Une grosse voix qui fait peur vous l'annonce sans ménagement: Mégatron, le chef des méchants Décepticons est de retour. Et ces robots humanoïdes lourdement armés, dont le hobby est de se transformer en véhicules, ont bien l'intention de détruire la Terre. En voila une nouvelle qu'elle est mauvaise!
Heureusement, les gentils Autobots sont bien décidés à contrecarrer les plans des affreux. Vous l'aurez deviné, ce jeu adapté d'un film, lui-même adapté d'un dessin animé servant à vendre des jouets est scientifiquement étudié pour intéresser les garçons.
Une fois passée la vidéo d'introduction, vous choisissez votre faction (les bons ou les affreux) et effectuez une courte mission d'apprentissage pour vous familiariser avec votre carcasse de métal. Et ces colosses sont assez rigolos à piloter: ils disposent d'une agréable panoplie d'attaques (armes primaires et secondaires, coups spéciaux, corps à corps, charges, armes de véhicule...) et leur comportement sous la manette (rapidité, puissance, agilité) varie grandement d'un personnage à l'autre.
De plus, après chaque mission, un menu aussi laid que touffu vous permettra de booster telle ou telle performance des machines de votre camp.
Ca roule et ça vole, aussi
Transformés en véhicule, les robots ajoutent au jeu une touche bienvenue de pilotage terrestre ou de voltige aérienne. Toutefois, le joueur sera rapidement saisi d'une crise de claustrophobie en constatant combien les cartes où se déroule l'action sont exigües.
Du coup, la transformation en véhicule qui vous permet en une dizaine de secondes à peine de parcourir toute la carte, ne sert pas à grand-chose. D'autant plus que viser avec précision en mode véhicule est à peu près aussi facile que d'enfiler le fil dans le chas d'une aiguille à bord d'un 4x4 roulant à tombeau ouvert sur une piste de montagne... Le mode véhicule ne vous servira donc qu'à vous enfuir à toute vitesse lorsque votre jauge de vie crie famine, ou pour charger vos ennemis.
Casser la voie
Autre élément sympathique du jeu: de nombreux éléments du décor (véhicules, stations services, empilements de tuyaux...) sont destructibles et vous donnent le délicieux sentiment d'être un éléphant enragé dans un magasin de porcelaine... Dommage toutefois que la cela reste cosmétique. Certes, les façades des immeubles marquent les coups lorsque s'y plantent les «mimines» d'acier des monstres mécaniques. Mais il est hélas impossible de les faire s'effondrer ou de projeter vos agresseurs à travers leurs murs.
Si les décors bénéficient d'une modélisation correcte, les niveaux ont toutefois une fâcheuse tendance à se ressembler. Il faudra en effet attendre les dernières missions pour enfin découvrir une aire de jeu qui sorte un peu de l'ordinaire: de magnifiques ruines égyptiennes que vous pourrez saccager méthodiquement.
Et comme l'action, elle non plus, n'est pas radicalement différente d'une mission à l'autre, on finit par avoir l'impression de rejouer la même séquence indéfiniment. Et histoire de rendre la chose insupportable, votre boss avec qui votre personnage est en liaison radio permanente pendant les missions ne cesse de répéter les mêmes ordres (ou menaces) en boucle.
Chuck Norris et l'amnésie
Une fois le cadavre du dernier de vos ennemis piétiné, vous devrez alors subir un débriefing dont on suppose que les répliques (notamment celles des méchants) ont été écrites par le parolier de Chuck Norris. Quelques rares cinématiques viennent parfois rompre cette monotonie, mais elles nous laissent sur notre faim, les concepteurs du jeu ayant un peu trop souvent cédé à la facilité de la vue façon «caméra thermique monochrome».
Si l'on s'attendait, au final, à un résultat bien pire, ce produit dérivé est toutefois voué à disparaître très rapidement des mémoires.















![]() |
Luxor 3
Vous devrez mettre vos réflexes à rude épreuve dans ce jeu de billes.
|
|
















