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Par l’odeur du Net alléchés, les Big Five multiplient alliances et fusions

Les ” Big Five “, contraints de revoir leur stratégie, séparent les métiers réglementés de ceux du conseil. Face aux investissements de plus en plus lourds en informatique, les alliances avec les SSII sont d’actualité.

La série de mariages entre le service informatique et le conseil continue. Dernier en date, celui de Cap Gemini et de la branche conseil d’Ernst & Young qui va peser 7,8 Md$ et regrouper quelque 58 000 personnes. Il fait suite à la série Atos/Odyssée, CSC/ KPMG, et autres EDS/AT Kearney, de ces dernières années.

“Avec le développement d’Internet et des technologies décisionnelles, les entreprises ne voient plus l’informatique comme un centre de coût mais comme un vecteur de profit. Mais la complexité de ces nouvelles applications a poussé les Big Five à se concentrer sur le conseil, mais sans toujours avoir les ressources nécessaires à la mise en place de ces projets. Pour atteindre la masse critique, la tendance est donc aux alliances et aux fusions “, explique Pierre Bonnard, consultant en activités services chez IDC France. Exception faite d’IBM qui fait cavalier seul pour l’instant, ayant à la fois les moyens financiers et les ressources. Une situation qui pourrait évoluer, dans la mesure où Big Blue, selon la rumeur, s’intéresserait à la branche conseil de PricewaterhouseCoopers, qui vient juste de dissocier ses métiers.
Les Big Five, qui ont vu fructifier ces dernières années leurs activités de conseil (avec souvent un taux de croissance à deux chiffres), se voient donc aujourd’hui contraints de se réorganiser. Témoins les structures d’Arthur Andersen et d’Andersen Consulting scindées en deux parties distinctes, pour pouvoir offrir des prestations de conseil à leurs clients audités. La pression de la commission américaine SEC (Securities and Exchange Commission) a accéléré ce mouvement de réorganisation. “Ce qui ouvre de nouvelles orientations pour l’audit s’il est bien séparé du conseil “, explique Pierre-Bernard Anglade, président de PWC France, en annonçant la réorganisation de ses activités. Quant aux ” pure players “, ces jeunes sociétés de services aux compétences Internet, qui arrivent en force sur le nouveau marché de services du Net, comme Fi System et USWeb/CKS, “elles sont beaucoup plus un facteur d’accélération que le déclencheur de la Net économie. Elles n’ont d’ailleurs pas la taille critique pour s’adresser aux très grands comptes et déployer une grosse architecture de 2000 serveurs “, conclut Pierre Bonnard

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Clarisse Burger