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Reflex, où comment Nvidia veut faire de vous le tireur le plus rapide du Web

À l’occasion de la présentation de cartes GeForce RTX 3000, Nvidia a dévoilé une drôle de technologie, baptisée Reflex. Elle est taillée pour ceux qui aspirent à devenir des tireurs d’élite dans les jeux de tir compétitifs et autres Battle Royale sans avoir à faire de concessions sur les graphismes.

Vous en avez assez de louper vos adversaires dans votre jeu compétitif favori alors qu’ils sont aussi imposants qu’un éléphant dans un corridor ? Nvidia a peut-être un petit quelque chose pour vous faciliter la vie : Nvidia Reflex.

Cette nouvelle technologie du concepteur de GPU doit vous permettre de jouer en haute définition, avec beaucoup de détails, tout en réduisant au maximum les temps de latence qui peuvent survenir dans ces conditions intenses de jeu.

En clair, Nvidia promet de vous offrir un maximum de répondant lorsque vous mettez tout à fond dans Valorant alors que vous auriez tendance, au contraire à baisser définition et détails au maximum pour privilégier la réactivité, comme le font beaucoup de joueurs pros.

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Pour parvenir à ces fins, Nvidia Reflex va actionner plusieurs leviers, matériels et logiciels, qui impliquent le GPU et la façon dont il communique avec les autres composants de l’ordinateur. Aucun logiciel tiers côté utilisateur n’est à installer.

Bonne nouvelle : Reflex est compatible avec des GPU aussi bien de classe GeForce GTX que RTX récents. Les puces de la famille GTX Série 10 sont aussi a priori compatibles.

Nvidia Reflex
Nvidia – Sur le graphique du haut, tous les éléments impliqués dans le transport des données lorsque vous faites l’action de tirer dans un jeu, avec beaucoup de détails. Au milieu, les réglages du jeu sont au plus bas. Et, enfin, le dernier graphique montre le bénéfice de Reflex qui sait allier les deux.

https://www.youtube.com/watch?v=cXg7GQogAE

La latence, c’est du sérieux

Nvidia a fait appel à une équipe de chercheurs pour plancher sur le sujet. Ils ont accouché d’un rapport qui a permis au concepteur de puces de mettre ses équipes au travail, tout en continuant à consulter les spécialistes pour avoir leurs avis sur les avancées et progrès. 

Au terme de plusieurs mois passés dans les labos, les ingénieurs de Nvidia ont réussi à mettre sur pied cette technologie. Présentée à certains studios, elle a été tout de suite adoptée. Ils ont compris qu’une pareille fonctionnalité ne pouvait qu’être bénéfique à tous les joueurs, mais plus surement les équipes e-Sport et les écuries semi-pros des jeux privilégiés dans la sphère compétitive.

Reflex se compose donc de deux éléments : le premier est logiciel et le second, matériel. Et la bonne nouvelle, c’est qu’ils sont complémentaires.

La partie logicielle de Reflex est un SDK, un élément de développement mis à disposition des créateurs. Libre à eux de l’implanter ou non dans leur jeu. Fortnite, Apex : Legend, Destiny 2 et Valorant l’embarquent déjà. Il suffit simplement que les développeurs poussent la mise à jour qui dévoilera les menus ad hoc des jeux. Parmi les autres jeux qui pourraient bientôt en bénéficier figureraient Call of Duty Warzone, Modern Warfare et le dernier opus, attendu dans quelques semaines, Cold War.

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Ce SDK fait d’abord en sorte que le processeur (CPU) du PC anticipe la génération des images et qu’il les soumette plus vite au GPU. Comme c’est le code du jeu en cours d’exécution qui le demande au processeur, cette requête est prioritaire sur celle(s) que pourrai(en)t émettre un petit logiciel lancé en même temps que le jeu. Voire même par le pilote graphique lui-même.

D’autre part, le SDK ne va pas mettre que le CPU à contribution. Il va ordonner au GPU de mobiliser ses transistors pour envoyer les images plus tôt (pas forcément plus rapidement) dans les tuyaux qui alimentent l’affichage. Ce morceau de code permettra de tirer la quintessence de Reflex mais n’est pas obligatoire pour correctement tirer parti des informations données par la partie matérielle, l’autre face de la pièce Reflex.

Un nouveau composant derrière certains écrans

Sur le versant matériel, Reflex se matérialise sous forme d’une carte, garnie de composants. Elle est intégrée au boîtier de l’écran et porte le nom de Reflex Latency Analyzer. Elle peut tout fait fonctionner de pair avec G-Sync. Les constructeurs Asus, Dell/Alienware, Acer et MSI ont d’ores et déjà annoncé qu’ils proposeraient des modèles équipés de cette carte Reflex dès cet automne.

Le rôle de cet élément ? Fournir les informations relatives à la latence de votre système. Pour que tout cela fonctionne, il faut brancher votre souris en USB et votre PC, en USB et via le câble vidéo.

Ensuite, dans GeForce Experience (la suite logicielle maison de Nvidia), vous activez le contrôleur de latence et vous déterminez la zone de l’écran où la prise de mesure doit être effectuée. Dès que vous agirez sur le clic de votre souris, le temps de latence sera mesuré et affiché à l’écran.

Généralement, sur un jeu de tir compétitif, on placera ce curseur de mesure à la pointe du canon de l’arme, là où – dès qu’un coup de feu est tiré, les pixels changent rapidement de couleurs.

À l’écran, là où vous l’aurez décidé ou dans une fenêtre dédiée, plusieurs données s’afficheront en temps réel, soit sous forme de nombres, soit sous forme de graphiques. Vous verrez ainsi si vous avez un élément de votre configuration qui est un peu plus lent que les autres ou, pire, si votre souris n’est pas tant « de compet’ » que vous le pensiez et vous mettre en quête d’un meilleur mulot.

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