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AMD choisit HP et Lenovo comme champions pour sa nouvelle génération de processeurs

AMD innove. L’ex-fondeur de Sunnyvale se sert des deux plus grosses marques de PC pour promouvoir sa nouvelle et septième génération de puces APU.

Une nouvelle fournée de processeurs AMD arrivent ! Nom de code : Bristol Ridge. Derrière cette nomenclature se cachent sept puces de type APU de 7éme génération (et un processeur plus « classique ») pour PC de bureau. Certains y verront une réponse au lancement récents des processeurs Core de septième génération d’Intel, les Kaby Lake. Mais, contrairement, aux prochains Core i3, i5 et i7, les puces AMD annoncées aujourd’hui ne se destinent pour le moment qu’au marché des PC assemblés en usine, et plus particulièrement à ceux des marques HP et Lenovo.

AMD fait donc le choix de s’appuyer sur les deux plus gros constructeurs de PC au monde pour promouvoir ses nouveaux nés. Que les amateurs de PC faits maison ne s’étonnent pas de ne pas trouver trace des nouveaux A6, 18, 10 et A12 sous forme de pièces détachées dans leurs magasins préférés, ils n’y seront pas !

AMD Bristol Ridge APU 7th generation
AMD

Pour rappel, une APU d’AMD est une puce qui intègre sur son circuit tant des cœurs de calcul classiques qu’une partie graphique de type Radeon. Bien entendu, pas question d’avoir un processeur avec quatre gros cœurs gonflés aux gigahertz et la puissance de calcul d’une Radeon RX 480 rassemblés au sein d’un même emballage. Ici, il est plutôt question de pouvoir utiliser les ressources graphiques pour jouer à certains jeux, de façon correcte. Plus qu’avec celles du concurrent Intel, selon AMD.

Cette septième génération de puces amène son lot d’évolutions graphiques, aux dires d’AMD. Et, surtout, prépare le terrain pour les déclinaisons suivantes, à commencer par les processeurs au nom de code Summit Ridge dont l’arrivée est prévue pour bientôt.

AMD Bristol Ridge : de petits changements sur l’architecture de calcul…

Plutôt que de détailler les capacités de chacune des puces, voici le tableau récapitulatif fourni par AMD pour les sept puces APU A et le seul processeur Athlon.

AMD Bristol Ridge 7th Generation APU
AMD

On note que la grande majorité des processeurs sont équipés de 4 cœurs de génération « Excavator », une architecture quasi analogue à celle de la génération de puce précédente (Carruzo). Cependant, les fréquences de fonctionnement sont (un peu) plus hautes, comprises entre 3 et 3,8 GHz de base. Selon AMD, les performances pourraient dépasser celles de la précédente génération jusqu’à 17%. Voire être plus puissante que certaines références Intel actuelles.

Intel qui, d’ailleurs, adore communiquer sur les fréquences maximum atteignables par ses créations grâce au « Turbo Boost ». Pour faire jeu égal avec son rival, AMD n’omet pas de rappeler qu’une fonction « Boost » est aussi présente dans ses nouvelles créations x86. Ainsi, il est possible – dans certains scénarios d’utilisation- d’avoir un gain de puissance au sein de la puce (hibernation partielle ou totale des cœurs non utilisés). Le plus haut de gamme des A12 (le 9800) turbinerait à 4,2 GHz dans ces conditions.

…et de bonnes évolutions graphiques !

Sur la partie graphique, on observe que ce sont des Radeon R5 ou R7, compatibles DirectX 12 qui sont à l’œuvre et que les unités de calcul (GPU UCs) varient entre 4 et 8. Les fréquences sont, également, plus ou moins hautes selon les puces. Et, là encore, les gains de performances sont annoncés à la hausse : jusqu’à 27% de mieux par rapport aux précédents APU et jusqu’à 199% lorsqu’on compare les prestations d’un A12-9800 et d’un Intel Core i5-6500, consommant sur le papier la même énergie.

AMD Bristol Ridge 7th generation APU
AMD

Sans doute le passage à la DDR4 sur la nouvelle plateforme AMD profite largement à la partie graphique, bénéficiant de plus gros tuyaux pour faire transiter les informations de ce type.

On notera qu’AMD -tout comme Intel lors de l’annonce des Kaby Lake- n’omet pas de faire un zoom sur la prise en charge des fichiers 4K VP9 (de YouTube par exemple) et h.265/HEVC (celui des Blu-Ray UHD) par ces nouvelles APU, et par voie de conséquence, la norme HDMI 2.0.

Enfin, sur la partie consommation, on voit que les enveloppes thermiques (TDP) des processeurs annoncées par AMD sont comprises entre 35 et 65 watts. L’ex-fondeur annonce par ailleurs que les performances globales des puces consommant 65 watts aujourd’hui seraient les mêmes que celles des modèles engloutissant 95 watts hier. Tout cela sera à vérifier lors de prochains tests de machines HP et AMD !

Le nouveau socket AM4 et ses chipsets

Tous ces processeurs utilisent un seul et même socket, l’AM4. C’est dorénavant le standard d’AMD, celui sur lequel tant les APU que les classiques CPU annoncés viennent se loger. Et ce qu’ils soient d’entrée, milieu ou haut de gamme.

AMD Bristol Ridge 7th generation APU
AMD

A la différence d’Intel, qui a tendance à multiplier et changer de socket entre chaque génération de puces, AMD souhaite ici jouer la carte de longévité. Ainsi, la finesse de gravure (ici de 28 nm contre 14 nm actuellement pour Intel) et les architectures des puces AMD évolueront, mais l’AM4 –lui- ne devrait pas bouger d’un iota.

Ainsi, les processeurs prennent tous en charge la DDR4 comme nous le mentionnions plus haut, mais aussi une ligne PCI-Express 3.0 (8x). On note aussi l’apparition du support natif de l’USB 3.1 de génération 2 ou encore de lignes dédiées au NVMe ou au PCIe, pour le stockage sur SSD petit format par exemple.

AMD Bristol Ridge 7th generation APU
AMD

La variable d’ajustement reste bien sûr le chipset, le composant gérant une bonne partie des informations intra et extra machina. C’est en effet lui qui seconde le processeur et les nouvelles moutures portent les noms techniques de AMD X/B/A300 pour les machines de petites tailles, d’AMD A320 pour les PC de bureautique et AMD B350, pour les PC plus axés multimédia et casual gaming. Tous trois sont annoncés comme bien moins énergivores que leurs prédécesseurs et les données avancées par AMD sont alléchantes : l’AMD 970 (AM3+) consomme 19,6 watts alors que le B350 (AM4) n’aurait besoin que de 5,8 watts.

AMD conclut en précisant qu’un chipset pour les power users devrait être lui, annoncé plus tard, sans doute pour seconder les prochains processeurs plus musclés d’AMD (avec de nouveaux coeurs, les “Zen”), mais restant –bien sûr- compatible avec les APU lancées aujourd’hui.

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Aymeric SIMÉON