Pinaillage et fond des choses
par Running5fr, le 12/02/2008 21:13:21
Corrections d'orthographe et chasse aux sorcières (UMP, Royal...) sont de bons moyen, d'éviter le sujet.
La notation par les élèves me parait justifiée, malgré le rejet de beaucoup de professeurs.
J'ai été élève et pour 80% des profs que j'ai eu, la notation que je leur mettrait aujourd'hui ne serait pas très différente de celle que je leur aurait mis à l'époque.
Personne n'a dit que la notation des élève devait constituer l'intégralité de la notation du prof.
D'ailleurs, en tant que fils de prof (et donc ami de beaucoup de profs car le milieu se reproduit entre pairs ;-), je suis prêt à la mettre en balance avec celle des proviseurs qui notent à la tête ou des inspecteurs qui débarquent une journée dans une classe et tirent des avis sans connaitre les élèves, eux-même brieffés auparavant par le prof ("soyez sages demain !").
Il me parait en tous cas indispensable que la notation par les élèves soit prise en compte.
Dans les écoles de commerce, c'est déjà très bien fait (je n'ai pas dit parfait) : les critères sont très factuels et très objectifs et les questionnaires ne laissent pas place aux "déviances" subjetives de certains élèves mal intentionnés. Les profs sont évalués trimestriellement et la note des élève est une composante de la note globale du prof. Chaque prof est sanctionné si après plusieurs semestres les problèmes persistent sans voie d'amélioration.
On peut très bien imaginer cela à l'Education nationale, en définissant des critères d'évaluation évidemment variables selon le niveau, et où la note des élève aurait un coefficient croissant dans la note globale du prof au fur et à mesure que les élèves seraient plus mûrs.
L'argument de la complexité ne tient pas :
- contrairement à ce que certains pensent, même la notation d'un conducteur de bus est qq chose de plus complexe qu'il n'y parait, comme par exemple parce qu'on définit difficilement les critères (dans amabilité, respect des horaires, douceur de la conduite, respect du code la route etc., comment intégrer les conditions routières ou l'agressivité des passagers ?) et la notation qui va avec.
- Et pourtant ils sont notés, comme il existe des notations pour des métiers de cadres encore plus difficiles à noter
- rien n'empêche de commencer et d'améliorer le système progressivement. Si on ne commence pas, au moins on est sûr de ne pas y arriver.
Enfin, l'éducation est un service (public) qui a un coût pour la Nation (son premier budget de loin) et qui a un devoir de résultat, comme tout service. Ce n'est pas parce que les payeurs ne sont pas (directement) les jouisseurs qu'il échappe à la règle de base : sa valeur (humaine, financière, sociale etc.) pour la société est elle en rapport avec son coût (humain+financier+social etc.) ?
