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Pour transférer vos vidéos

Le rapatriement sur le micro de vos vidéos nécessite un système d’acquisition, qui peut avoir la forme d’une carte ou d’un boîtier. Explications et guide d’achat.

A fin d’assembler vos vidéos, de les retoucher ou encore d’ajouter des effets spéciaux et des enrichissements sonores, vous devez les transférer sur votre disque dur. Pour cela, il faut relier physiquement le micro au
matériel vidéo (caméscope ou magnétoscope). La présence d’un connecteur spécifique ?” entrée vidéo analogique ou interface FireWire ?” est indispensable. Votre micro peut en être pourvu d’origine. Sinon, il vous faut
acquérir un système d’acquisition.

Analogique ou numérique ?

Dans le cas d’un matériel vidéo classique, qui stocke le signal vidéo sur une cassette VHS, Hi-8 ou VHS-C, une solution analogique convient. La carte ou le boîtier d’interface assure alors la conversion du signal
analogique en données numériques. La connexion physique entre les matériels s’effectue par l’intermédiaire de câbles à brancher sur des prises S-Video (pour l’image) et RCA (pour l’image composite et le son).Si vous possédez un matériel vidéo numérique (caméscope DV), une interface FireWire suffit, le signal vidéo n’ayant pas besoin d’être converti (vu sa nature numérique). Les Macintosh récents et certains PC (à partir
d’un certain prix) sont équipés d’une telle interface. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter une carte pour pouvoir transférer les vidéos. Pour les micros qui en sont dépourvus, vous pouvez acquérir soit une simple carte
d’interface FireWire, soit une carte DV plus sophistiquée. Pour ceux qui veulent pouvoir brancher à la fois un caméscope (ou un magnétoscope) traditionnel et un caméscope numérique, il existe aussi des systèmes d’acquisition
mixtes.

Attention aux interfaces

Pour effectuer les transferts dans l’autre sens (du micro vers le matériel vidéo), il faut aussi disposer de connecteurs adéquats, distincts de ceux utilisés pour la numérisation. Si vous avez opté pour le tout numérique, la
seule interface FireWire suffit puisqu’elle fonctionne dans les deux sens. C’est du côté du caméscope numérique qu’il faudra vérifier la présence de la fonction Entrée DV. En analogique, la carte ou le boîtier
d’acquisition doit disposer d’une interface de sortie S-Video ou composite pour l’image, ainsi que de prises RCA pour le son. Cela est valable aussi bien pour les cartes analogiques que pour les cartes mixtes pourvues
d’entrées numériques et analogiques.Bien entendu, si vous prévoyez de diffuser vos vidéos uniquement sur CD-Rom ou via Internet (par e-mail ou sur un site Web personnel), l’absence d’interfaces de sortie analogiques sur une carte ou un boîtier n’est
pas du tout pénalisante. Attention, certaines cartes d’acquisition sont dépourvues d’interfaces d’entrée et/ou de sortie pour le son, ce qui oblige de passer par la carte son du PC pour gérer l’audio. Outre que la qualité
peut être moindre, cela risque d’entraîner des phénomènes de désynchronisation.

Carte interne ou boîtier externe ?

Selon votre budget et les possibilités d’extension de votre micro (emplacements et connecteurs libres), vous pouvez opter pour une carte ou un boîtier. Les cartes d’acquisition analogiques au format PCI nécessitent un
emplacement disponible à ce format et imposent l’ouverture du micro pour l’installation. Elles sont nettement plus performantes que les boîtiers externes (qui se branchent sur le port USB) et gèrent généralement des définitions plus
élevées pour la numérisation des vidéos (720 x 576 pixels au lieu de 352 x 288 pour les boîtiers d’entrée de gamme). Les boîtiers USB devront donc être réservés à ceux qui envisagent de numériser leurs vidéos uniquement pour une utilisation
sur Internet. Ils présentent cependant certains avantages : l’installation est beaucoup plus simple et le boîtier peut être utilisé sur un portable ou facilement débranché pour être installé sur un autre micro.Il existe également des cartes graphiques pourvues de la fonction d’acquisition, qui se branchent dans le connecteur AGP du PC. Une solution intéressante pour remplacer votre carte graphique d’origine si elle n’est
plus vraiment dans le coup. Certaines de ses cartes multifonctions comportent en plus une carte tuner TV pour le décodage des signaux de télévision.

Quelles possibilités de compression ?

Pour les solutions analogiques, les boîtiers ou les cartes peuvent ou non être équipés d’un processeur spécialisé, qui assure la compression des vidéos numériques en même temps que l’acquisition (on parle de compression
matérielle). C’est un plus non négligeable, car cela permet de soulager le processeur du PC et d’accélérer l’acquisition et la création de vidéos numériques aux formats Mpeg et Mpeg-2. Cette caractéristique sera particulièrement
utile si votre PC est un peu ancien.

Quels sont les logiciels fournis ?

En règle générale, les systèmes d’acquisition vidéo sont livrés avec les logiciels nécessaires pour piloter les transferts et la numérisation. Presque tous sont aussi associés à un logiciel de montage vidéo ?” soit un
produit maison, soit une version allégée ou complète d’un logiciel du commerce.Certains boîtiers ou les cartes d’entrée de gamme ne sont livrés qu’avec un logiciel d’acquisition, ce qui impose l’achat d’un logiciel de montage pour assembler les séquences, insérer des transitions
ou appliquer des effets spéciaux.Les logiciels offrant la plus large palette de fonctions sont les versions complètes et les plus récentes des ténors du domaine : Adobe Premiere, MGI VideoWave, Ulead VideoStudio ou Pinnacle Studio. Si vous n’avez pas de
logiciel, ou une version trop limitée, vous pouvez toujours vous procurer un logiciel gratuit à télécharger sur Internet, tels que MovieXone, édité par AIST (www.aist.com).Quel que soit le logiciel de montage, il importe surtout qu’il offre un grand nombre de formats de fichier en sortie. En effet, si tous savent produire des vidéos aux formats Mpeg et AVI, ce n’est pas toujours le cas avec
les formats RealVideo et Windows Media Player, pourtant bien adaptés à une diffusion des vidéos numériques via Internet.

PAL, Secam et NTSC

La plupart des solutions d’acquisition analogiques et des cartes TV proposent le standard français Secam, mais certaines se limitent aux formats PAL et/ou NTSC. Aujourd’hui, le PAL est accepté par la grande majorité des
téléviseurs et matériels vidéo vendus en France… mais si le problème se pose, vérifiez que c’est bien le cas pour le vôtre. En revanche, c’est rarement le cas pour le NTSC.

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La rédaction