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AFD Technologies investit dans les logiciels libres

Cette société de conseil et de services high-tech a réalisé 40 % de croissance l’année dernière. En 2002, elle prévoit d’embaucher près de cent cinquante managers et ingénieurs.

Grâce à des filiales en Espagne et en Grande-Bretagne, et des clients dans de nombreux pays ?” Thaïlande, Egypte, Kenya, etc. ?”, AFD Technologies, fondé en 1998, ouvre des possibilités de missions à l’étranger. La SSII vient aussi de créer un pôle “industrie”, et elle en constitue actuellement un autre de consultants spécialisés dans le logiciel libre. “Notre dynamisme repose sur notre développement international et la diversification de nos technologies et de notre clientèle, que nous n’hésitons pas à aller voir sur place”, précise son PDG, Francis Joyaud. Il peut se targuer, pour 2001, d’une croissance du chiffre d’affaires de 40 %. Et, malgré le ralentissement qui frappe le secteur, il prévoit, pour 2002, l’embauche de cent cinquante personnes. Dans un contexte qui a radicalement changé. “Depuis un an, la tendance s’est inversée. Recruter n’est plus vraiment problématique. A titre d’exemple, nous avons reçu cinq mille CV en janvier 2002. Les neuf cent soixante-neuf qui ont été dispatchés en interne ont abouti à environ cinq cents entretiens et à quinze recrutements.”A leur arrivée, les consultants sont reçus au siège et accueillis par leur manager. Ils portent le titre d’ingénieur d’études pendant un à trois ans, à l’issue desquels ils peuvent devenir chefs de projet juniors et se voir confier des petits projets de bout en bout. Un chef de projet senior a, quant à lui, une équipe, des délais, un budget à gérer, etc. “Notre responsabilité de gestionnaire de carrières est d’accompagner les consultants dans leur progression technique, expose-t-il. En contrepartie, ils doivent apporter des réponses pertinentes et innovantes à nos clients”, ajoute Francis Joyaud.

Des managers tout à la fois commerciaux et recruteurs

Après six ans d’expérience, l’expertise ou la direction de gros projets constituent deux voies distinctes. Les consultants qui choisissent la première sont mis à contribution sur le management de la connaissance. Ils donnent des cours dans les écoles, assurent la partie technique du recrutement et construisent une structure de formation en ligne. “Nous souhaitons mettre en place un dispositif interne de formation à la carte : un catalogue de modules avec un crédit horaire pour chaque consultant”, précise le PDG.Pour ceux qui choisissent la seconde voie, “Nos managers sont à la fois des commerciaux et des recruteurs. Ils gèrent leurs centres de profit”, explique Francis Joyaud. A leur arrivée, les ingénieurs d’affaires sont pris en main durant trois mois dans une ambiance “prépa” : “Il s’agit de leur faire acquérir les méthodes maison et de les installer dans un rythme de travail efficace”, précise-t-il. Au bout d’un an, le poste de responsable de département implique le management d’une équipe de consultants et l’intéressement aux résultats de son centre de profit. Enfin, avec trois ans d’expérience, la responsabilité d’une équipe commerciale devient envisageable.

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Georges Favraud