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Le dialogue de sourds entre PC de poche devrait s’arrêter

Les ordinateurs de poche ont du mal à s’entendre… Afin de contourner l’incompatibilité de leurs systèmes d’exploitation, PalmWare a conçu un système de programmation adapté à l’informatique nomade.

L’univers professionnel a bien adopté les ordinateurs de poche et autres assistants personnels. Petits, maniables et de plus en plus communicants, ils ne sont pas dépourvus d’atouts… ni d’inconvénients d’ailleurs.

Choisir son système d’exploitation est difficile

Le premier facteur handicapant est leur durée de vie commerciale qui, en moyenne, n’excède pas six mois, à l’exception des Palm dont la prochaine évolution majeure n’interviendra qu’en 2001. Un deuxième inconvénient, et non des moindres, est l’existence des différents systèmes d’exploitation. Ainsi, Epoc, PalmOS, Symbian et Windows CE se disputent le marché et sont, bien entendu, totalement incompatibles entre eux.Les développeurs d’applications doivent donc choisir leur camp. Un choix qui n’est pas sans risque. La fin de l’aventure du Newton d’Apple a laissé un souvenir amer à nombre de programmeurs ! Pire, certains de ces systèmes, tel Windows CE, se déclinent en onze versions, fonctionnant chacune avec neuf processeurs différents.Au bout de six mois, les processeurs des nouvelles machines évoluent, offrant certes aux utilisateurs des fonctionnalités jusqu’alors inexistantes, mais proposant aussi de nouvelles versions des systèmes d’exploitation, qui rendent obsolètes les précédentes, tout comme les applications antérieurement développées.C’est en partant de ce constat que la société toulousaine PalmWare a développé, en 1995, MPS (Multi-platform system), un système de programmation pour l’informatique nomade, adaptable aussi bien aux ordinateurs de poche qu’aux téléphones portables, à travers son langage MPL (Multi-platform langage).” MPS est l’équivalent d’une machine virtuelle. De petite taille, il ne pèse que 40 Ko, il vient se charger avec les systèmes d’exploitation, sans les remplacer ni les concurrencer. Il intervient simplement en complémentarité, et dans de nombreux cas, il améliore les performances (8 Mo de mémoire linéaire) sur un Palm et la fiabilité des systèmes d’exploitation existants. Quels que soient l’âge et le type de la machine, MPS permet aux utilisateurs et aux développeurs de conserver leurs habitudes. Les applications qui sont développées avec MPS sont portables d’une machine à l’autre (Palm vers Psion ou inversement, par exemple) “, résume Patrick Dehlinger, p.-d.g. et fondateur de PalmWare.

Compilateurs MPS téléchargeables

Si MPS n’est pas sans rappeler Java, il présente pourtant un intérêt considérable par rapport au langage de Sun. Là où le second nécessite 100 mips pour fonctionner, le premier ne réclame que 0,3 mips. De même, la machine virtuelle Java connaît des différences de fonctionnement selon la machine de développement et l’ordinateur sur lequel l’application tourne, ce qui n’est pas le cas de MPS. “On peut dire que 90 % du code source de MPS, développé en C, n’est jamais retouché, il est donc très stable. En outre, il s’installe en copiant un seul fichier sur le PDA“, souligne Patrick Dehlinger.D’ici à la fin de l’année, des compilateurs MPS pour des langages tels que Basic, C++, Fortran, GNU, HTML et Java seront gratuitement mis à disposition des développeurs sur palmware.fr. Un navigateur Internet en MPS est également téléchargeable à partir du site Web. Il s’agit de montrer et de prouver aux développeurs qu’il est possible de faire fonctionner la même application sur des supports hétérogènes.

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Renaud Hoffman