Il y a La Pierre et le sabre, La Parfaite lumière, les films de chambara, l'exotisme d'un monde complexe violent et lâche, il y a les fantasmes d'un Japon féodal, avec ses etas, ses ronins, ses samourais et ses grands seigneurs. Il y a Way of the Samurai. Depuis ses origines, cette série nous promet la lune et s'arrête à chaque fois au doigt qui la pointe. Pour cette troisième version, qui voudrait être un GTA qui voyagerait dans le temps, les développeurs d'Acquire nous vendent de la liberté à ne plus savoir qu'en faire. Liberté de choix et liberté de mouvements.
Liberté de tuer ou non
Or si l'espace semble assez vaste c'est qu'il nous faut le traverser de fond en comble, à pied, de jour comme de nuit. Les cartes sont non seulement assez petites mais en plus elles ne comportent en définitive qu'une dizaine de points d'intérêt, de villages en villes, en châteaux. Des zones qui appartiennent à des clans que vous pouvez choisir de rejoindre ou d'affronter. C'est là la principale liberté. Vous pourrez même choisir de trahir un clan pour en prendre la tête. Tuer ou épargner, voilà à quoi se résume souvent le choix, avec parfois des étapes, accepter ou refuser la mission, puis tuer ou épargner. Il est possible d'appliquer ces deux options à tous les personnages que vous rencontrez. Il n'y en a pas tant que ça, les villes et chemins étant bien déserts. Si vous tuez un personnage non joueur, il meurt... et tout ce qu'il pouvait vous proposer disparaît avec lui.
Trahison vite oubliée
Sauf pour ceux qui sont essentiels, ils seront alors remplacés. Ainsi, le recruteur d'un clan que vous aurez tué sera remplacé et son remplaçant ne vous tiendra pas rigueur de votre comportement passé. Peut-être parce qu'il a pu avoir le job... Même chose quand vous trahissez un clan. Revenez les voir ensuite, l'air même pas repentant, et vous êtes le bienvenu.
Autant dire que ce laxisme enlève beaucoup de profondeur à l'expérience de jeu. Un souci d'IA ? Plutôt de mécanique de jeu. Des petits soucis qu'on retrouve à plusieurs niveaux. Par exemple, quand, en mission officielle, on poursuit quelqu'un et commence à le combattre, on voit apparaître une horde de gardes qui veulent s'en mêler.
Larme à gauche
On les provoque même, parfois, par accident. Le système de combats, qui devrait être parfait dans un titre de ce genre, laisse en effet à désirer par au moins deux aspects. Un, la maniabilité - pour ne pas dire rigidité - du personnage et ses talents restreints (il sait parer et attaquer, rien de plus). Deux, la possibilité de défaire un ennemi repose essentiellement sur les caractéristiques de votre arme (défense/attaque). Parer une attaque avec une arme faible en défense ne servira à rien.
Et comme il n'y a pas de système de timing de frappe, il est fortement recommandé d'améliorer, d'acheter ou de chercher les armes les plus performantes possibles. C'est dommage, au lieu de jubiler, on s'ennuie.
Réalisation rouillée
Enfin, malgré les petites missions parallèles, les quêtes secondaires et principales, on est rapidement confronté à une sensation de vide. Ce qui nous laisse le temps de regarder le monde. Et si l'immersion sonore est plaisante, si l'univers est cohérent, les graphismes et les animations, pas toujours fluides, donnent l'impression d'être face à un titre PS2 ou Xbox. On n'est pas vraiment en pleine « extase next-gen », et c'est dommage.
Alors, Way of the Samurai 3 n'est pas un jeu raté, non, loin de là, on y passera des heures à force de patience et de passion pour ce Japon médiéval rêvé et bien rendu par son atmosphère. En revanche, les trop nombreux défauts décourageront ceux qui cherchaient juste un jeu d'aventure de sabre. Triste fin.
points positifs
points négatifs

test










![]() |
Besoin d'un ERP?
Tous vos besoins sont sur la boutique logiciel pro !
|
|


nos newsletters













agrandir la photo
