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Just Cause 2 sur PS3

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Editeur : Square Enix     Développeur : Avalanche
On dirige Rico Rodriguez, un espion casse-cou lâché en Asie du Sud. Une excellente alternative champêtre à GTA !
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Just Cause 2 : il cause pas, mais qu'est-ce qu'il tabasse !

Au commencement, il y a une introduction qui, loin d'être splendide, sent bon les répliques éventées, la testostérone et le scénario prétexte à tout faire péter. Disons-le tout net, elle donne parfaitement le ton du reste du jeu. Rico Rodriguez, membre de l'Agence, se trouve parachuté (dans tous les sens du terme) sur l'archipel de Panao, quelque part en Asie du Sud. Il est chargé de retrouver et d'éliminer son ancien mentor, qui serait passé à l'ennemi.

Panao les coeurs
Première constatation, les développeurs d'Avalanche ne se sont pas moqués de nous. Panao pourrait très bien être une destination touristique de choix pour qui aime la variété des environnements et des climats, de la montagne à la mer en passant par une jungle tropicale du plus bel effet. Car oui, Just Cause 2, sans être le plus beau jeu du moment, se sort très bien de l'exercice difficile qui consiste à flatter nos rétines blasées.

Armée de Terre, Mer et Air
Avalanche a également bien revu sa copie en ce qui concerne les véhicules par rapport à Just Cause 1. Leur présence est bienvenue compte tenu des kilomètres à parcourir, même si votre contact du marché noir vous transporte gracieusement. Le comportement des voitures, motos, tanks, hélicoptères et autres avions est loin de coller à celui d'une simulation, mais porte haut les couleurs d'un jeu d'action décomplexé, qui ne se soucie pas toujours de la gravité ou d'un semblant de réalisme.
Ainsi, Rico Rodriguez continue de se balader avec son grappin magique, qui fait penser à celui de Batman dans Arkham Asylum (la liberté de s'en servir n'importe où en plus), et avec son sac à parachute infini. Parachute qui, comme il se doit, peut s'ouvrir à dix mètres du sol sans que l'atterrissage soit trop violent. Ici, tout est fait pour l'esbroufe et le fun, et convenons que ça marche plutôt bien.

Avalanche de missions
Mot d'ordre qu'on retrouve quand on s'attaque aux missions. Outre leur nombre incroyable, les missions peuvent toutes être abordées de diverses manières. Chacune d'entre elles apporte une petite dose de la satisfaction malsaine du destructeur acharné qui cherche les 100% de complétion. Tentez l'infiltration et posez-vous en parachute juste à côté de votre objectif. Faites-vous plus bourrin en jouant du grappin et du flingue à tout-va, en tirant dans les bidons d'essence, en attachant vos ennemis à une bonbonne de gaz incandescente qui les satellisera sous vos yeux goguenards. Ou plus simplement, trouvez le véhicule blindé le plus proche et nettoyez la zone en poussant des gros rires bien gras face à la danse macabre des corps qui se convulsent sous vos missiles et balles de gros calibres. D'ailleurs, avouons-le, on optera souvent par facilité pour l'hélicoptère de combat qui permet de raser une base en écoutant du Wagner à fond sans broncher. Pourquoi se donner la peine d'approcher les ennemis quand on peut tout faire de loin et repartir prendre l'apéro avec la faction pour laquelle on travaille ? D'autant que le jeu nous encourage à semer le chaos et à emplir notre jauge éponyme pour débloquer de nouveaux enjeux et avancer dans l'histoire.

Rigidité cadavérique
Et puis, comment reprocher au joueur de tenir ses distances quand Just Cause 2 souffre parfois d'un manque de maniabilité ou de lisibilité dans le positionnement de la caméra qui nuit à l'action. Il n'est ainsi pas toujours facile de jouer du grappin, alors que c'est indéniablement un plaisir et un atout. De même, l'IA des ennemis est assez particulière. Obtuse, parfois, elle vous laissera mener votre carnage en sifflotant, alors qu'à d'autres moments, elle vous alignera à 150 mètres. Sans compter de belles aberrations, comme par exemple un militaire qui nous tire dessus au lance-roquette à bout portant ou encore ces sombres sbires situés deux niveaux plus haut qui se jettent dans le vide dans l'espoir de nous tuer, en vain. A moins qu'il se soit agi de tacher nos vêtements avec leur sang. Dans ce cas, respect, la mission était réussie.

De bonnes idées et du fun
Mais ces quelques ratés, qui lui font perdre une étoile, ne nuisent pas au plaisir global. Les missions sont assez variées, sans être toutes enthousiasmante. L'idée des zones d'influence des différentes factions pour débloquer de nouvelles missions en en réussissant d'autres est bien menée. Enfin, la liberté de mouvements dans ce grand monde ouvert est enivrante. Qui n'a pas rêvé de voir le soleil se lever sur le monde alors que du sang chaud sèche doucettement à la semelle de ses santiags ?

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