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AutoPilot 2.0 ou comment Tesla équipe ses voitures pour la conduite autonome

La fonction de pilotage automatique de Tesla fait partie des meilleures technologies intégrées en série dans les véhicules premium. Découvrez quels sont les capteurs qui lui offre une telle efficacité à cette techno.

Avec AutoPilot 2.0, Tesla équipe d’ores et déjà ses voitures en série pour la conduite autonome. Pour offrir à ses voitures une vision à 360 degrés avec une portée pouvant atteindre 250 mètres à l’avant du véhicule, le constructeur californien a intégré à ses voitures électriques pas moins de douze capteurs.

A commencer par huit caméras. D’abord trois au sommet du pare-brise qui, grâce à une orientation différente, surveillent à la fois les marquages au sol pour tenir le cap, mais aussi pour détecter les obstacles pouvant surgir devant la voiture et cela suivant un champ de vision de 120 degrés.

Tesla – La vision assurée par les trois caméras installées au sommet du au pare-brise.

La précision du positionnement de la voiture sur sa voie est améliorée par deux autres caméras, intégrées dans le montant des portes et orientées légèrement vers le bas. Celle-ci surveillent également la présence d’obstacles. 

Tesla – La vue des caméras installées dans les montants de porte.

Deux autres sont placées sur les ailes, toujours à l’avant et orientées cette fois-ci vers l’arrière de la voiture, afin d’observer ce qui se passe sur les flancs arrière de la voiture. Une dernière caméra est placée au niveau du coffre. 

Tesla – La vision des caméras installées dans les ailes avant.

De quoi détecter la présence d’un véhicule qui doublerait sur la voie adjacente ou qui serait tout simplement sur la voie d’à côté. A cela s’ajoute une ceinture de douze capteurs à ultrason, installés à l’avant et à l’arrière. Des capteurs pour lesquels Tesla indiquent qu’ils fonctionnent même par forte pluie ou par temps de brouillard.

Ci-dessous, la configuration globale de la composition d’AutoPilot 2.0 et la portée des capteurs.

Tesla – La vision et portée des différents capteurs d’AutoPilot 2.0

Performantes, mais pas autonomes

Pour autant, ne considérez pas les Model S et Model X comme des voitures robots. D’abord parce que le cadre légal ne le permet pas, mais aussi parce que l’intelligence de ces Tesla doit encore s’améliorer. Et pour cela, le seul travail de Tesla ne suffira pas. Outre les constructeurs, les équipementiers et autres grands industriels de l’électronique (on pense notamment à Nvidia), de nouveaux métiers tels que des psychologues et neurologues participent à l’élaboration de la voiture autonome. Instinctivement, l’humain ne se comporte pas de la même manière lorsqu’il circule sur la place de l’étoile à Paris, ou qu’il emprunte un carrefour de campagne, par exemple. C’est là le challenge qui occupe toute l’industrie automobile : être en mesure de créer une intelligence artificielle capable de s’adapter à son environnement, voire même aux coutumes de certains pays.

Ce qui n’empêche pas les constructeurs d’avancer sur le sujet jusqu’à proposer des choses d’ores et déjà épatantes dans leur version de série, à l’image d’AutoPilot 2.0, avec lequel Tesla propose d’ores et déjà des systèmes d’aide à la conduite performants… même s’ils défrayent la chronique.

La voiture autonome pour demain : Elon Musk est très confiant

Au cours de ces derniers mois, cette technologie de pilotage automatique a fait parler d’elle. Et pas toujours en bien, puisque les accidents, visiblement liés à un usage abusif de la technologie, se sont multipliés. Mais on ne compte pas non plus les vidéos sur Internet où les conducteurs de Tesla mettent en scène l’efficacité de la technologie, allant jusqu’à oublier – ou en tout cas faire l’impasse – sur le fait qu’ils s’adonnent à un comportement totalement illégal.

Quoi qu’il en soit, la voiture autonome, Elon Musk y croit à fond… et à très court terme. Le PDG de Tesla a en effet annoncé qu’il deploierait dans le courant de l’été une mise à jour débloquant de véritables fonctions de conduite autonome.

Cette mise à jour qui portera le micro logicielle (firmware) de la voiture à sa version 9.0 devrait débarquer en France au mois de septembre. Faute d’un cadre légal, celle-ci ne devrait pas activer de véritables fonctions de délégation de conduite. Nous sommes néanmoins impatients d’apprécier les autres améliorations, qui devraient notamment concerner le système multimédia.

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David NOGUEIRA