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Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction sur Xbox 360

  • Test jeu vidéo PC : Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction sur Xbox 360
  • test jeu vidéo Xbox 360 :  Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction sur Xbox 360
Editeur : Ubisoft     Développeur : Ubisoft Canada
Enervé, violent, diablement efficace, Sam Fisher se fait justice et sauve le monde, aussi. Un retour presque parfait.
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Splinter Cell : Conviction, Sam Fisher revient et il n'est pas content. Nous si.

Autant le dire, Sam Fisher et Conviction partaient lestés d'un lourd fardeau. Des débuts difficiles qui les ont vu changer du tout au tout, retardés, puis retardés encore pour « passer un p'tit coup d'polish ». Autant dire qu'ils étaient attendus et que les espoirs étaient élevés.

Pour mémoire, Conviction vous remet dans les muscles de Sam Fisher, dieu de l'infiltration, après Double Agent, à la fin duquel il tuait Lambert, son meilleur ami. Sa fille, la prunelle de ses yeux, est morte. Il a quitté Echelon Trois. Les choses ne vont pas bien. L'histoire, bien menée et agréable, sans être exceptionnelle, offre son lot de rebondissements et installe bien l'atmosphère du jeu, aidée en cela par une musique bien adaptée.

Quand Sam pas content, Sam tape...
Sam est remonté et il est prêt à tout pour faire payer les vrais responsables de la mort de sa fille. Autant dire que l'infiltration un peu exigeante laisse la place à de l'action/infiltration, voire à de l'action tout court. On ne rencontre que quelques caméras laser au fil de la toute petite dizaine d'heures du jeu solo. Comptez plutôt huit heures d'ailleurs.

Ce changement de cap se ressent clairement dans le gameplay et dans la conception des niveaux. On a même droit à un niveau flashback en Irak à la Modern Warfare. En plein jour. Juste impensable et pourtant ça marche. On se retrouve à se glisser de couverture en couverture, de voiture carbonisée en mur éventré dans un système de couverture qui fait aussi bien penser à Gears of War qu'à Army of Two.

Prédateur de pointe
De pro de l'infiltration, Sam Fisher passe à Action Man. Et il le fait avec talent. Les développeurs l'ont doté d'un atout, la fonction Marquer et Exécuter. Après avoir assommé ou tué un ennemi à mains nues, vous débloquez cette fonction qui vous permet de marquer un ou plusieurs ennemis (le nombre étant lié à l'arme utilisée) et de les abattre d'une balle dans la tête d'une simple pression du bouton Y.

C'est très classe, très cinématographique, avec un petit effet de ralenti sur le dernier headshot. On pourrait être frustré, mais Sam est devenu suffisamment maniable pour qu'on puisse assez facilement aligner les headshots sans assistance. Il suffit de savoir jouer avec le système de couverture, de rester dans l'ombre, tout est alors en noir et blanc, et de savoir se montrer parfois.

Oui se montrer ! Quand un ennemi vous voit, une silhouette fantôme de Sam indique votre emplacement. C'est là que vont converger les soldats appelés en renfort. Libre à vous de rester pour vendre chèrement votre peau ou de les prendre à revers pour faire un véritable carnage. Vous êtes un prédateur. Ici, on n'essaie pas de passer sans tuer, on fait place nette pour se venger. D'ailleurs, on ne peut même pas traîner les corps dans un coin. Et pour cause, il y en aurait trop.

Abattage
Dans la deuxième partie du jeu, les cibles se multiplient dangereusement, demandant réactivité et efficacité. Heureusement, on pourra compter sur un environnement si ce n'est destructible du moins destructeur. Du traditionnel bidon d'essence en passant par le lustre d'une tonne ou le réacteur d'avion en révision, tout est bon pour faire le ménage plus vite. Et c'est sans parler des interrogatoires, qui servent la narration et pendant lesquelles on malmène avec une efficacité professionnelle les ennemis. Dommage que l'on n'ait qu'à appuyer sur le bouton B pour voir Sam se charger de la basse besogne.

En définitive, la jouabilité et l'ergonomie sont parfaites, à quelques petits bogues près. Comme quand Sam, caché derrière une rambarde, préfère loger une balle dans cette dernière plutôt que dans la tête d'un garde alors que le viseur est bien placé sur la caboche du malheureux, qui finira par mourir.

Réalisation imparfaite
La réalisation est très correcte, même si on regrette que les animations soient parfois un peu raides et que les graphismes ne soient pas plus époustouflants. Seuls les effets de lumière, une fois encore, sortent du lot. Pour le reste, on est clairement en deçà d'un Assassin's Creed II.

Mais le principal défaut de Conviction, indéniablement, c'est l'IA. Parfois assez mal équilibrée, elle oppose des soldats efficaces quand on est repéré et cerné, car ils ont l'avantage du nombre. Pour le reste, si les méchants s'inquiètent lorsqu'un de leur camarade meure d'une balle dans la tête à deux pas d'eux, ils sont trop lents ou trop inefficaces pour nous empêcher de les tuer un par un en bon gros prédateur habitué à l'ombre.

Pour quelques heures de plus...
Si la partie solo est courte, bien qu'intense, les nombreux modes multijoueurs sont les bienvenus. Assez inégaux, notamment le mode Compétition, on retiendra avec plaisir le mode Hunter, dans lequel l'infiltration reprend une partie de ses droits, et un clone du mode Horde, de Gears of War 2, où il faut abattre des vagues successives d'ennemis.

Mais c'est surtout le mode Coopération qui sort du lot, avec sa possibilité d'attirer l'attention sur soi pour piéger des gardes, de marquer des cibles pour son partenaire ou de réanimer ce dernier s'il est blessé.

Ce Splinter Cell : Conviction n'en manque pas. A défaut d'être parfait, c'est un retour gagnant. Quel plaisir de voir Ubisoft prendre un tel risque avec une de ses grosses licences – même si le risque est mesuré puisque Splinter Cell emprunte beaucoup à Assassin's Creed. Et quel bonheur de retrouver, enfin, Sam Fisher en si grande forme !

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