Passer au contenu

Free n’a pas pu installer des antennes Huawei… et crie à l’injustice

L’opérateur s’appuie traditionnellement sur l’équipement de Nokia. Mais il était prêt à utiliser le matériel du géant chinois.

Double surprise lors de la conférence de presse des résultats financiers de Free pour le premier semestre. Le directeur général d’Iliad Thomas Reynaud a déclaré avoir demandé l’autorisation d’installer des antennes mobiles Huawei. Et il a essuyé une fin de non recevoir de la part de l’ANSSI. Le fait que Free s’intéresse à Huawei est étonnant, sachant qu’il s’appuie traditionnellement uniquement sur l’Européen Nokia. Il s’est, de plus, souvent félicité ces derniers mois, de ne pas compter Huawei comme fournisseur vu la tourmente entourant l’équipementier.

Free crie à l’injustice

Mais le plus singulier, c’est que Free considère désormais le refus qui lui a été adressé comme une injustice. Car Bouygues Telecom et SFR, les deux seuls opérateurs mobiles qui se trouvaient jusque-là clients de Huawei en France, ont obtenu malgré tout des autorisations temporaires pour certaines de leurs antennes. Un minimum sachant que dans le cas inverse, ils auraient du démanteler tout leur réseau. Ils ne sont cependant pas tirés d’affaire, car ces feux verts ne seraient pas renouvelables. Bouygues Telecom s’apprête donc à devoir retirer 3000 antennes Huawei d’ici 2028. Les deux opérateurs se retrouvent ainsi plutôt fragilisés à la veille du lancement de la 5G.

Free persiste malgré  tout à trouver la situation inéquitable. « Nous regrettons cette différence de traitement. Cette rupture d’égalité pose problème. Nous devrions tous avoir la possibilité d’utiliser les mêmes fournisseurs », a déclaré Thomas Reynaud. Il n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait de demandes concernant la 5G ou la 4G et dans quelles zones. On pense notamment aux territoires ruraux où les antennes de Huawei sont particulièrement performantes en matière de couverture.

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


Amélie CHARNAY