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Les vidéos sponsorisées voient le jour sur YouTube France

Après le texte, Google insère des vidéos dans ses liens sponsorisés. Premiers essais français.

Depuis plusieurs années, Google avait habitué les internautes aux Adwords, ces liens publicitaires distribués en fonction des mots-clés tapés dans le moteur de recherche. Les utilisateurs vont désormais devoir se familiariser avec les vidéos sponsorisées.

En effet, un nouveau format publicitaire débarque sur le YouTube français (il existait déjà sur la version américaine depuis un an). Situées à l’intérieur même des Adwords, ces clips promotionnels fonctionnent sur le même principe que les liens sponsorisés maison. Ils sont distribués en fonction des mots-clés tapés par les internautes.

Sur la version française du site de partage de vidéos, les exemples ne sont pas encore légion. Une première campagne pour la banque en ligne Monabanq a vu le jour. Afin de promouvoir le concert en webcast du groupe U2, Google a également utilisé ce nouveau format.

Bien d’autres formats à l’appel

En insérant une vidéo sur la plate-forme DoubleClick Ad Exchange, l’annonceur choisit une série de mots-clés qui seront associés au clip. Puis, choisit de placer uniquement ses publicités sur Google, YouTube ou sur les sites partenaires du moteur de recherche sur lesquels sont diffusés les liens sponsorisés (comme 01net.).

La marque n’est, cette fois, non pas rémunérée à chaque fois que l’internaute est renvoyé sur son site (au clic), mais seulement s’il regarde la vidéo.

YouTube dispose déjà d’un arsenal de formats publicitaires censés l’amener vers l’équilibre financier. Parmi eux, les flashs transparents, ces bandeaux qui se superposent aux images. Ou encore les spots vidéo classiques.

Ces derniers sont distribués en fonction des intérêts des internautes. Autrement dit, des vidéos regardées sur le site. Pour ce faire, Google utilise la technologie de tracking de DoubleClick, un géant de la publicité en ligne acquis par le moteur de recherche le 16 avril 2007 pour 3,1 milliards de dollars.

« YouTube enregistre un cookie publicitaire sur votre navigateur, explique la société dans ses FAQ. Nous utilisons également les fonctions de DoubleClick sur le réseau de nos sites partenaires [les clients AdSense, NDRL] pour connaître le type de contenu susceptible d’intéresser les internautes », développe Google France.

Pour les réfractaires au tracking ou à la publicité ciblée, l’américain offre la possibilité aux internautes de se désinscrire en téléchargeant un cookie spécial sur le navigateur. Mais comme celui-ci disparaît à chaque fois que l’internaute vide son cache et les éléments enregistrés dans le navigateur, Google propose également de télécharger un plug-in de désinscription publicitaire.

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Hélène Puel