











Depuis plusieurs années, la Grande-Bretagne est le terrain d'expérimentation privilégié des nouveaux marchands de vote. Des sociétés qui font la promotion du vote électronique (machines à voter), du vote en ligne par Internet, ou du vote sur téléphone mobile. Mais pour la Commission électorale britannique, il est temps d'arrêter les expériences pilotes et de passer à autre chose. Publiée le 2 août, cette recommandation fait suite aux élections locales britanniques du mois de mai dernier.
Consciente des doutes inhérents à l'utilisation de ces technologies (confidentialité du vote, accessibilité, fiabilité…), la Commission appelle le Cabinet du Premier ministre britannique, Gordon Brown, dans le cadre d'un projet de modernisation du processus électoral, à adopter une position claire sur l'avenir du vote électronique et de ses dérivés outre-Manche.
Selon la Commission, rien ne pourra se faire de toute façon sans un renforcement de la sécurité informatique autour des technologies de vote, pas toujours très éprouvées. “ Nous avons déjà beaucoup appris des expériences pilotes de ces dernières années, a expliqué le responsable de la Commission Peter Wardle, dans un communiqué. Mais nous ne voyons pas l'intérêt de continuer, en l'absence d'une forte ligne directrice, avec des tests réalisés à petite échelle et souvent insuffisamment préparés. ”
En mai dernier, des expériences pilotes de vote électronique menées à Breckland, Stratford-on-Avon et Warwick avaient rencontré des difficultés techniques telles que les organisateurs avaient fini par abandonner la partie et étaient retournés au recomptage manuel. En France, à l'occasion des récentes élections présidentielles et législatives, plusieurs communes étaient également revenues sur leur décision d'utiliser le vote électronique en lieu et place du traditionnel vote papier.
















