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Toujours paralysé, Huawei perd son procès contre le gouvernement américain

En portant plainte contre les États-Unis, Huawei espérait être de nouveau autorisé à travailler avec Google et ses autres partenaires. Mais la justice américaine donne raison au gouvernement de Donald Trump. 

En mai 2019, Huawei a porté plainte contre le gouvernement américain. À l’époque inscrite sur liste noire depuis seulement quelques jours, la marque chinoise espérait qu’une cour du Texas invalide la décision de l’administration Trump et la ré-autorise à commercer avec des sociétés américaines. Plusieurs mois plus tard, la cour texane vient de rendre son jugement. Pour elle, les États-Unis n’ont rien fait de mal. 

Huawei est toujours bloqué

Dans un rapport de 57 pages, le juge Amos Mazzant explique que le Congrès américain est en droit d’exclure une entreprise du marché américain en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la NDAA, la Loi d’autorisation de la Défense nationale. La justice américaine, aussi indépendante soit-elle, n’a donc pas la capacités d’exonérer la marque chinoise. L’administration Trump n’a pas commis un acte illégal en blacklistant Huawei puisque des soucis de sécurité nationale sont évoqués. 

Interrogé par le New York Times, Huawei se dit déçu par la décision de la cour texane. « Bien que nous comprenions l’importance primordiale de la sécurité nationale, l’approche adoptée par le gouvernement américain donne un faux sentiment de protection tout en sapant les droits constitutionnels de Huawei. Nous continuerons d’envisager d’autres options juridiques » a déclaré un porte-parole de la marque chinoise. De son côté, le gouvernement américain se dit « satisfait » par cette décision de justice. 

Cet échec de Huawei enfonce un peu plus la marque chinoise dans une situation incontrôlable. Face à une administration Trump de plus en plus opposée à son développement à l’international, Huawei attendait avec impatience le jugement américain qui, s’il lui avait été favorable, aurait tout changé. En attendant, il va falloir continuer à faire sans Google

Source : The New York Times 

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Nicolas Lellouche