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Au nom de l'éthique, de la transparence... et de la délation

Au nom de l'éthique, de la transparence... et de la délation
 

Pratiqué aux États-Unis, l'encouragement à la délation touche aujourd'hui la France. On est en droit de s'inquiéter.

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4 opinions
  • ange.lique
    ange.lique     

    Je suis étonnée de ce qui m'arrive. Cela fait presque 20 ans que je travaille en passant par des postes à responsabilité touti counti. Actuellement en complément d'une autre activité professionnelle, j'ai trouvé un travail à temps partiel 20 heures "alimentaire" dans un centre d'appels en tant que téléconseiller de base, coefficient 140 - niveau I. J'ai d'abord travaillé 6 mois sur un projet d'un grand groupe de télécommunications, sans
    problème. Depuis février, je travaille sur un autre petit projet et là, depuis que j'y suis, c'est le calvaire !!!!
    Mais l'apothéose a été atteint, il y a quelques jours à 17 heures, lorsque pour la nème dénonciation, une collègue a dénoncé auprès de mes supérieurs un accord qui outrepassait le périmètre de mes responsabilités au regard dudit projet. En effet, tous nos commentaires faits sur des appels afin d'aider le collègue suivant à prendre connaissance du dossier, sont automatiquement enregistrés sous notre prénom, si bien que si erreur il y a, le collègue a toute facilité pour les dénoncer.
    Du coup pour cet accord qui outrepassait le cadre de mes responsabilités (mais qui était une solution qui sera sans doute celle adoptée pour ce dossier), j'ai eu le droit à la totale : 3 encadrants sur mon dos pendant une heure - écoute de mon appel avec visualisation en temps réel de mon poste informatique - infantilisation, rabaissement, humiliation, culpabilisation....
    Puis, je suis passée au bureau de mon superviseur 1/2 heure pour avoir à signer une nouvelle mise en objectif ds laquelle il était conclu à une faute professionnelle et comme c'était le nème mise en objectif, la demande d'une sanction (nème ne veut pas dire une tripotée mais je reste discrète).
    Pour exemple, deux de mes mises en objectif précédentes : l'une dénoncée par le client du centre d'appels parce que j'ai mal renseigné sur des délais, l'autre dénoncée par un des mes encadrants, non loin de moi, qui m'a entendu dire à une cliente, qui me pompait l'air pendant plus de 10
    minutes et me disait que j'allais avoir des problèmes : "Ce n'est pas moi qui vais avoir des problèmes, mais la société XXXXXXXXXXXXXX".
    Il est à noter que pour ce projet, à aucun moment je n'ai signé de périmètre d'activité,et que nous sommes sans cesse confrontés à des appels conflictuels vu les délais obérés par le client du projet dans le traitement de ses dossiers.
    Alors comme cela, en plus des enregistrements de l'ensemble de nos appels (et postes de travail par la même occasion au cours des appels), des écoutes de nos encadrants, des écoutes de contrôle du client du projet, je dois me réjouir des délations de mes collègues. Le code de travail autorise-t-il tout cela !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Lingon
    Lingon     

    Au nom du simple bon sens et de l'esprit de responsabilité envers la société dans laquelle on vit et dont on vit (!), il est de devoir de chacun d'aider à lutter contre les actions antisociales, et donc les crimes et délits.
    Mais attention aux dérapages. Là, aussi et encore, se pose le problème des limites.

  • Gerard_
    Gerard_     

    Peut-être qu'il y aura des récompenses, si le pouvoir de nuisance n'est pas assez motivant ?

  • arko
    arko     

    da,s les organismes financiers, (secteur qui a besoin de redorer un tant soiy peu sa probité...); les numéros "allo balance" sont monnaie courante. pas que celà débouche sur une réelle action, mais le fait de se savoir surveillé en permanence par n'importe qui, intériorise le pb d'éthique au niveau de l'employé. c'est un peu le p^rincipe du panoptique décentralisé.

    quant aux syndicats, n'en espérons pas trop... la liberté c'est la sécurität. c'est un credo politique qui dépassent largement le cadre du travail.

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