En 2004, Painkiller avait su s'attirer la sympathie de nombreux joueurs en manque de sensations fortes. Il faut dire que la recette, qui associait la fluidité d'un Quake à des déferlements incessants d'ennemis façon Serious Sam, ne manquait pas de piquant. Scénario minimal, action maximale, Painkiller : Resurrection joue exactement sur le même registre que son modèle.
Dans un premier temps, on ne peut que s'en féliciter. Certes, le moteur 3D a pris un sacré coup de vieux, mais la frénésie des combats prime sur leur beauté plastique, et, dans le feu de l'action, on ne prête guère attention aux textures répétitives ni aux modélisations sommaires. Il serait de toute façon inutile d'attaquer le jeu sur son physique, bien d'autres choses pouvant lui être reprochées.
Intelligence totalement artificielle
En dehors de l'intensité des affrontements et de l'efficacité de certaines armes (quasiment toutes tirées du Painkiller original), il n'y a en effet pas grand-chose à sauver de ce désastre vidéoludique.
Les ennemis, qui apparaissent devant nous comme par magie et sans aucune justification scénaristique, sont d'une bêtise abyssale. Ils ne savent que foncer droit sur le joueur, incapables, la plupart du temps, de contourner ou de sauter les obstacles qui se présentent devant eux. Manque de bol, les niveaux regorgent de bancs, rochers et autres échafaudages susceptibles de bloquer la course des monstres, lesquels sont alors condamnés à faire du surplace de manière parfaitement ridicule. Et, comme les développeurs n'ont vraiment pas le sens de la mesure, les zones plus ouvertes le sont tellement qu'on finit par s'y perdre…
Bugs, mensonges et jeu vidéo
Pour couronner le tout, il n'est pas rare que le jeu plante sans raison et nous renvoie brutalement à Windows ou encore qu'il faille presser plusieurs fois la touche de saut avant de pouvoir franchir une dénivellation un peu trop prononcée.
Mais le pire est atteint quand on cherche à lancer le mode coopératif vanté au dos de la jaquette. Il est tout simplement absent du menu multijoueur, et la documentation ne donne pas plus d'explications. Un message sur les forums anglophones nous propose une solution de fortune guère convaincante : lancer un serveur dédié à l'aide d'un outil annexe, choisir les cartes de la campagne et les parcourir une par une en équipe. Essayer de faire passer un simple mode multi pour du coop', il fallait oser !
Bref, entre une réalisation vieillissante, pour ne pas dire navrante, un développement ni fini ni même commencé, semble-t-il – on a vu des freewares de meilleure tenue –, on se demande que faire de ce titre. Si les démons sont faits pour être renvoyés en enfer, les jeux de cet acabit devraient rester là où ils sont à leur place, à savoir derrière la troisième porte au fond du couloir à droite.
points positifs
points négatifs

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