Pour prendre une autre comparaison vous voudrez bien m'expliquer la différence qu'il y a entre un billet de concert et un tableau acheté a un artiste puis revendu quelques années plus tard par l'acheteur avec un facteur multiplicatif de 10 ou de 100 parce que là aussi, si je suis votre raisonnement, l'artiste se fait voler
Un tableau est une oeuvre intemporelle dont l'usage (le plaisir des yeux de certains amateurs) n'a pas de limites.
Un billet de concert n'est qu'un sésame pour assister à une manifestation unique. C'est donc un bien très vite périssable dont la valeur, après le concert, ne dépasse pas celle du papier (sauf dans quelques rares cas de concerts d'exceptions après lesquels les collectionneurs vont s'arracher les billets à prix d'or pour prétendre y avoir participé).
La différence entre un tableau et une place pour un concert est donc énorme et la comparaison difficilement soutenable.
Un exemple concret tout bete : prenez votre billet de train au dernier moment et vous le paierez au tarif le plus élevé possible simplement parce que le nombre de place disponible est plus faible
Le principe est presque vrai, sauf qu'il tu l'expliques à l'envers. Un billet acheté à la dernière minute n'est pas plus cher, il est au prix normal du billet. C'est le billet acheté en avance qui est moins cher.
De plus, ça n'est pas toujours vérifiable car parfois, si peu de places ont été vendues, on peut proposer les billets moins cher que leur tarif normal pour inciter les gens à voyager en train ou partir en week-end.
Là encore, l'exemple ne correspond pas au cas de figure des concerts.
Le problème des places de concert vient des réseaux qui achètent beaucoup de places pour les revendre et faire du profit.
C'est un peu comme si quelqu'un achetait tout le stock du dernier Harry Potter (je prends cet exemple car à chaque sortie,de nombreux fans l'attendent avec impatience et font la queue dans les librairies) pour le revendre à son propre tarif (supérieur à celui indiqué par l'éditeur sur la couverture) : ce n'est pas légal, ce n'est qu'une arnaque.
Si la raréfaction crée la valeur (c'est vrai pour un manuscrit anoté de l'auteur dont on ne trouve qu'un seul exemplaire), elle ne doit pas être provoquée. En bourse (pour finir sur ton exemple), cela s'appelle un déli d'initié et en général si, ça fait du bruit et on en parle.