











Annoncé pour 2007, le déploiement du dossier médical personnalisé (DMP) s'inscrit désormais dans une “ perspective de longue durée ”… dixit Roselyne Bachelot et Eric Woerth, respectivement ministre de la Santé et du Budget. L'idée était simple : attribuer à chaque Français un dossier informatisé reprenant tout son passé et son actualité médicale. Mais la mise en œuvre du DMP s'avère beaucoup plus complexe que prévu.
Au début de l'année, la Cnil faisait une sortie remarquée pour dénoncer “ les failles de sécurité ” du dispositif alors en phase de test. Les contrôles réalisés révélant de graves lacunes en matière d'authentification ou de chiffrement de base de données. A l'automne, c'était au tour de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) de porter l'estocade dans un rapport d'étape assassin. “ Le projet DMP s'est vu attribuer dès l'origine une série d'objectifs à l'évidence hors d'atteinte, mais constamment affichés par les ministres successifs ”, au premier rang des quels on trouve “ un calendrier manifestement irréaliste ”, explique l'Igas dans ce document remis au gouvernement le 30 octobre 2007. Ajoutant que l'organisme chargé du pilotage du projet disposait pour le mener de “ moyens réduits à l'excès ”.
Depuis, et au vu de ces conclusions encourageantes, le gouvernement a décidé de se donner “ le temps nécessaire ”.
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