Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01Business
Logiciel
Matériel
FAI
Sécurité
Médias
Droit et conso
Techno
Société
Vu sur le Web
Business
Chat

Un think tank pour prévenir la révolte des robots

Venus d’horizons divers, des universitaires et un ingénieur veulent créer un centre scientifique au cœur de l’université de Cambridge pour réfléchir, entre autres, à la révolution des intelligences artificielles.

laisser un avis
Alors que le Pentagone tient à faire entendre que les drones ne tueront jamais des cibles d’eux-mêmes, mais toujours parce qu’un humain a pressé le bouton (PDF, via Wired), la célèbre université de Cambridge, en Grande-Bretagne, a créé un centre d’étude du « risque existentiel » (Centre for the Study of Existential Risk - CSER).

Se poser des questions sur notre avenir

Ce centre a été fondé par un philosophe, Bertrand Russell, un astrophysicien, Lord Martin Rees, et un ingénieur, Jaan Tallinn, qui a également fondé Skype et participé à la création de Kazaa, la plateforme P2P de partage de fichiers qui a fait les grandes heures du piratage au début des années 2000.
Trois profils bien distincts qui partagent une question inquiète : comment l’humain va-t-il gérer la révolution de l’intelligence artificielle, de la robotique ou encore des nanotechnologies qui s’esquisse actuellement ?
De cette interrogation découlent évidemment des dizaines de questions connexes : et si les machines devenaient plus intelligentes que nous ? Et si nous n’avions plus notre place sur cette terre ? Et si nous manquions la dernière marche de l’« intelligent stairway » (Cf. MP3) ? Et si elles devenaient plus habiles à créer des programmes ou des robots que ne le sont les humains ? Alors, l’évolution technologique n’avancerait plus au rythme de l’humain et de son cerveau, mais à celui des circuits imprimés et des transistors toujours plus petits et performants. Ce serait notre chant du cygne : ce que le mathématicien Irving John Good, collaborateur du génial Alan Turing, prophétisait en 1965 en parlant de « notre dernière invention ».


2001 A Space Odyssey - Hal 9000 Odyssey part 1
par non-humain

Recueillir de l’intelligence

Sur le site, extrêmement dépouillé du CSER, on lit ainsi : « beaucoup de scientifiques sont préoccupés par le fait que les développements dans les technologies humaines pourraient bientôt poser de nouveaux risques allant jusqu’à l’extinction de notre espèce en tant que telle ». Partant de là, les trois pères fondateurs déplorent que « ces problèmes requièrent plus d’attention scientifique qu’ils n’en reçoivent pour l’instant ».
Ils annoncent conséquemment que leur « objectif est de détourner une petite fraction des grandes ressources intellectuelles de Cambridge et sa réputation fondée sur sa prééminence scientifique passée et présente, pour s’assurer que notre propre espèce ait un futur à long terme ».

Péril en la demeure ?

Ce projet est revenu sur le devant de la scène après que l’université a confirmé le lancement du centre pour l’année 2013. Le premier message daté d’avril 2012 a été suivi par la publication d’un article de Huw Price et Jaan Tallinn sur le site Conversation en août dernier.
Le centre pour la survie de l’espèce, si on voulait le sous-titrer un peu légèrement, ne semble donc pas devoir être lancé rapidement. Mais ses fondateurs eux-mêmes paraissent avoir de la peine à estimer l’urgence de la chose. « Nous ne savons pas encore exactement ce qui différencie la pensée humaine des machines à algorithme d’apprentissage de génération actuelle. Nous ne connaissons pas l’espace qui sépare le niveau de progression lent et stable de la courbe croissante ». Autrement dit, quand surviendra la singularité technologique dont parle le scientifique et auteur de SF, Vernor Vinge ? Sans apporter une réponse précise, ils donnent toutefois une première estimation : « certains indices de tendance pointent vers le milieu de ce siècle ».
iRobot
© DR
iRobot

Pire que la mort

Que faire, dès lors, pour éviter HAL, iRobot et autres Terminator ? « Nous pensons qu’une bonne première étape pourrait être d’arrêter de traiter les machines intelligentes comme un dérivé de la science-fiction, et de commencer à les considérer comme une part intégrante de la réalité à laquelle nous, ou nos descendants, serons confrontés, tôt ou tard ».
Car, sans même imaginer un avenir apocalyptique à la Matrix, où l’humain ne serait qu’une pile, le pire pourrait bien être que nous ne soyons plus l’espèce la plus intelligente. Nous serions alors à la merci, non pas de « machines mal intentionnées, mais de machines qui ne nous considèrent pas dignes d’intérêts ». Pire que des animaux, pire que des insectes. Y aura-t-il des intelligences artificielles entomologistes ?
On a beau être prévenu qu’il ne faut plus aborder le sujet sous cet angle, il faut bien dire que cela ferait un beau scénario SF…

Sources
Cambridge Project for Existential Risk
Article de Huw Price et Jaan Tallinn sur Conversation

Podcast de Jaan Tallinn à propos de sa théorie de l’Intelligence Stairway
envoyer
par mail
imprimer
l'article
@01net sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Une étudiante finance sa thèse grâce au mécénat 2.0
Après la journée sans Facebook, voici la journée sans connexion
Mega, bientôt gratuit et en marque blanche pour les universités du monde entier
Les japonais envoient un robot « super-Girafe » dans la centrale de Fuskushima
Un robot-aspirateur pour décontaminer Fukushima
Un milliard d’euros pour simuler le cerveau humain sur un superordinateur
A Mulhouse, l'intelligence artificielle décrypte le parcours des piétons
Anonymous : une pétition pour que les attaques en DDoS deviennent légales
Le gouvernement veut développer les cours en ligne à l'université
Instagram partagera vos données avec Facebook dès janvier prochain
Et l'homme créa le robot
Près de 9 internautes sur 10 surfent tous les jours
Un bataillon de robots pour sonder les entrailles de Fukushima
Etude : le piratage sur Megaupload profitait à l’industrie du cinéma
Un robot à quatre pattes pour intervenir à Fukushima
La cyberchirurgie s'implante à l'hôpital
Vos données personnelles valent 315 milliards d’euros
Un bras robotisé pour servir des bières
Des sans-abri transformés en hot spots aux Etats-Unis