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Les nouveaux visages des publicitaires

Publicis Network ou Tribal DDB réorganisent leurs équipes autour de nouveaux métiers, avec le développement des technologies innovantes en interne et en externe.

Difficile d’imaginer, il y a quelques années, qu’un groupe comme Publicis aurait fait appel aux services d’un docteur en ergonomie et en sciences cognitives. Pourtant, depuis peu, un tel profil a été recruté au sein du nouveau pôle ergonomie de Publicis Network. C’est ce spécialiste qui déterminera, entre autres, l’emplacement le mieux approprié pour ajouter un bouton sur un site web. Autour de lui interviennent des commerciaux, des chefs de projets mais aussi des architectes, des développeurs et des intégrateurs… sans compter les graphistes, les concepteurs et les directeurs de conception chargés de réaliser des architectures de contenu. “Ce dernier métier est apparu il y a peu avec les difficultés qu’avaient les clients à fournir un contenu directement exploitable”, précise Philippe Simonet, le président du directoire de Publicis Network.À la différence des équipes de créatifs limitées à deux personnes dans la publicité traditionnelle (directeur artistique et concepteur-rédacteur), les créations sur le net sont, la plupart du temps, confiées à une équipe mixte, comprenant à la fois des directeurs artistiques et des développeurs compétents dans toutes les technologies mises en ?”uvre. “Avec internet, une marque a un registre d’expression beaucoup plus vaste, souligne Philippe Simonet. La marque n’est plus seulement une image mais trouve une nouvelle fonctionnalité et c’est toute une équipe qui y contribue.” Chez Tribal DDB, le pôle création réunit quatre équipes constituées d’un concepteur-rédacteur, d’un web designer et d’un graphiste. Cette équipe collabore avec quatre autres pôles, dont un pôle consulting, dirigé par un transfuge d’Andersen Consulting (devenu Accenture), qui veille à la cohérence de la communication. Une équipe de développeurs et d’intégrateurs, des spécialistes du marketing et un pôle qui travaille sur l’efficacité des campagnes sur le web contribuent à assurer ces prestations interactives.Mais on dénombre bien d’autres nouvelles recrues dans les groupes publicitaires. On voit débarquer dans les agences (chez Publicis notamment), des net surfers ?” sans formation particulière mais très habiles ?” qui sont amenés a rechercher et à filtrer les informations qui circulent sur la toile à propos des marques pour alerter les fabricants en cas de rumeurs.“C’est, là aussi, un métier nouveau que nous avons lancé en mars dernier au sein de Net Intelligenz, précise Julien Braun. Mais cette start-up va déjà engranger 1,5 millions d’euros (10 millions de francs) de marge brute cette année. Tous les annonceurs qui affrontent des crises sont intéressés.”

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CP