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Dungeon Keeper : donjon, dragon, poulet et stars du SM

Trônant au firmament des jeux dont vous êtes le méchant, Dungeon Keeper faisait mal et c’était bon…

Dans Populous, également créé par Bullfrog et Peter Molyneux, vous incarniez un dieu. Classe mais plutôt biblique… Dans Dungeon Keeper, DK, à la manière d’un Theme Hospital où vous gériez un hôpital loufoque (et ses fantômes), vous enfiliez les chausses d’un gardien de donjon dans un monde heroic-fantasy. Avec tout ce que ça peut sous-entendre : de nains, d’elfes, pour le côté heroic, de diablesses sadomasochistes en latex, pour le côté fantasy. Ajoutez des démons ayant des problèmes de flatulence et des dragons paresseux un peu vénaux, pour compléter le portrait de famille.

L’IA se chargeait de 90 % des actions de vos sous-fifres, que vous pouviez tout de même stimuler à coup de baffes ou incarner en prenant possession de leur corps. Vous passiez alors en vue à la première personne pour participer à d’épiques batailles. Mais là n’était pas le gros du jeu. Car, DK, en véritable jeu de gestion et de stratégie, vous obligeait à penser votre donjon intelligemment pour que vos créatures puissent dormir, s’entraîner, vaquer à leurs occupations et surtout bouffer des poulets sans avoir à parcourir trop de kilomètres.

Ma petite entreprise…

En bon gérant, vous deviez monter une affaire sur les terres d’un seigneur, en tout honneur, différent à chaque mission. N’appréciant pas votre intrusion le seigneur du cru prenait le rôle d’adversaire principal et expédiait preux chevaliers, lépreux vagabonds et valeureux mages en robe et enrobés vers une mort certaine. Certaine, longue et douloureuse.

Malheureusement pour lui, plus votre progression était importante, plus votre donjon attirait de nouvelles créatures mercenaires. Certaines pièces étaient même indispensables au recrutement de certains combattants. Ainsi, le cimetière favorisait la venue de vampires et la prison offrait un beau gisement de squelettes pour peu que vous y laissiez mourir les prisonniers plutôt que de les pervertir et de les rallier à votre cause.

Fais-moi mal ! Non ! Encore !

Mais tout cela n’est rien comparé à la salle de torture, livrée de série avec ses plantureuses et efficaces maîtresses noires. Fantasmes ambulants. Adeptes du SM au petit-déjeuner, sans beurre, ou alors frémissant et à même la peau, elles passaient autant de temps à châtier les pauvres créatures que vous pouviez mettre entre leur main qu’à se faire punir, pour le plaisir et hors temps de travail, par les bourreaux locaux.

Une belle usine à produire des cris de jouissance et de douleur, qui, de douves en oubliettes, rebondissant au long des interminables couloirs glacés de votre donjon, tintinnabulaient à vos oreilles émerveillées d’entrepreneur sans scrupule. Un régal !

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Aymeric Siméon