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Le poste de travail distribué se réinvente

Après les serveurs, la virtualisation gagne le poste de travail. Le concept n’est pas nouveau, mais de nouvelles solutions rendent l’approche plus efficace et sûre.

Cette technologie s’immisce doucement dans le poste de travail. Elle centralise ainsi sur un serveur les instances PC, qui s’affichent ensuite, via le protocole RDP (Remote Desktop Protocol), sur les
postes client, portables ou terminaux légers. En ligne de mire : une réduction des coûts. ‘ L’idée n’a rien de nouveau. Mais on dispose à ce jour d’une palette d’outils plus
flexibles ‘,
dit Laurent Charreyron, directeur général Europe du Sud de Wyse.La notion de virtualisation pour le poste de travail existe depuis des dizaines d’années dans le mainframe. Mais, comme pour les serveurs, la donne a changé avec VMware et son outil de virtualisation. Notamment chez les anciens
du secteur, qui se sentaient à l’étroit avec leurs solutions limitées à certains OS. Depuis quelques semaines, les annonces s’enchaînent chez Citrix ou Wyse.Le premier, qui virtualise les applications depuis plus de quinze ans, tire parti de VMware. Jusque-là, un serveur physique hébergeait un OS de type Windows, puis le serveur de présentation Citrix. Ce serveur avait ses limites
 ?” comme dans les configurations complexes. Aujourd’hui, le serveur Windows n’est plus unique, et plusieurs serveurs virtuels cohabitent sur la même machine. La couche de virtualisation d’applications de Citrix se
charge de la gestion des connexions multiples. De son côté, Wyse redonne des couleurs à ses clients légers avec Wyse Streaming Manager, intégrée à l’offre VDI de VMware. Elle automatise la construction des images du PC. Softricity (racheté
par Microsoft) a aussi, choisi l’approche du streaming d’applications.

Géants et start-up se côtoient

NEC joue la carte du package simple à installer. Bâtie autour du serveur Express 5800, sa solution Virtual PC Center accueille jusqu’à 20 sessions virtuelles Windows XP Pro (bientôt Vista), personnalisées pour chaque
utilisateur. Ces derniers y accèdent via des clients légers, dont les capacités graphiques ont été améliorées. NEC, qui cible les centres d’appel, l’éducation ou la santé, différencie son offre en ajoutant des fonctions de voix sur IP.
Selon NEC, cette solution coûterait moins cher que les PC-lames de HP. Sachant que ceux-ci sont surtout utilisés pour le calcul ou les applications serveurs.Des start-up complètent le tableau avec des solutions d’administration de parcs de PC virtuels. A savoir Dunes, Leostream (d’ailleurs choisi par Wyse), ou encore Propero.Reste que, outre couper en tranches un serveur pour y héberger plusieurs instances PC, la virtualisation est utile pour sécuriser les postes de travail, puisque ceux-ci sont contrôlés depuis un point unique. Les administrateurs
supervisent ainsi facilement les mises à jour, et les PC virtuels gagnent en stabilité. Notamment grâce aux technologies de virtualisation embarquées par Intel et AMD dans leurs processeurs, désormais disponibles. Mais les changements culturels sont
toujours difficiles. Et la migration de masse n’est pas pour demain.

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Kareen Frascaria