« Il manquait Microsoft et iTunes autour de la table »
Jonathan Benassaya, le PDG du site d'écoute de musique gratuite en ligne Deezer regrette l'absence autour de la table des négociations « de Microsoft pour ses DRM Windows Media et de iTunes pour son format propriétaire» . Mais il estime que cet accord tripartite est une aubaine. « Les internautes vont se tourner vers des services alternatif de musique» . Comme Deezer…
« La répression relève d'un combat d'arrière-garde »
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Le député PS Patrick Bloche s'inquiète des conclusions du rapport Olivennes. « Comme on le pressentait, la riposte graduée, pourtant censurée dans sa forme initiale par le Conseil constitutionnel, fait son retour» . Il regrette qu'il n'y ait « aucune proposition concrète sur la baisse des prix» ni « aucune avancée sur l'accès aux catalogues» . Le député PS est un fervent partisan d'une licence globale qui rémunérerait les artistes dont les uvres sont téléchargées sur les réseaux peer to peer.
Dissensions au sein de l'UMP
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Emmanuel Hamelin, ancien député responsable de l'audiovisuel au sein de l'UMP, se félicite de cet accord, grâce auquel « le piratage sera combattu efficacement dans notre pays, alors même qu'il fait des ravages dans tout le monde de la création depuis des années» . Les députés UMP Marc Le Fur et Alain Suguenot « déplorent et condamnent» dans un communiqué commun une proposition qu'ils jugent « d'un autre âge» . Ils estiment que la création d'une autorité publique capable de sanctionner les pirates « revient à créer une véritable juridiction d'exception pour les téléchargeurs et va à l'encontre du principe d'égalité devant la Loi» .
« Big Brother ne sauvera pas la culture »
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Opposé de la loi DAVDSI au profit de la légalisation du peer to peer via une licence globale, le député PS Christian Paul garde le même cap. Il estime « que la cohabitation de ces échanges [peer-to-peer, NDLR] et d'une économie numérique de la culture est possible» . La création de l'autorité administrative et de son pouvoir de sanction en dehors « de tout crime ou procédure judiciaire» est très inquiétante. Le député les compare à « des écoutes électroniques» .
« Une approche réaliste, équilibrée »
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De tout temps défenseurs d'une riposte graduée, les producteurs indépendants de la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France) sont satisfaits. Ils soulignent dans un communiqué l'importance du maintien du calendrier pour que ces nouvelles dispositions légales et réglementaires soient respectées. « Il en va de la crédibilité de ces mesures face au sentiment d'impunité qui continue de prévaloir chez une majorité d'internautes» .
Le SNEP et la SCPP « très satisfaits »
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Favorables à la répression, au filtrage de la part des FAI, le SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) et la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques) approuvent dans un communiqué commun « la publication mensuelle des actions de l'autorité administrative de manière à mesurer l'efficacité des mesures prises. Ils se disent aussi « très satisfaits de l'engagement pris par les FAI de développer des expérimentations de filtrage» .
« Une surenchère répressive »
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L'UFC-Que-Choisir dénonce qu'« une fois encore la question cruciale et prioritaire de l'amélioration de l'offre en ligne a servi d'alibi à une initiative quasi exclusivement consacrée à la mise en uvre de mesures répressives à l'encontre des internautes» . L'association de consommateurs parle « du manque de lucidité du ministère de la Culture» défenseur infatigable « d'une industrie trop concentrée et peu innovante» .
La Sacem salue le travail de Denis Olivennes
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Farouche défenseur des droits d'auteurs, la Sacem rappelle qu'« il importera de vérifier à intervalles réguliers l'entrée en vigueur, et d'évaluer l'effet réel de ces mesures sur le développement du marché légal, ainsi que leur impact sur la piraterie» . De manière à « en tirer toutes les conséquences voulues» .
L'Adami déplore « l'absence des consommateurs »
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L'organisme chargé de gérer les droits des artistes accueille froidement l'accord tripartite. Elle se réjouit de la publication mensuelle sur les téléchargements illicites, surtout de manière à évaluer l'impact du dispositif antipiratage, et le cas échéant « prendre d'autres mesures pour rémunérer les artistes» . Cependant, l'Adami déplore « que les consommateurs et le public n'aient pas fait partie des négociateurs de cet accord» .
« La plus grande initiative pour lutter contre la piraterie »
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Pour John Kennedy le président de l'Ifpi (qui représente les maisons de disques), « c'est la plus importante initiative qui ait jamais été menée si loin pour gagner la guerre contre le piratage en ligne. Le président Sarkozy a montré ses qualités de dirigeant et de visionnaire. (…) Les vainqueurs seront la musique française, les employés français et les fans de musique française» .
« Un retour à la croissance de l'industrie musicale »
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Pour l'Union des producteurs phonographiques français indépendants (Upfi), les mesures préconisées s'inscrivent « dans le cadre du plan de sauvetage de l'industrie musicale voulu par le Président de la République» . Elles devraient lui permettre « d'envisager les prémices d'un retour à la croissance sur le moyen terme en permettant de créer un environnement favorable à la création musicale française et au développement de toutes les formes de distribution de musique en ligne, attendues par les consommateurs» .
« Un rapport dépassé depuis 10 ans »
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Opposé à la répression et favorable à une licence globale, Aziz Ridouan (Les Audionautes) regrette de ne pas avoir été invité à participer aux débats de la commission. Pour l'association, les solutions prônées par Denis Olivennes sont dépassées de 10 ans. « Il serait étonnant que, d'un côté, les ayants droit proposent d'empêcher les téléchargements, et que de l'autre, ils continuent de toucher la redevance copie privée sur les millions de baladeurs MP3, disques durs et autres qui sont vendus chaque année» .