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Machines à voter : la polémique enfle

Machines à voter : la polémique enfle
 

Vantées par les uns, décriées par les autres, ces machines seront utilisées par plus de un million d'électeurs dès le premier tour de la présidentielle, le 22 avril. Retour en images sur ce débat brûlant.

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19 opinions
  • machvote
    machvote     

    http://fgouget.free.fr/evote/evote.html

  • voteinformatique
    voteinformatique     

    Je suis informaticienne et j'ai beaucoup d'expérience en conception et développement d'applications. Hormis la fraude (trucage des résultats de vote, via mille et un moyens), il y a aussi le flicage des électeurs (traçabilité à travers l'heure de vote, le numéro de séquence de son passage, etc.). A ce jour, je ne crois pas aux résultats ou du moins, je n'ai aucune preuve de leur légitimité. En ce qui concerne le fait d'appeler à ne pas voter, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution, car le vote est un droit. Il faut donc voter et réfléchir en parallèle à une solution pour contrôler son bon déroulement. Un exemple serait éventuellement de dédoubler les applications de vote de manière à avoir deux résultats dans des bases ou fichiers différents puis les comparer. Si les résultats sont identiques (à un certain pourcentage près, car il ne faut pas exclure les bugs informatiques et les erreurs liés aux arrondis lors des opérations de calcul), alors le vote est bon.
    Les applications à faire tourner en parallèle doivent être conçues et développées par des fournisseurs différents sinon dédoublées mais configurées et contrôlées par des organismes différents.

  • voteinformatique
    voteinformatique     

    Dommage, j'ai fait un commentaire mais au moment de l'envoi vous m'avez notifié que je n'avais pas mis de titre. malheureusement, je n'avais aucune possibilité de revenir sur mon message pour y ajouter le titre.
    Tant-pis.

  • Genialyser
    Genialyser     

    Internet est un outil qui peut représenter un certain Danger. Et pourtant.... vous avec appris à l'utiliser.

  • Frederik B.
    Frederik B.     

    Une machine à voter est un ordinateur exécutant un programme dont personne ne peut vérifier l'honnêteté car il est couvert par le secret industriel.

    Si la machine a été programmée pour devenir malhonnête "sur demande" puis effacer toute trace de ce changement de comportement, personne ne pourra ni s'en rendre compte, ni en apporter la preuve devant les tribunaux puisque tout est dématérialisé.

    Si un nombre important de machines sont "modifiées" très en amont (par exemple avec la complicité d'une personne travaillant chez le fabricant) on peut supposer que la tentation sera grande d'établir une liste secrète de mots de passe uniques pour chaque machine permettant à un électeur complice de donner à une machine l'ordre de se mettre à tricher jusqu'à un éventuel contre-ordre ou bien jusqu'à la fin du scrutin.

    Attention, je ne dis pas que la fraude papier n'existe pas. La différence entre la fraude papier et la fraude électronique est que la première laisse des traces et est difficilement généralisable, alors que la seconde est facilement généralisable et ne laisse pas de traces si elle est "bien" faite. La fraude papier a toujours existé, et lorsqu'il sera possible de frauder avec l'informatique la fraude ne disparaîtra pas bien au contraire... En voici la démonstration :

    L'informaticien qui travaille chez le fabricant n'aura aucune difficulté pour trafiquer les machines avant qu'elles sortent de l'usine ou bien à l'occasion d'une visite de maintenance en mairie. S'il ne travaille pas chez le fabricant, l'informaticien devra se procurer une machine, comprendre comment elle fonctionne, concevoir et écrire un programme similaire (mais trafiqué) et avoir des complices (par exemple des personnels de mairie) pour accéder à la machine pendant quelques minutes afin de remplacer le programme original par son programme trafiqué. Certains modèles de machines à voter peuvent être modifiés à l'aide d'un micro-ordinateur (PC) que l'on connecte à la machine à voter pendant le transfert du programme trafiqué. D'autres modèles peuvent être trafiqués en les ouvrant pour remplacer une puce avant de le refermer. Une fois ces "formalités" accomplies, la recette pour frauder peut être vendue à n'importe quel candidat souhaitant tricher dans un bureau de vote équipé d'une machine trafiquée.

    Comme chaque machine à voter a un numéro de série unique, l'informaticien demande au candidat de lui donner les numéros de série des machines qui devront reconnaître l'ordre de se mettre à tricher. L'informaticien calcule alors pour chaque numéro de série le code secret qui permettra à la machine de reconnaître l'électeur complice. Comme ce code secret dépend du numéro de série de la machine, il ne fonctionnera que sur la machine correspondante. L'informaticien s'assure de cette façon l'exclusivité de la vente des codes secrets qui fonctionneront avec le modèle de machine qu'il aura trafiqué.

    Passons maintenant aux détails pratiques. Comment un électeur complice du candidat malhonnête peut-il taper un code secret sur une machine à voter ? Réponse : en faisant semblant d'hésiter entre plusieurs candidats avant de valider son choix avec le candidat qui bénéficiera par la suite du coup de pouce.

    Comment éviter que la triche ne soit détectée ? Réponse : en respectant les règles élémentaires suivantes :

    1) ne jamais "bourrer" une urne mais se contenter de "détourner" au profit du candidat malhonnête et seulement de temps en temps (par exemple une fois sur dix) une voix accordée à un autre candidat (tout en affichant les choix originaux des électeurs pour que ceux-ci n'en sachent rien).

    2) bien "choisir" les candidats victimes (ceux dont la machine devra détourner une partie des voix); ceci peut être fait de façon très habile si on détourne les voix de candidats dont les électorats sont habituellement susceptibles de se reporter vers le candidat malhonnête.

