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Les consoles d’entreprise cherchent leur second souffle

De grandes consoles d’administration ont subi un lifting technologique afin d’intégrer des fonctions de visualisation et de corrélation avancée, du reporting, ainsi que de l’aide au diagnostic.

Inspirée par quelques pionniers tels que Systar, la supervision de la qualité de service des processus métiers a rallié les grands spécialistes de l’administration. Mais il y a peu de temps que les consoles de supervision d’entreprise, coiffant les grands frameworks d’administration, sont techniquement en mesure de répondre à cet objectif. Leurs lacunes sont en passe d’être levées, de façons différentes. Avec Unicenter TNG, Computer Associates avait exploré très tôt les pistes permettant d’attaquer l’administration à un niveau d’abstraction élevé.

Supervision, corrélation et reporting

Orienté objets, Unicenter TNG consolide dans un référentiel l’ensemble des objets administrés. Référentiel à partir duquel il est possible de définir des vues d’administration dédiées. Pour construire ces vues, l’éditeur a misé sur deux technologies. La première est une représentation graphique 3D en temps réel. La seconde, Neugent, est une analyse intelligente des événements d’administration. Depuis peu, la console d’Unicenter TNG s’appuie sur TNG SLM (Service level management), pour du reporting et de la supervision des performances.Chez BMC, la console d’administration de Patrol est modernisée dans le cadre du projet Patrol 2000, engagé l’année dernière. À l’époque, BMC visait à ” digérer ” certaines acquisitions. Le rachat de Boole & Babbage l’avait doté d’une console d’entreprise digne de ce nom, Command/Post, dont les fonctions de corrélation des événements ont ensuite été combinées avec les fonctions de reporting d’exploitation et les capacités prédictives des outils Best/1, d’origine BGS. Ce qui est devenu la console Patrol Enterprise Manager a été complété par un outil de gestion de la qualité de service, Patrol for SLM. Quant à Tivoli, mieux superviser la qualité de service imposait le renouvellement de ses consoles d’entreprise. C’est ainsi que, depuis la fin 2000, TBSM (Tivoli business systems manager) remplace Tivoli GEM (Global enterprise manager) et Tivoli Manager for OS/390. L’outil apporte à l’exploitation un type de représentation logique organisant les indicateurs et les objets applicatifs concernés par un domaine métiers donné.

Hypervues et exploration top-down

Pour construire ces représentations, TBSM introduit le mécanisme des hypervues afin de naviguer via des ressources du système d’information. Dans ces hypervues, les problèmes d’exploitation vont d’abord être notifiés par le biais des impacts qu’ils sont susceptibles d’avoir sur les processus supervisés. Un mécanisme d’exploration de type top-down permet de descendre jusqu’à la racine des incidents.

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Thierry Jacquot