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Le réseau Relay abandonne ses pièces jaunes pour Moneo

Après Paris et l’Ile-de-France, Relay va accepter le porte-monnaie électronique Moneo dans tous ses points de vente en France. Une petite victoire pour Moneo, quand, du côté des commerçants, les réticences persistent.

Relay vient de l’annoncer : tous ses points de vente vont être équipés pour accueillir le porte-monnaie électronique Moneo. Ce dernier est déjà accepté dans 450 points presse situés dans les gares, les stations de métro RATP,
les aéroports, dont 370 à Paris et en Ile-de-France.Histoire d’enfoncer le clou, au fur et à mesure du déroulement de l’opération, la filiale de Hachette Distribution Services compte annoncer les déploiements région par région. Elle a commencé la semaine dernière avec la Lorraine. Relay
citait l’équipement en terminal Moneo de quinze de ses magasins situés dans les gares de Metz, Nancy, Epinal, Bar-Le-Duc, Sarreguemines, Forbach, Toul et Thionville.A priori, l’alliance Moneo-Relay est cohérente. Le porte-monnaie électronique vise de petits achats, inférieurs à 30 euros. Les Relay correspondent à une clientèle en transit, pressée, pour laquelle faire l’appoint ou attendre la
monnaie avant de sauter dans le train est plutôt source de retard.

Un acteur de poids face aux banques

La solution Moneo résout un autre problème, purement financier, pour Relay. D’après la direction financière, les banques rechignent de plus en plus à les fournir en pièces de monnaie, ‘ car elles sont de plus en
plus orientées vers le conseil et de moins en moins vers le traitement des facilités de caisse aux guichets. ‘
En clair : les histoires de petits sous ennuient les banques… Et c’est autant d’argent en circulation
qu’elles ne peuvent ‘ faire travailler ‘.Cette annonce sonne comme une petite victoire pour Moneo, quand l’année dernière a surtout été marquée par les critiques des commerçants. C’est presque une session de rattrapage puisque les griefs exprimés, notamment par la
Confédération nationale de la boulangerie française, sont toujours d’actualité.Cette dernière estime que la participation financière demandée aux petits commerçants est trop lourde. A eux les frais d’installation (autour de 100 euros) et la location mensuelle du terminal, qui s’ajoutent aux commissions
perçues par les banques sur chaque transaction (entre 0,2 et un peu moins de 1 euro). Sans parler des problèmes de gestion.‘ Nous demandons toujours un Moneo à coût 0 ‘ affirme-t-on à la Confédération de la boulangerie. D’autant que le nombre d’utilisateurs ne permettrait pas d’amortir les coûts.
‘ En fait, il faudrait que cela fonctionne comme la carte téléphonique. ‘Malgré tout, Relay a sauté le pas. Mais il faut dire que, avec le monopole de la diffusion de presse et de livres dans les gares, aéroports et stations RATP, et en tant que filiale du groupe Hachette, son poids auprès des banques est
sans commune mesure avec celui dun petit commerçant. Et peut lui permettre de négocier sa participation aux frais de déploiement.

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Arnaud Devillard