Passer au contenu

Mini-PC : la machine à tout faire

Modulaire et minuscule, ce PC du futur se transforme en assistant personnel, en portable ou en machine de bureau en fonction des besoins.

Au commencement, il y avait l’ordinateur de bureau. Puis sont arrivés les portables, les tablettes et, plus récemment, les assistants personnels. Une nouvelle catégorie de machines polymorphes promet pas moins que de remplacer toutes les autres, en conservant les caractéristiques de chacune. L’idée consiste à ne reprendre que les éléments vitaux du PC ?” c’est-à-dire le microprocesseur, la mémoire et le disque dur ?” pour les regrouper dans un boîtier le plus petit possible. En séparant ainsi les périphériques du c?”ur de la machine, il devient possible de construire un PC totalement modulaire. On peut donc quitter le bureau et n’emporter avec soi qu’un miniboîtier renfermant l’ensemble de ses applications et de ses données. Sur le terrain, ce boîtier autonome doté d’un écran pourra faire office d’assistant personnel pour la prise de notes. A la maison, il redeviendra un véritable PC de bureau une fois inséré dans une station d’accueil. Et si l’on a besoin de travailler en déplacement, il suffira de l’enficher dans une carcasse de notebook pour retrouver l’ergonomie d’un portable traditionnel.Malgré leur taille, souvent proche de celle d’un assistant personnel, ces mini-PC sont de véritables ordinateurs fonctionnant sous Windows XP. Pesant moins de 250 grammes, l’Ultra-Personal PC d’OQO renferme, par exemple, un processeur à 1 GHz, 256 Mo de mémoire, un disque dur de 10 Go, un écran couleur VGA de 4 pouces, des connexions Bluetooth et 802.11, ainsi qu’une batterie lui offrant une autonomie de trois à neuf heures. Ce qui représente donc le meilleur des trois mondes : la puissance d’un PC de bureau, l’indépendance d’un portable, le tout pouvant se glisser dans la poche.

Un concentré de technologies dernier cri

A noter que le concept n’est pas nouveau. Il y a près de vingt ans, une machine, pas plus grande qu’une cassette vidéo, appelée “briq”, était vendue avec deux claviers et deux écrans ; l’un pour le bureau, l’autre pour la maison. Mais à l’époque, les efforts de miniaturisation n’ont pas résisté à l’évolution éclair des composants. “Si l’Ultra-Personal PC peut aujourd’hui voir le jour, c’est grâce à une combinaison de technologies qui sont disponibles en même temps”, explique Colin Hunter, patron d’OQO. La machine utilise, en effet, un processeur Transmeta qui chauffe très peu et consomme moitié moins d’énergie que son équivalent chez Intel. Son disque, unique en son genre, est au format 1,8 pouce et vient tout juste d’être lancé par Toshiba. C’est d’ailleurs le même que celui embarqué par Apple dans l’iPod, son minuscule baladeur MP3. Au final, même si l’équipe d’OQO a mis à profit son expérience dans le design du Powerbook Titane, l’ultraportable d’Apple, elle a surtout utilisé des composants du marché. L’Ultra-Personal PC et ses concurrents les plus haut de gamme ne seront néanmoins pas disponibles avant l’automne.Si le public s’emballe pour ce type d’appareils, ils pourraient bien révolutionner la conception même du micro-ordinateur. Plutôt que d’avoir plusieurs catégories de postes de travail, il n’y en aurait plus qu’une que l’on pourrait ensuite modeler avec toute une palette de périphériques ou de stations d’accueil. Pourquoi, d’ailleurs, ne pas imaginer des hôtels, des voitures, des sièges d’avion ou des vêtements pourvus de connecteurs adaptés à ces mini-PC ? L’informatique omniprésente deviendrait alors une réalité.

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


Anicet Mbida