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Les transports à l’heure du nomadisme connecté

Les entreprises de ce secteur sont particulièrement concernées par la mobilité de leur personnel et de leur clientèle. Trois d’entre elles ?” Air France, la SNCF et la RATP ?” ont exposé leurs programmes lors d’un séminaire.

Le 20 décembre, l’association Aristote consacrait un séminaire à “L’entreprise communicante face au nomadisme”. Le secteur des transports y était privilégié, et pour cause : celui-ci possède des clients et des employés nomades, mais qui doivent ou souhaitent rester connectés. Les compagnies aériennes sont particulièrement concernées. Par exemple, pour prévenir un pilote d’une modification dans son planning, Air France utilise le minitel, le téléphone, le fax, voire le télégramme. La société cherche à améliorer ce type de fonctions en utilisant le portable de ses employés. Les technologies employées : le WAP, le GPRS ou, même, pour son interactivité et son accessibilité, un serveur vocal interactif. Les nouveaux services envisagés pour les passagers ne manquent pas non plus : du simple accès aux informations sur les vols via UMTS à l’identification automatique à l’enregistrement par un système biométrique, en passant par l’enregistrement à domicile avec impression d’un code-barres ou sur portable. Reste le vol lui-même. Accès satellites ou serveurs embarqués ? Laptops des passagers ou écrans vidéo ? Patrick de Brebisson, responsable du programme “L’avion internet” chez Air France, explique que, quelle que soit la bande passante satellitaire, une mémoire tampon capable de stocker plusieurs centaines de milliers de pages sera néanmoins indispensable. Un moyen non seulement de ne pas permettre l’accès à tous les sites, mais aussi d’éviter les perturbations en cabine. En termes de satellite, Air France compare Broadcast et Immarsat. En fait, un utilisateur occasionnel se contentera d’une connexion cache sur écran vidéo, alors qu’un professionnel appréciera une connexion Broadcast sur son portable.De son côté, la SNCF a équipé, dès 1991, ses TGV de téléphones. Mais tout reste à faire du côté du rail. Aussi la société étudie-t-elle les solutions de connexion de ses clients : internet et télévision à bord, mise à disposition de terminaux, géolocalisation, connexion satellite à haut débit, UMTS, installation de réseaux dans les trains et adresse IP pour ces derniers, etc.

Des obstacles extérieurs à surmonter pour le train

Mais la SNCF se concentre surtout sur la couverture GSM de son réseau, loin d’être totale. Un projet européen de connexion permanente entre les trains et l’extérieur est d’ailleurs à l’étude. Une opération difficile du fait des vibrations, des tunnels et, surtout, des perturbations électromagnétiques générées par les caténaires. “Pour les opérateurs dans les gares, le nomadisme est aussi la règle “, a ajouté François Marchal, responsable du projet internet/intranet au sein de la mission SNCF interactive. Un autre projet en cours, Agora, mettra à leur disposition un accès mobile à l’état du trafic, aux informations commerciales, à la gestion des places assises, etc.Enfin, François Mahieux, directeur de la délégation RATP.net, estime que les attentes de ses clients forcément nomades vont déplacer le métier de son entreprise du “transport vers le service d’accompagnement de la mobilité urbaine “. La RATP devenant ainsi “un opérateur et un facilitateur de celle-ci”. Elle doit fournir des informations personnalisées. Par exemple, pour un usager dont la ligne habituelle a un problème et auquel on envoie un message idoine sur son mobile.

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Emmanuelle Delsol