En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01Business
Applis, logiciels
Produits
Télécoms
Sécurité
Culture, médias
Politique, droits
Technos
Buzz, société
Jeux
Science, recherche

Prism : l'agence NSA peut décoder tout type de communication chiffrée (MAJ)

Les agences de renseignement américaine (NSA) et britannique (GCHQ) peuvent décoder tous les chiffrements de données censés sécuriser les échanges sur le Net.

laisser un avis

Mise à jour à 17h58

Face aux révélations de New York Times, The Guardian et ProPublica, les services secrets américains font mine de rester calme. « Que la mission de la NSA soit de déchiffrer les communications cryptées n'est pas un secret », même si ces méthodes le sont, affirme la direction américaine du renseignement (ODNI) dans un communiqué publié ce vendredi, 6 septembre.

« A travers l'histoire, les pays ont recours au cryptage pour protéger leurs secrets et aujourd'hui les terroristes, les cybercriminels, les trafiquants d'êtres humains et d'autres le font également pour cacher leurs activités », observe l'ODNI, qui chapeaute les 16 agences américaines de renseignements, dont la NSA. « Notre communauté du renseignement ne ferait pas son travail si nous ne tentions pas de contrer cela », ajoute-t-elle. L'agence avait été créée en 1952 précisément pour « casser les codes ».

Au-delà de ce que ces révélations apportent au « débat public en cours » sur les atteintes portées par la NSA aux libertés publiques, la publication de « détails classifiés » fournit « une feuille de route à nos adversaires » pour déjouer la surveillance des services américains, dénonce par ailleurs l'ODNI, sur un ton plus menaçant.

agrandir la photo
Article publié à 8h30
Le chiffrement des données n'est pas un obstacle pour les agences de renseignement NSA américaine et son homologue britannique, le GCHQ. Elles ont les moyens de tout intercepter et de déchiffrer ce qui s'échange sur le Net. Ces révélations ont été publiées par les journaux New York Times, The Guardian et ProPublica.
D'après ces documents fournis par Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA, ce programme secret, nommé Bullrun, permet de déchiffrer à peu près tout ce qui est codé sur Internet, qu'il s'agisse des conversations en ligne (chat), conversations téléphoniques, secrets commerciaux ou encore dossiers médicaux.
Les moyens employés sont à plusieurs niveaux. Sur le plan technique, les agences ont réussi à décoder les "clés" des différents systèmes de chiffrement grâce à leurs supercalculateurs. Elles auraient aussi utiliser d'autres moyens moins avouables comme la coopération des sociétés Internet, parfois obtenue à la faveur d'injonctions judiciaires.

Le renseignement américain a demandé la non-publication de ces révélations

Deux des journaux révélant ces informations, le New York Times et ProPublica, rapportent que des responsables américains du renseignement leur ont demandé de ne pas publier ces informations. Ils craignaient que leurs révélations ne conduisent des entités visées par ce programme à changer de méthodes de cryptage ou de mode de communication.
« Les médias n'ont pas mentionné certains aspects mais ont décidé de publier l'article en raison de l'importance d'un débat public sur les actions du gouvernement qui affaiblissent les outils les plus puissants censés protéger la vie privée des Américains et d'autres", affirme le grand quotidien new-yorkais.

« Le risque, quand vous créez une porte d'accès dérobée dans des systèmes, est que vous ne soyez pas le seul à l'exploiter », explique Matthew Green, un chercheur en cryptographie cité par le Times.
Source :
- New-York Times
envoyer
par mail
imprimer
l'article
@01net sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Edward Snowden : "J'ai déjà gagné, ma mission est accomplie"
Le budget informatique de la NSA explose
La NSA et le GCHQ ont espionné World of Warcraft, le Xbox Live et même Second Life
NSA : plus d’un million de données fournies par les opérateurs en 2012
Les géants du Web s’allient pour demander une réforme de la NSA
Les services britanniques ont collaboré avec la NSA pour espionner leurs citoyens
La CNIL craint un Prism français et exige des précisions
L'espionnage des réseaux s'invite au conseil européen sur le numérique [MAJ]
Comment l’affaire Snowden a changé la perception des DSI sur le cloud
« IBM n’a pas fourni de données de ses clients à la NSA »
Prism : neuf mois après, quels impacts pour les entreprises françaises ?
Un nouveau patron pour la NSA et le Cyber Command
Et si Bitcoin était un botnet cryptographique créé par la NSA ?
Thales regroupe ses forces dans la cybersécurité
Faut-il s’inquiéter de la machine à décrypter universelle de la NSA ?
Cyberattaque: plus de 200 entreprises "sensibles" à protéger
NSA : la surveillance téléphonique doit être « amendée » pas « supprimée »
Que devient le thème de la « cybermenace chinoise » ?
Thierry Bonhomme (OBS) : « Pas de big data sans big confiance »
Cybersurveillance: en 2012, 6000 interceptions de sécurité effectuées