Crapahuter pendant des kilomètres, espérer faire mouche, éviter une embuscade, déployer ses troupes, conquérir le monde ou simplement finir une mission vivant, les habitués de la série Operation Flashpoint connaissent. Mais il y avait aussi quelques travers, une austérité dans le gameplay, une présentation un peu trop aride, une difficulté parfois trop élevée...
Grand écart
Red River tente le compromis entre FPS tactique et FPS à grand spectacle, avec son moteur qui balance de l’effet de lumière en veux-tu en voilà, et ses mini cinématiques visant à instiller un poil d’histoire et d’esprit de corps dans la tête du Marine que vous êtes.
Pour l’histoire, on va faire vite, parce que ce n’est pas foncièrement important. Vous êtes un gentil Américain, sous les ordres d’un volubile, virile, gueulard et finalement bon bougre sergent. Vous opérez au Tadjikistan et après avoir maté de l’insurgé incompétent, vous affrontez l’APL, pour Armée populaire de libération, autrement dit les derniers rouges du coin, des cocos chinois pas sympas. Pourquoi ? Comment ? La harangue politique du début essaie bien de l’expliquer, mais la dernière fois qu’on a entendu une explication de ce genre, c’était au café du commerce, on passera donc sur l’histoire.
Les cinématiques regorgent de jurons, d’ordres gras et de remarques bien lourdes qui collent assez bien à l’image hollywoodienne, le nouvel Epinal, des Marines. On rigole au départ et aimerait ensuite pouvoir accélérer. D’autant qu’entre chaque mission et même entre différents objectifs, il est souvent obligatoire de se taper un long trajet en Hummer avec des dialogues de cet acabit en mode « allez la bleusaille, bande de moules ! »
Hardcore à corps
Ensuite, brisons un tabou. Ne jouez pas à Red River autrement qu’en hardcore. C’est là que le jeu prend tout son sel, c’est là qu’il vous donne un peu de fil à retordre, c’est là que vous aurez le plus l’impression de jouer à un FPS tactique, c’est là que vous oublierez que Codemasters a fait le choix du compromis entre FPS qui tache et FPS tactique, c'est là que vous vous ennuierez le moins. Parce qu’à flirter avec une approche plus frontale, cet Operation Flashpoint perd un peu de son identité.
Et puis en hardcore, les bonnes idées prennent tout leur intérêt. Le système de montée en niveau du joueur (20 niveaux maxi), l’évolution des personnages, l’aspect tactique du choix des capacités spéciales, qui, selon les classes, donnent différents avantages, la roue des ordres, plus claire, donnent toute leur saveur quand le moindre raté demande de recommencer la mission depuis le début, pour cause d’absence de point de sauvegarde.
IA contre AMI
Pour autant, en jouant intelligemment et pas trop bourrin, on arrive à survivre sans trop de souci. Pas grâce aux membres de son équipe, gérés par une IA toujours aussi bas du front et incapable de faire mouche.
Heureusement, pour peu qu’on ait trois amis, on pourra jouer la campagne avec eux en coopération, la boucler prenant environ 10 heures. Le multi ne révolutionnera pas le genre mais offrira l’occasion de belles montées d’adrénaline. Le mode Coup de balai tient du nettoyage par le feu, Sauvetage vous demande un peu plus de doigter pour aller récupérer des troupes en zone ennemie, enfin Dernier Rempart est une sorte de mode Horde où, selon les maps, on tire plus qu’on s’ennuie. Pas vraiment notre préféré.
@Le test en 140 signes
Beaucoup moins exigeant que ses aînés, Red River est plaisant à quatre mais on s’ennuie hélas en solo malgré l'ambiance. La vie du bidasse ?
points positifs
points négatifs

test










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