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Les accès à hauts débits tardent à devenir opérationnel

Simples à mettre en ?”uvre et peu onéreuses lors du raccordement initial, les connexions RTC et Numéris ne sont pas rentables sur le long terme.

Aujourd’hui, six technologies majeures d’accès à Internet cohabitent : les connexions RTC, Numéris, les lignes spécialisées (plus connues sous le nom de LS), l’ADSL, le câble et le satellite. Mais pour certains types de connexion, comme le souligne Pol Watine, responsable de développement d’Easynet, “France Télécom restant l’intermédiaire obligé, les dysfonctionnements ne sont donc pas toujours du ressort du FAI, mais de l’opérateur “. Le choix de la technologie se révèle donc aussi important que celui du fournisseur. L’entreprise doit estimer ses besoins présents et futurs et vérifier si les offres de services du prestataire d’accès sont adaptées à la technologie de liaison qu’elle souhaite mettre en ?”uvre.
En effet, pour un accès simple, avec de la messagerie et de la consultation de pages web, un modem et une ligne téléphonique classique suffisent. La connexion s’effectue alors à une vitesse théorique de 56,6 kbit/s. Généralement, elle est moindre, de l’ordre de 40 kbit/s au maximum. L’avantage de cette solution est bien évidemment son faible coût pour la partie abonnement et raccordement. Les inconvénients sont, eux, plus nombreux. L’entreprise disposera soit d’une connexion sur un poste isolé, soit d’une liaison partagée sur le réseau local (avec un modem partagé). Dans ce dernier cas, il est pratiquement impossible de surfer à plusieurs simultanément.
Numéris, grâce à son débit à 128 kbit/s, est la solution la plus adaptée au partage de la connexion, tout en restant abordable. Malheureusement, l’entreprise doit partager les lignes du fournisseur avec d’autres clients. Avant de s’abonner, il est donc recommandé de s’intéresser au ratio nombre de modems/nombre de clients du FAI pour s’assurer d’une disponibilité correcte.

Lignes spécialisées et ADSL, des solutions moins onéreuses

“Le calcul du coût du raccordement à Internet doit intégrer les télécommunications “, explique Michel Sintomer, conseiller technique de Parabole. Aujourd’hui, tous les employés, y compris les itinérants, doivent avoir un accès. Cela implique de mettre en place d’autres architectures. La ligne spécialisée est sans aucun doute la première étape. Le coût de l’abonnement est certes plus cher que celui d’une liaison Numéris, mais la facturation est basée sur le débit (de 64 kbit/s à plus de 2 Mbit/s) et non plus sur le temps d’utilisation. Par exemple, pour 128 kbit/s, sur un lien propriétaire Colt, le coût est de 4 700 F ht (716 €). “Nous avons économisé 45 % sur la facture téléphonique “, remarque Michel Sintomer.
L’utilisation d’une ligne spécialisée, outre qu’elle permet de faire des économies sur les appels, s’accompagne de services associés garantis par contrat. Ainsi, une défaillance chez Colt est assurée d’être réparée en deux heures. Les autres technologies de connexion, c’est-à-dire ADSL, le câble et le satellite, connaissent des succès divers. Mais, ces hauts débits se démocratisent rapidement. Selon José Martinez, chef de projets chez Plein Ciel Diffusion, “faire le choix d’ADSL est un pari dangereux pour l’entreprise. En effet, les problèmes sont nombreux et les FAI n’ont aucun moyen pour intervenir “. France Télécom verrouille encore l’ensemble du marché ADSL, mais certains opérateurs, comme Easynet, commencent déjà à ma”triser les équipements distants (ils proposent, par exemple, du matériel Cisco) afin d’offrir plus de services. À terme, une connexion ADSL reviendra deux à trois fois moins cher que les liens Transfix.

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La rédaction