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RetroArch

RetroArch

Le logiciel gratuit RetroArch est une solution complète d’émulation qui rassemble des dizaines d’émulateurs dans une seule interface. Il est à télécharger sur PC Windows, console ou smartphone.
Éditeur : Libretro
Note

Présentation de RetroArch par Telecharger.com

Le monde de l’émulation a fait des bonds prodigieux ces dernières années. Alors que bon nombre d’émulateurs étaient instables et qu’il était difficile de rejouer à un ancien jeu, des développeurs chevronnés ont accompli des prouesses sur des machines réputées très difficiles à émuler, comme la Saturn de SEGA ou la PlayStation 3 de Sony. RetroArch cristallise toute cette évolution, et bien du chemin a été parcouru depuis la naissance du projet, encore embryonnaire, en 2010.

RetroArch n’est pas un émulateur à proprement parler, mais ce qu’on appelle un front-end, c’est-à-dire une enveloppe visuelle et technique qui accueille différents modules d’émulation appelés cœurs (cores en VO). Chaque cœur correspond à un émulateur : Flycast pour la Dreamcast, Snes9x pour la Super Nintendo, Beetle PSX pour la PlayStation, Dolphin pour la Gamecube, et bien d’autres. En fait, RetroArch, c’est un peu comme un juke-box dans lequel on aurait inséré une pile de 45 tours. Le catalogue de machines prises en charge par RetroArch est absolument renversant. Il est aujourd’hui possible de passer de l’Atari 2600, que l’on peut considérer comme la console qui a démocratisé le jeu vidéo auprès du grand public, à des machines comme la PlayStation 2 ou la Nintendo DS. RetroArch est également un moyen de retrouver des jeux emblématiques comme Doom ou Quake, mais aussi des micro-ordinateurs comme l’Amiga, l’Atari ST ou encore le Commodore 64.

Au fil des années, RetroArch s’est considérablement amélioré, notamment en matière d’uniformisation. Aujourd’hui, configurer une manette ne demande pas de connaissances poussées et de nombreuses options d’affichage permettent de s’adapter aux goûts de chacun. On retrouve également des sauvegardes, des raccourcis et même un système de triche (les fameux cheat codes) pour progresser plus facilement dans les jeux ou obtenir différents bonus. À cela s’ajoutent des fonctions que les machines d’origine ne possédaient pas. C’est le cas du rembobinage, le fameux rewind, qui permet de revenir quelques secondes en arrière, juste avant que votre personnage ne soit touché.

Comme le prouvent des systèmes d’émulation tels que Recalbox, qui s’appuient sur lui, RetroArch a également su séduire les fans de rétrogaming, notamment par le biais de filtres graphiques idéalement pensés pour reproduire le rendu des tubes cathodiques. L’intégration des succès RetroAchievements est, quant à elle, un bon moyen pour les amateurs de challenges de défier la machine. C’est bien simple : en matière d’émulation, RetroArch est aujourd’hui un pur incontournable.

Comment jouer à RetroArch ?

Comparé à des émulateurs classiques, RetroArch peut faire figure d’usine à gaz. Il est vrai qu’au premier lancement, le logiciel peut dérouter : selon la plateforme utilisée, l’interface est plus ou moins austère. La première étape consiste à récupérer ce qu’on appelle les cœurs, autrement dit les moteurs d’émulation. Pour cela, il suffit de se rendre dans le menu « Mise à jour en ligne », puis de télécharger les cœurs grâce à l’option dédiée, en sélectionnant les émulateurs correspondant aux micro-ordinateurs, aux consoles et aux bornes d’arcade souhaités. Sur iPhone et iPad, les règles de l’App Store imposent que les cœurs soient déjà intégrés à l’application, tandis que sur Steam, ils se présentent sous forme de contenus additionnels gratuits.

Au fil du temps, RetroArch s’est uniformisé, permettant l’utilisation de manettes diverses et variées. Aujourd’hui, le logiciel reconnaît un nombre impressionnant de contrôleurs, des plus anciens aux plus récents. Une fois votre configuration en place, il ne vous reste plus qu’à ajouter des jeux. Le menu « Importer du contenu » permet d’analyser un dossier entier : RetroArch identifie alors chaque fichier et le range dans une liste par console. Il est même possible de télécharger des jaquettes, des captures d’écran et des écrans-titres pour habiller la bibliothèque. En gros, RetroArch réalise un scan complet de vos dossiers de jeux.

À noter que certaines machines, notamment celles exploitant un lecteur CD-ROM, nécessitent un BIOS. C’est le cas de la PC Engine CD, de la PlayStation, de la Saturn ou encore du Mega-CD. Ce BIOS, qui n’est autre que le programme de démarrage de la machine, est indispensable pour faire tourner certains émulateurs : sans lui, une PlayStation ne pouvait tout simplement pas démarrer à l’époque. Il suffit ensuite de choisir un jeu dans la liste pour le lancer avec le cœur correspondant au système émulé. Une fois la partie lancée, le menu rapide devient le centre de contrôle. C’est à partir de lui que vous pouvez effectuer des sauvegardes instantanées, rembobiner l’action de quelques secondes, changer de shader (c’est-à-dire de filtre graphique), activer des codes de triche ou encore réassigner les touches. Chaque réglage peut être appliqué à un seul jeu, à une console entière ou à l’ensemble du logiciel pour plus de facilité. Avec toutes ces options, il va sans dire que RetroArch s’adresse plutôt à un public averti. Même s’il est possible de jouer facilement, mieux vaut connaître un peu le milieu pour s’y retrouver. Il existe toutefois des solutions comme Recalbox qui exploitent RetroArch au sein d’une interface beaucoup plus accessible.

