Votre PC de bureau est instable? Il met des heures à démarrer rien que pour vous embêter et plante juste avant que vous n'ayez sauvegardé votre document? L'heure est venue de vous venger grâce à Terminator: Renaissance. Dans la peau de John Connor, résistant couillu et altruiste, vous allez pouvoir botter l'arrière-train métallique d'une armée de machines insolentes et retorses.
Du rythme, mais un graphisme perfectible
La première impression sur ce jeu de tir est plutôt positive. Bien rythmé, il vous promène dans des explorations pédestres au milieu de ruines, dans des courses musclées au volant de jeeps, de trains ou de machines piquées à l'ennemi. Le tout entrecoupé de vidéos qui font avancer une narration simple mais efficace. Notons au passage que ces «cut-scenes» qui jalonnent l'histoire bénéficient d'un graphisme plutôt soigné qui, du coup, nous fait oublier les animations moyennes et les mouvements un peu raides des personnages.
En revanche, le graphisme et les effets visuels lors des phases de jeu demeurent perfectibles: pas d'éclaboussure lorsque l'on marche dans les flaques d'eau, des personnages qui passent au travers de la végétation… Quant aux textures et aux décors, ils sont assez convenus.
Le plein d'(satisf)action?
A défaut de faire montre d'originalité, Terminator: Renaissance remplit la plupart des critères de qualité d'un FPS. Vos coéquipiers sont efficaces et savent se mettre à l'abri et se déployer correctement lors d'une embuscade.
Les ennemis eux aussi se montrent retors. Les «frelons» zigzaguent frénétiquement dans les airs pour éviter vos balles, les «araignées», avec leur blindage frontal invulnérable aux balles, s'efforcent de ne pas vous tourner le dos, et les terminators viennent vous débusquer par la peau du cou si vous vous approchez un peu trop près. Malgré cela, la monotonie s'installe après une heure de jeu. Heureusement, le mode coopération rend l'affaire un peu plus sympathique, vous permettant par exemple de laisser un copain attirer sur lui une pluie de balles tandis que vous tâchez de prendre les ennemis à revers.
La vie dure
Et, pour rajouter un peu de difficulté, les concepteurs du jeu ont eu l'idée sournoise de ne régénérer automatiquement votre vie que lorsque vous avez éliminé tous les ennemis d'une zone. Impossible donc de rester sagement planqué en attendant de reprendre des forces. Heureusement, il est possible de jouer avec le décor, de se mettre à couvert et de passer d'un abri à l'autre. Toutefois, ce système inspiré de Gears of War manque de nervosité. Le personnage prend tout son temps pour glisser d'une planque à l'autre et ne peut pas s'abriter derrière certains éléments. De plus, John Connor ne sait ni bondir ni faire des roulades… Dommage.
Scénario, poil au dos
Dommage également que le scénario soit si linéaire et ne vous propose aucun choix dans l'itinéraire de traverse, les missions alternatives ni même les dialogues. Du coup, l'ambiance oppressante censée se dégager de ce monde post-apocalyptique manque à l'appel. Mais le plus frustrant est sans doute la durée de vie du jeu. On ne peut réprimer un «C'est tout?» lorsque défile le générique de fin après une poignée d'heures de jeu. Quoi? Pas de gros boss de fin? Pas d'affrontement avec un de ces «moissonneurs» que l'on croise au début du jeu? Du coup, on est tenté de revenir à sa première idée et d'aller mettre des coups de pied à son PC pour se détendre!















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Need For Speed Shift créé par des pilotes pour des pilotes !
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