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Alain Madelin : ' Les brevets logiciels auront de redoutables effets pervers '

Alain Madelin : ' Les brevets logiciels auront de redoutables effets pervers '
 

Chantre du libéralisme, l'ancien ministre des Finances pose la question du droit de propriété intellectuelle dans une économie du savoir numérique.

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49 opinions
  • Goyat
    Goyat     

    Nul n'a le droit d'empêcher son voisin de fabriquer une roue ...
    Toutes les 'inventions' doivent être protégées ...

    Mais, de mettre une brique avec un parpaing n'en est pas une ... c'est seulement un 'procédé' de montage d'un mur ...

    Tout développeur de logiciel sait que son mur étant très complexe, il profitera MEME SANS LE BREVETER de sa maitrise sur l'ensemble pour la pure et simple raison que les autres auront du mal à comprendre ...

    Il vendra ses services comme tout un chacun, sans avoir recours à une forme produisant un monopole de facto ... mais surtout, un barrage à l'innovation que se targue de protéger le 'brevet' !!!


    Alain-Marc Tryphon T.

  • alhazred
    alhazred     

    que vient faire ici ce couplet primaire sur un pretendu anti-americanisme??

    J'ai beau relire l'ensemble des messages, je ne voie que des temoignages sur la puissance economique americaine dans le domaine de l'informatique face à la faiblesse de l'Europe.

    D'ailleurs vous faites exactement le meme constat dans votre second message, une "debacle industrielle".

    alors quoi? sous pretexte que les americains sont entrés en guerre en 1941 il ne faudrait surtout pas reagir à cette "debacle industrielle " dans le domaine de l'informatique?

    Il serait donc interdit pour cause de bien-pensance de faire un constat realiste de la situation et de se munir d'armes juridiques ou autres au niveau européen dans un contexte de guerre economique planetaire que certains s'amusent à appeller concurrence.

    Les français se sont sabordés tous seuls? et alors, à partir du moment où le monde divisé en blocs economiques est regi par la competition et que les americains sont leaders en informatique, il est logique que les compagnies leaders americaines ou autres (ici Thomson a été évoquée autant que micro$oft) soient au centre des discussions et des reflexions strategiques, de surcroit lorsque l'enjeux englobe l'ensemble de l'industrie informatique européenne au niveau economique mais aussi independance/securité des systemes sensibles.

    toutes les armes sont bonnes pour assoir ou dénigrer un concept ou une idée, la rethorique de l'anti-americanisme en est une, meme si elle est parfois justifiée.

  • Francois PELLEGRINI
    Francois PELLEGRINI     

    Parler d'un effet technique des logiciels
    traduit une meconnaissance totale de ce
    qu'est un logiciel. Pas la peine d'en dire
    plus. Voir :

    http://www.abul.org/brevets/articles/parlement_20030924.php3

    J'attends vos contre-arguments techniques,
    puisque vous disposez, parait-il, de plein
    d'X. En particulier, donnez-moi, tout d'abord,
    une definition *precise* de ce que vous entendez
    comme "technique".

  • Alain Dumouchel
    Alain Dumouchel     

    suite...

    Très honnetement les américains n'ont pas attendu les brevets logiciels pour écrabouiller l'industrie informatique européenne, et spécialement française. Il faut bien avouer qu'on a rarement vu une telle débacle industrielle : plus un seul fabricant d'ordinateur en France ! Plus une seule société rééllement "système et réseau". Mandrake est déjà en redressement judiciaire. Les derniers ingénieurs capables de fabriquer un ordinateur en France ont 50 ans et vont bientot partir en retraite.
    Un "bon ingénieur informatique français" aux yeux d'un DSI français c'est celui qui a une "certification" Microsoft ou CISCO (!)
    Alors si on ajoute à ce désastre les brevets logiciels, il certain qu'on ne se relevera pas de sitôt.
    Inutile pour autant de donner dans la complainte de l'anti-américanisme primaire. Les américains sont très forts en informatique. Ils ont très majoritairement contribué au progrès de cette science/industrie. Et les français se sont sabordés eux-mêmes à coup de plans informatique, de Centre Mondial et de l'ineffable INRIA sans que les brevets logiciels y soient pour quelque chose.

  • Alain Dumouchel
    Alain Dumouchel     

    Patron de PME "innovante", je ne suis pas favorable aux brevets logiciels. Ingérables, sources de conflits inutiles, impossible de bien définir la frontière entre un algorithme innovant et une simple idée non brevetable.
    Ce qui me frappe dans le débat c'est l'anti-américanisme franchouillard qui, ici aussi se déchaîne:

    "Do the math: seules quelques grosses entreprises, et notamment des entreprises américaines, pourront s'offrir le privilège de régner sur un monde vérouillé."

