la peur ?
par bein tiens, le 26/07/2007 10:35:19
Monsieur Philippe Crouzillacq, je ne vous connais pas.
mais je peux moi aussi affirmer du haut de ma tout puissante connaissance que votre article est inintéressant puisqu'il parle de choses sans intérêt.
Alors à quoi bon l'écrire me direz vous ? Par peur.
Les journalistes ont peur, et leur intégrité, la sacro sainte intégrité des journalistes, se fend sous la pression du web.
Les infos leur échappent, ils ne peuvent être aussi réactif qu'une blogosphère, ni qu'une twittosphère toute entière. Ils ne peuvent plus être le seul canal d'information et s'arranger dans la profession. Ils ne peuvent plus désinformer ni conserver leur pouvoir d'influence. Enfin, leur boulot risque de disparaître.
Alors, ils parlent de ce sujet inintéressant pour en briser l'image et l'impact, dans un espèce de débattement pathétique. Quel long article pour une chose qui n'en vaut pas la peine, non ?
Monsieur Philippe Crouzillacq, vous être réfractaire à ces nouvelles technologies et je vous comprends. Car vous avez bien compris l'enjeu. A tel point d'ailleurs qu'il vous a poussé à rédiger ces mots, ou l'on vous sent pris à la gorge.
Comme à chaque génération, la suivante a ses marottes, ses modes, ses codes. Et comme toujours, les plus anciens autant que ceux dont l'intérêt personnel était touché, ont tenté de réduire à néant ou de tourner ces évolutions en ridicule.
A votre époque peut être, Monsieur Philippe Crouzillacq, vos parents critiquaient le rockn'roll, les yéyé, la télé couleur ou la climatisation dans les voitures. Et vous leur disiez, à fond dans le move, qu'ils ne comprenaient rien.
Si une produit fonctionne, c'est qu'il trouve un écho positif dans la ou les générations qui l'exploitent. Je n'ai jamais vu de produit ou de service nul qui ait tellement d'impact et qui fonctionne si bien que les technologies abordées dans votre sujet.
Que vous ne compreniez pas c'est un fait, que vous en ayez peur en est un autre, mais que votre intégrité de journaliste soit ainsi sacrifiée est décevant.
Adaptez vous, sans quoi la frustration vous guette !