    Comment communiquer à la machine le nom du candidat victime ? Par exemple en choisissant son numéro juste avant celui du candidat à favoriser.

    Comment éviter que les résultats ne soient trop différents de sondages ? En trichant juste un peu mais pas trop ou alors en achetant des sondages...

    On voit donc que la généralisation des machines à voter permettrait très facilement de faire basculer les résultats d'une élection, et accessoirement de faire la fortune de quelques informaticiens peu scrupuleux.

    Il y a des gens malhonnêtes dans toutes les professions. Pourquoi prendrions nous le risque de laisser à des informaticiens, des experts, des huissiers, ou des personnels de mairie le soin d'assurer la sécurité des machines et la vérification de leur bon fonctionnement ?

    Vérifier que pour chaque candidat l'appui sur le bouton de son numéro provoque l'affichage du nom du candidat est une chose, vérifier que la machine est honnête en est une

  • ZucchiniMann
    ZucchiniMann     

    Le Chaos Computer Club (www.ccc.de) a démontré combien il était facile de manipuler les machines de vote allemandes [voir ma traduction de leur communiqué en allemand ici: http://zucchinimann.blogspot.com/2007/06/manipulation-dlections-des-machines.html ]. Il ont tourné une vidéo dans laquelle on voit trois personnes bricoler une machine à voter en une minute chrono?
    Pourquoi ne pourrait-on apprendre des expériences malheureuses des voisins?

  • Un simple électeur
    Un simple électeur     

    Un sujet qui n'a jamais été abordé est le coût réel de la machine à voter. Or, les porte-cravates qui essaient d'imposer les machines utilisent toujours l'argument du coût (débat sur BFM le 23 mai par exemple).
    Donc, ils serinent à chaque fois que la machien coûte 4000 euros.
    Comme ils ont une formation d'avocat; on peut excuser leur ignorance de la technique.

    Mais le coût de la machine ne se résumé pas à son prix d'achat. Il faudra compter les séances de formation des scrutateurs et le coût de maintenance des machines (dont le logiciel évoluera forcément pendant les années d'amortissement... puisque les 4000 euros du prix d'achat devront être amortis sur la durée la plus longue possible). Une machine électronique devient rapidement obsolète. Le porte-cravate langue de bois de l'interview parlait d'une calculatrive. Possède-t-il la même calculatrice depuis 10 ans ? Le même téléphone portable ? Le même poste de radio ? Le même ordinateur ?
    L'argument des 4000 euros à l'achat est donc mensonger, pusique les entreprises qui vendront (dans les rêves de certains) 40.000 machines récupéreront du même coup un juteux contrat de formation du personnel, de maintenance pour la mise à niveau, et de contrôles de bon fonctionnement avant chaque élection.

    Autre faille : le stockage des machines. On ne peut pas stocker 40.000 machines pendant des années en toute sécurité. Certaines seront volées (il arrive que des camions de documents officiels comme des cartes d'identité ou des permis de conduire soient volés !), d'autres simplement stockées n'importe où (pendant des travaux, des inondations, des déménagements). Et chaque mairie n'a pas un coffre-fort "inviolable" (qui détient la clé du coffre ?).
    Bref, une partie de ces machines pourront être autopsiées, étudiées, modifiées pendant la durée de stockage. Et il suffit d'en autopsier UNE SEULE pour connaître le fonctionnement de toutes les autres.

    Triste époque, où des gens qui ont une simple formation d'avocat et aucune notion technique ou scientifique imposent à d'autres leur incompétence.

  • slutlover
    slutlover     

    Il ne s'agit que de l'une des multiples atteintes aux libertés individuelles dont Sarkozy le spécialiste est coutumier !
    C'est vrai qu'ayant un père hongrois il doit avoir une vision décalée de ce qu'est la France en réalité.

    Autres atteintes aux droits de l'homme :

    http://www.01net.com/article/339622.html
    http://have-it.com/denonciation/pages/france/2007/nom/nicolas_sarkozy_sarkozy_nicolas.html

    Noter aussi le mépris de Villiers pour la démocratie puisqu'aux Herbiers (85) son fief les machines à voter étaient installées !

    Pour moi les machines à voter ce n'est que la suite des lois Perben II, lois DADVSI, etc

  • Eric M.P.
    Eric M.P.     

    Etait-il si urgent d'équiper 100 communes de machines coutant 4000 Euros pièce (plus couteux que le système de vote par bulletin papier qui a fait ses preuves) ? Aujourd'hui, j'ai voté avec ce nouveau système et ai assisté à des scènes absurdes voire illégales : un aveugle vote assisté d'une autre personne dans l'isoloir, des personnes agées ont été assistées par un des assesseurs du bureau de vote. Je trouve cela révoltant : ce système ne garantit pas le secret du vote ! Et comment puis-je être sûr que mon vote a été pris en compte tel que je l'avais souhaité ?

  • jpmarquigny
    jpmarquigny     

    La démocratie veut que:
    1) chacun puisse voter;
    2) chacun puisse contrôler simplement que son vote est bien respecté.

    Ces machines bafouent complètement ce deuxième point, c'est gravissime.
    En dehors du vote papier, qui a l'immense mérite de la simplicité et de la transparence, la seule solution pour faire tout de même plaisir au monsieur "moderniste" serait d'équiper les ordinateurs de vote d'une imprimante qui imprimerait pour chaque électeur un reçu avec le candidat choisi, que l'électeur pourrait contrôler avant qu'il ne soit introduit dans une urne transparente classique; ces bulletins papier pourraient être recomptés!
    En l'absence d'un tel système, j'irai voter ce dimanche -sur machine électronique, bien obligé- la peur au ventre. Mais je me plaindrai auprès des élus et participerai à tout collectif de contestation. inscrivez-vous sur www.ordinateurs-de-vote.org/ !

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