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Kazaa a dix jours pour survivre

L’éditeur du logiciel de P2P doit mettre en place avant le 5 décembre un système de filtrage limitant les échanges illégaux.

‘ C’est le dernier avertissement pour Kazaa. ‘ John Kennedy peut se réjouir. Le président de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (Ifpi) est sur le point
de gagner son combat contre le plus célèbre des logiciels de peer to peer. La justice australienne vient en effet de poser un ultimatum à Sharman Networks, l’éditeur de Kazaa. La société a dix jours pour mettre en place
un système de filtrage empêchant l’échange de fichiers musicaux illégaux sur sa plate-forme de P2P. Faute de quoi, elle devra cesser toute activité.

3 000 mots clés pour repérer les contrefaçons

La Cour fédérale australienne confirme ainsi un
jugement du 5 septembre 2005. Le juge Wilcox reconnaissait alors la culpabilité de Sharman Networks, accusé de permettre aux utilisateurs de son logiciel denfreindre la loi sur
le copyright, et même de les y encourager. L’éditeur avait deux mois pour mettre en place un filtrage dans son logiciel Kazaa et décidait de faire appel. Sans succès, puisque la justice australienne vient de lui rappeler ses obligations,
fixant un nouvel ultimatum au 5 décembre.A partir de cette date, Kazaa (et toutes ses futures versions) devra incorporer par défaut un système de filtrage par mots clés. Il s’agit de repérer les fichiers illégaux par leur titre, leur compositeur, l’interprète ou
d’autres noms qui permettraient d’identifier le morceau.Le filtrage devra s’appliquer notamment à la fonction de recherche du logiciel. Dans un communiqué, l’Ifpi indique que le dispositif reposera sur une liste de 3 000 mots clés que les maisons de disques pourraient
enrichir à volonté pour tenir compte de l’actualité musicale. Cette mise à jour se ferait automatiquement, sans intervention des utilisateurs.En revanche, ceux qui auront téléchargé Kazaa avant la date fatidique du 5 décembre ont toutes les chances d’échapper à cette mesure. Ce dont le juge Wilcox a bien conscience. Dans son verdict, il ordonne donc à Sharman
Networks de ‘ mettre le maximum de pression sur les utilisateurs actuels ‘ afin de les inciter à télécharger une version à jour de Kazaa, avec le dispositif de filtrage.

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Stéphane Long