ce discours ne doit pas vous effrayer : visiter et expérimenter les sites cités dans ce dossier est bien légal ! Ils se contentent en effet de vous envoyer la musique pour l'écoute en direct, sans que vous puissiez télécharger définitivement le fichier. Aux éditeurs de ces sites de vérifier la légalité des contenus qu'ils rendent disponibles. Ils prévoient une procédure qui permet aux ayants droit de faire cesser la disponibilité d'un titre litigieux.
Parfois? tout de même, la situation est plus trouble : Seeqpod, par exemple, n'héberge aucune musique. Il se contente de recenser les fichiers musicaux disponibles sur le Web. Il joue simplement le rôle de moteur de recherche intelligent, avec un lecteur audio intégré, capable de lire directement depuis le site, les fichiers musicaux répertoriés un peu partout sur le Web mondial. S'il est difficile d'assurer que tous les fichiers disponibles le sont bien de manière parfaitement légale, le délinquant éventuel est le webmaster insouciant qui aurait mis à disposition un fichier dont il ne possède pas les droits de diffusion. Il n'est nul besoin de savoir si une radio FM s'est acquittée de ses droits de diffusion pour en être auditeur. De même, l'internaute écoute toujours la musique en direct de manière légale.
Et le classique ?
Le streaming reste pour l'instant l'apanage des technophiles. La simplicité d'usage de certains sites ou l'intégration de ces services dans les portails des FAI sont des indices fiables sur la progression de cette technique de diffusion et d'écoute. Mais aujourd'hui, le public utilisateur est technophile, jeune et branché qui écoute les tubes du moment.
La musique classique fait donc office de parent pauvre, les “ genres ” proposés oscillant entre R&B, electro, Heavy Metal, pop, variété… Mais pour dénicher La Nuit transfigurée d'Arnold Schönberg, il faudra attendre un peu que les catalogues s'étoffent. Quoique… les résultats surprennent parfois sur Seeqpod…
Airtist : La musique illimitée à télécharger… sans box
Alors que de nombreux sites ont opté pour le streaming, Airtist propose de la musique en téléchargement gratuit au format MP3. Mais cette gratuité ne concerne qu'une partie du catalogue, soit un millier d'artistes environ au total. On reconnait les titres gratuits grâce au petit cœur vert apposé à côté, les autres titres étant vendus à partir de 0,20 euro le morceau.
Avant de pouvoir télécharger, il faudra supporter un spot de publicité de trente secondes affiché plein écran (la diffusion s'arrête lorsque le curseur de la souris n'est plus détecté). Si l'idée est plutôt bonne, le catalogue est trop restreint pour l'instant, il faut donc être perspicace pour accéder à des artistes connus, et dégoter ceux qui proposent leurs titres gratuitement.
L'avis de la rédaction
On aime
La possibilité de télécharger gratuitement et définitivement.
On n'aime pas
La pauvreté du catalogue, les publicités imposées avant chaque téléchargement, qui deviennent vite pesantes.
Mention Assez bien


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