Attention, rappelons que RetroArch est livré sans aucun jeu commercial. Libre à chacun d’utiliser des copies de ses propres cartouches et CD, ou de se tourner vers les nombreux jeux amateurs disponibles gratuitement. En revanche, télécharger des jeux commerciaux sur Internet est illégal.

Quels sont les OS compatibles avec RetroArch ?

RetroArch tourne sur de nombreux supports. Le programme fonctionne sur PC Windows, macOS et Linux, et peut même s’installer sur une clé USB. Il est également disponible sur Steam, ce qui en fait une solution de choix sur Steam Deck, ainsi que sur mobiles iOS et Android. Les possesseurs d’appareils frappés du logo à la pomme ont toutefois dû patienter plus longtemps que les utilisateurs d’Android : le logiciel a fait son retour officiel en mai 2024, après l’ouverture de l’App Store aux émulateurs, sur iPhone, iPad, Apple TV et même Apple Vision Pro.

Sur console, RetroArch est compatible avec un nombre incalculable de systèmes, à condition de les déverrouiller – une pratique que l’équipe Libretro ne recommande pas officiellement. Vous pouvez ainsi l’installer sur PS2, PS3, PSP, PS Vita, Wii, Wii U, 2DS, 3DS, Nintendo Switch ou encore GameCube équipées d’un firmware modifié. Il est également présent sur Xbox, Xbox One et Xbox Series ; sur ces deux dernières, il faut passer par le mode développeur de Microsoft. Enfin, RetroArch fonctionne sur des micro-ordinateurs comme le Raspberry Pi, sur la plupart des consoles portables rétro venues d’Asie (Anbernic, Retroid, Miyoo…) ou encore sur certains téléviseurs LG, via webOS. Bien évidemment, gardez à l’esprit que tous les cœurs ne sont pas disponibles partout : sur une Nintendo 3DS, il n’est pas question d’émuler une PlayStation 2.

RetroArch est-il gratuit ?

RetroArch est une solution d’émulation totalement gratuite. C’est un logiciel libre, dont le code source est accessible à tous. Pas de publicité, pas de microtransactions et encore moins de fonctions verrouillées derrière un abonnement : le projet vit grâce aux dons de la communauté, notamment via Patreon, ainsi qu’à la vente de produits dérivés.

Quelles sont les alternatives à RetroArch ?

Recalbox est un projet français qui ne date pas d’hier. Au fil du temps, il n’a cessé de s’améliorer pour atteindre aujourd’hui un niveau de perfectionnement assez bluffant. Concrètement, Recalbox permet de transformer un Raspberry Pi, un vieux PC, un Steam Deck ou certaines consoles portables en une machine rétro à la compatibilité impressionnante. Il s’agit d’un système complet, à installer sur une carte microSD ou une clé USB, qui se présente sous la forme d’une interface réunissant de nombreux émulateurs. L’interface est bien plus accessible que celle de RetroArch et le tout est entièrement contrôlable à la manette. Une sélection de jeux amateurs est même fournie d’office pour démarrer en toute légalité. L’équipe a également conçu le Recalbox RGB Dual, un module qui permet de relier un Raspberry Pi à un vieux téléviseur cathodique.

Lui aussi incontournable, MAME est la solution d’émulation des passionnés d’arcade. Son nom complet, Multiple Arcade Machine Emulator, annonce d’ailleurs la couleur. Lancé en 1997, le projet a pour but de préserver le patrimoine des bornes d’arcade en reproduisant l’électronique de cartes mythiques, de Pac-Man à Metal Slug en passant par Street Fighter II. Depuis sa fusion avec le projet MESS en 2015, MAME émule également des centaines de consoles et de micro-ordinateurs. Malgré une interface plutôt austère, c’est un logiciel très puissant, d’une grande fidélité aux machines d’époque. Il demande un temps d’adaptation, car ses options ne sont pas accessibles à tous. Mais c’est une solution gratuite et open source, à télécharger sur Windows, macOS et Linux.

Fort d’une philosophie proche de celle de Recalbox, Batocera permet de métamorphoser un PC en machine de rétrogaming, en démarrant simplement depuis une clé USB ou une carte SD, sans toucher au système déjà installé. Il fonctionne également sur Raspberry Pi, sur de nombreuses consoles portables ainsi que sur Steam Deck. Batocera mise sur une compatibilité très large en combinant les cœurs de RetroArch et des émulateurs spécialisés pour les machines plus récentes, comme la PlayStation 2 ou la Wii. Lui aussi gratuit et open source, il a l’avantage d’ouvrir la porte à des systèmes récents, ce qui constitue un sérieux atout.

Caractéristiques

Version 1.22.2 (2026-10-30)
Dernière mise à jour 30/10/2026
Licence Gratuit
Taille 99.62 Mo
Systèmes d'exploitation Android - Fichier APK, Android 5.0 ou version ultérieure, iPhone, Linux, macOS Intel 32 bits - Mac OS X, macOS Intel 64 bits - Mac OS X, Service en ligne, Windows 32 bits - 7/8/8.1/10, Windows 64 bits - 7/8/8.1/10/11
Langue Anglais
Note Play Store
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