Avant même sa sortie, Fuel s'est construit une grosse réputation en mettant en avant son gigantesque environnement ouvert, ses véhicules variés et un mode online qui s'annonçait tout aussi réussi que celui de Burnout: Paradise City. Les images diffusées au fil des mois avaient de quoi ébaubir le plus blasé des gamers. Motorstorm ou Pure n'avaient qu'à bien se tenir!
La réalité n'a hélas pas dépassé la fiction... Fuel n'est clairement pas ce qu'il prétendait être et, pire encore, a du mal à tenir la distance face aux autres jeux du marché.
Graphiquement, Fuel n'a pas tenu sa parole, en étant plus confus que réellement impressionnant. Le design des véhicules, sans aucune originalité, ne convainc pas. Il y a pourtant un casting varié, avec des motos, des quad, des buggy, des voitures ou des camions mais aucune catégorie n'arrive à réellement satisfaire les pupilles, avec leur look hybride entre Mad Max et des jouets cheap. Et, franchement, ça manque de polygones.
Y a-t-il de la vie sur Terre?
L'environnement de jeu est grand, il n'y a pas à mégoter sur ce point: la surface est impressionnante, offrant une grande diversité de topographies. Le tout sans chargement: un réel atout pour un titre qui privilégie le hors-piste, permettant de découvrir de jolis panoramas variés à base de canyons, de routes de campagne, de lacs, de montagnes ou de plaines plus ou moins bosselées. A y regarder de près, on s'aperçoit que tout cela est bien vide... Hormis quelques véhicules contrôlés par l'ordinateur -et ils ne sont pas nombreux- il n'y a aucune vie dans les décors. Aucun mouvement non plus, en dépit de la violence visuelle des effets météo. Vous roulerez dans ce qui semble être un gros orage mais, hormis des événements scriptés (effondrement d'objets de décor au moment de votre passage...) rien ne bouge! Un peu étrange, pour un titre qui se voulait résolument ancré dans le «next-gen».
Le fuel, c'est pas du super
Le plus gros souci réside dans le feeling de conduite des véhicules, complètement à côté de la plaque avec une sensation de flottement pénible, sans parler d'une précision en état d'ébriété avancé. Ça dérape mollement, le grip n'est pas le même sur des engins doté de gros crampons, les reprises sont celles d'une 4L malgré le look «badass»... La sensation de vitesse n'est pas vraiment présente, la célérité du framerate étant plus proche de David Douillet que d'Hussein Bolt. On ne s'étendra pas sur la laideur de l'interface, l'intérêt très limité de la campagne solo et de ses épreuves ennuyeuses. Pas plus qu'on ne mentionnera la vacuité du mode online, se bornant à de simples courses ou à des excursions à plusieurs. Ni de la partie sonore et de ses bruitages complètement hors course. Tout cela manque cruellement de finition: il a beau rouler des mécaniques, Fuel n'est finalement qu'une petite cylindrée tape-à-l'œil.















![]() |
> Jeu : Cities XL
Téléchargez la démo jouable et découvrez la sortie évènement !
|
|
















