Prenez des quads. Des motocross. Ajoutez-y quatorze parcours qui nous trimballent du désert de l'Arizona au brouillard des Andes, en passant par la boue du parc de Yosemite sans oublier des ruines grecques. Veillez à avoir la main lourde sur les dénivelés délirants, les sauts de plusieurs centaines de mètres de longueur, et pas tellement moins en hauteur : une conduite ultra-arcade et des genoux en titane permettent de toutes façons les chutes les plus folles. Mélangez le tout. Vous l'aurez deviné, ou alors c'est que vous n'avez pas lu le titre de ce test : vous obtenez Nail'd.
Alors oui, bien sûr, on nous rétorquera que quatorze parcours c'est bien peu. Que de faire vingt fois la même course pour finir le mode solo, c'est pénible. D'autant que s'il existe des variantes, elles sont tellement mineures (« boost infini », « pas de collision ») qu'il serait bien peu courtois d'en faire l'énumération. Idem pour les améliorations de véhicule, sans intérêt : elles sont toutes gratuites et apportent chacune autant d'avantages que d'inconvénients. Même le dernier moteur débloqué à l'issue de 150 courses n'est finalement pas plus efficace que celui par défaut.
Direction insistante
Les esprits chagrins poursuivront en rappelant que la conduite est tellement arcade qu'on a plus l'impression de faire du ski avec une fusée dans le dos que de piloter des véhicules motorisés. Certes, mais au moins, les commandes répondent impeccablement. Faut dire qu'elles ne sont qu'au nombre de trois : le joystick et deux boutons, l'un pour accélérer, l'autre pour utiliser le nitro. Point commun entre les deux : on ne les lâche pas du début à la fin de la course.
D'ailleurs le jeu est tellement sobre (ou radin ?) qu'il ne s'encombre pas de fioritures telles qu'un mode multijoueur à plusieurs sur une même console. Quand au multi sur le Live, impossible de le tester, les serveurs du jeu étant en rade au moment où nous écrivons ces lignes. Mais bien sûr, il doit s'agir d'une coïncidence.
Grand prix ou premier prix?
Enfin, les plus chafouins tenteront une dernière attaque, la plus basse, au sujet du hors-piste : oui, c'est vrai, dès qu'on s'éloigne d'un millimètre de la piste, notre véhicule explose contre, au mieux, un arbre, ou au pire, un mur invisible. Ça fait bizarre, dans un jeu de motocross. Mais pour compenser, joueurs de peu de foi, sachez qu'il y a une qualité qu'on ne peut pas enlever à Nail'd : ce sont les nombreux chemins alternatifs qu'il propose. Chaque parcours est en effet riche de dizaines d'embranchements, qu'on se fera un plaisir, ou du moins un devoir, d'explorer. C'est d'ailleurs là le principal challenge de Nail'd : optimiser son itinéraire en empruntant le maximum de checkpoints, synonyme d'une jauge de boost bien remplie.
Tout ça est donc tout à fait sympathique, sans prétention certes, extrêmement limité et répétitif, mais après tout, n'est-ce pas là tout ce qu'on attend d'un jeu à 15 euros? Ah, pardon, Nail'd coûte le triple ? Autant pour nous alors, oubliez Nail'd, mini-jeu de motocross/quad qui a voulu se faire passer pour un grand. Mais à ce prix-là, il ne trompera personne.
@Le test en 140 signes
Bondissant, rapide mais ennuyeux et répétitif, pénible en définitive et diablement pingre en contenu, Nail'd annonce la couleur, des clous.
points positifs
points négatifs

test










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