    "Je vois. Donc les opposants aux brevets sont des communistes? Il faudrait les mettre sur liste noire, et appeler vos amis et futurs clients américains pour les enfermer, peut être?"

    "Quelques brevets logiciels constitueraient pour les PMEs une force minuscule, alors que les milliers (3000 par en pour IBM) de brevets des géants américains qui veulent en déposer en Europe constituent une ENORME menace ! Le problème des brevets, c'est que les autres en déposent... "

    " Ca me ferait vraiment mal de voir des sociétés innovantes comme Mandrake ou SuSe tomber face aux géants américains. "

    "En fait, ce n'est pas la possibilité de beveter un
    logiciel qui est nocive en soi, mais plutôt le fait
    que reconnaître cette possibilité alors que l'on
    fonctionne depuis des années comme ça
    reviendrait à "offrir" la suprématie aux Américains
    de facto."

    ...suite...

  • Lozard
    Lozard     

    apparement le vote a été très favorable. DOmmage qu'ils ne se soient pas assez renseigné avant. Ca me ferait vraiment mal de voir des sociétés innovantes comme Mandrake ou SuSe tomber face aux géants américains.

    Par ailleurs, il me deviendra peut-être illégal de créer des images au format .gif avec Gimp, mais je ne m'en soucis guère, s'il faut vraiment devenir clandestin pour être libre, alors c'est vraiment malheureux...

  • ashram
    ashram     

    Pour avoir passé une année à l'ENST (même si la communication de l'école se fait sous l'appellation Télécom Paris) Je ne me rappelle pas avoir rencontré de prof en filière scientifique (an contrario les profs d'économie, droit semblaient pour mais bon je n'allais pas à ces cours là) qui réclamaient les brevets, par contre j'ai entendu 2 fois des profs qui utilisaient des méthodes bizard pour contourner un brevet.

  • lajambe
    lajambe     

    L'affaire EOLAS-Microsoft est un bon exemple de ce qui pourrait arriver à grande echelle ...
    http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39124598,00.htm

  • neitsabes
    neitsabes     

    En fait, ce n'est pas la possibilité de beveter un
    logiciel qui est nocive en soi, mais plutôt le fait
    que reconnaître cette possibilité alors que l'on
    fonctionne depuis des années comme ça
    reviendrait à "offrir" la suprématie aux Américains
    de facto.

    En effet, ces derniers étant titulaires de la
    majorité des brevets de ce type, il en résulterait
    un diktat encore plus oppressant de la part des
    firmes de Big Brother.

    Plus prosaïquement et constitutionnellement
    parlant, je trouve scandaleux que des instances
    élues se contentent d'entériner une pratique
    administrative, illégale de surcroît, à savoir celle
    de l'OEB qui a enregistré des milliers de brevets
    logiciels afin de concurrencer l'US patent office.

    Pour finir, je pense que la brevetabilité du logiciel
    est envisageable mais certainement pas dans
    les conditions actuelles, notamment avec le
    maintien de ce système.

  • kriss_
    kriss_     

    Parcequ'il a beau parler des effets pervers qu'on devait attendre de la directive européenne sur les brevets logiciels, je ne crois pas avoir lu qu'il se prononçait contre... après tout il est peut-être prêt à accepter ces effets pervers...

    Bon, admettons qu'il soit contre.

    Si l'on croit M. Breeze, il semble que Thomson Multimedia fasse partie de ces lobbyistes pro brevets. Pourquoi pas faire un exemple et taper là ou ça fait mal - au portefeuille - en boycottant les produits Thomson (seule difficulté, trouver une ou plusieurs marques concurrente pro-brevets, j'avoue que là je ne vois pas... Sony et Philips pas possible, en ce moment ils sont derrière Intertrust qui fait un procès en brevet à Microsoft, c'est entre eux, mais quand même... peut-être une marque chinoise... eux, la propriété intellectuelle en général ils s'en foutent... d'un autre côté il est important de conserver le droit d'auteur, alors les chinois... si quelqu'un a une idée ?

    PS: pour favoriser l'innovation, si c'est vraiment le but, pourquoi pas remettre les sommes dépensées en dépots de brevets dans la R&D. Selon des études américaines (Hunt) aux US, dans les société informatiques les sommes dépensées pour le dépots des brevets sont directement prélevées sur le budget R&D... et les plus gros dépositaires ne créent pas de logiciels du tout, ce qui évite d'être attaquable en violation de brevet.

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