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L’économie du chaos

Septembre 1998 : Alcatel dévisse en Bourse et s’efforce de faire taire des rumeurs propagées par un Lucent tout-puissant. Mai 2001 : l’équipementier américain a perdu…

Septembre 1998 : Alcatel dévisse en Bourse et s’efforce de faire taire des rumeurs propagées par un Lucent tout-puissant. Mai 2001 : l’équipementier américain a perdu plus de 80 % de sa valeur par rapport à ses cours les plus hauts. Brutal retournement de situation. Son rachat par Alcatel représente aujourd’hui sa dernière chance d’éviter la faillite.De son côté, Cisco semble à peine en meilleure forme. Première capitalisation mondiale, il y a encore quelques mois, et modèle de gestion sur l’ensemble de la planète business, l’icône des réseaux internet se cherche maintenant un avenir. La semaine dernière, c’était au tour de Bertelsmann, le champion de la convergence média-internet, de réduire la voilure sur BOL, son site européen de vente en ligne de livres.Erreurs de prévision, coup de tabac des Bourses mondiales… Certes, mais ces revirements et ces violentes décélérations ne sont pas dus seulement aux aléas conjoncturels des marchés télécoms et internet. Ils témoignent d’une nouvelle économie : celle du chaos.Autrement dit, l’économie du changement permanent. Un temps où les entreprises s’érigent en colosses internationaux en quelques années et se défont en quelques mois. Un temps où une technologie chasse l’autre, où les marchés se succèdent à un rythme forcené, où la complexité est partie prenante de n’importe quel contrat commercial.Les patrons ne s’y trompent pas. La première préoccupation d’un dirigeant avisé est d’organiser son entreprise ?” ses salariés, ses clients, ses actionnaires ?”, pour lui permettre de s’adapter à cet environnement mouvant. Gérer, renouveler et anticiper, tel est le credo, en forme de défi quotidien, du patron à lère numérique.

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Jean-Jérôme Bertolus