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Test : Une bonne qualité de boîtier ne rattrape pas la médiocrité des clichés

Malgré sa bonne facture et sa facilité d’utilisation, le M50 ne convainc pas, les images n’étant pas très bonnes.

L'avis de 01net.com

Pentax Optio M50

Les plus

  • + Couleurs disponibles

Les moins

  • - Pas de grand-angle
  • - Pas de stabilisation optique

Appréciation générale

3 / 5

Note de la rédaction

Note publiée le 05/05/2008

Voir le verdict

Fiche technique

Pentax Optio M50

Définition du capteur 8 Mpx
Ouverture max en grand angle 3.5
Ouverture max en téléobjectif 5.6
Zoom optique 5.1 x
Ecran (diagonale) 6.35 cm
Voir la fiche complète

Pentax Optio M50 : la promesse

Pentax est revenu très fort dans
le monde des reflex, en proposant un bon niveau de qualité d’image avec
une fabrication irréprochable, parmi les
meilleures en terme de solidité. Si la qualité des boîtiers de ses compacts est à l’image
de celle des reflex, il en est autrement pour les clichés, souvent flous et assez
mal exposés. La marque japonaise arrive-t-elle à
rattraper le coup avec son Optio M50, un appareil à moins de
200 euros ?

Pentax Optio M50 : la réalité

Cet Optio M50 n’a pas à rougir de ses grands frères en terme de qualité
de fabrication. Comme à son habitude, Pentax a soigné la finition de
son appareil, tout en métal brillant, aux chromes impeccables. Pour le
même prix, Canon propose du plastique et un design à la Oui-Oui
au pays des jouets.
Sans être aussi «fashion» qu’un Sony T300, le M50
est plutôt joli et dégage une bonne impression de solidité. Mais tout
n’est pas rose, notamment au niveau de l’ergonomie. La prise de la
dragonne n’est pas idéalement placée, non plus que les boutons de zoom.
Sans pénaliser l’appareil trop durement, cela n’en fait pas un modèle agréable à utiliser.

Vous avez dit surexposé ?
Le
chapitre qui fait mal : la qualité des photos. Tout d’abord, l’appareil a clairement du
mal avec les hautes lumières. Si c’est blanc et que c’est éclairé, alors
c’est blanc pétant. Pas de nuances, pas de finesses, tous les blancs
sont brûlés en hautes lumières. Ce souci est évident les jours de beau
temps, et la majorité des clichés est surexposée. Sans doute un
problème d’obturateur.
On remarque ensuite le manque de pêche : le piqué est très faible, un léger voile «journée grise à
l’usine» atténue les couleurs et l’on a souvent des images très fades dès
lors que les nuages sont là et que la lumière diminue.
La montée
en ISO ne vient pas rattraper le truc car, malgré les valeurs
délirantes affichées sur la fiche technique (6400 ISO), il faudra
limiter ses ardeurs à 800 ISO pour ne pas avoir affaire à  des clichés trop
bruités.

36 mm ou le manque de grand-angle
Que fait-on quand
on veut zoomer fort ? On achète un bridge, merci au monsieur du fond.
Alors, il n’est peut-être pas très judicieux de pousser trop le zoom sur
un compact comme l’a fait Pentax, mais il aurait été plus pertinent
d’offrir une focale plus sexy, au hasard un 28 mm… D’autant que
l’appareil n’est pas stabilisé.
En lieu et place de ce prérequis quasi indispensable à tout boîtier, qui
se sort entre amis ou en famille, on a droit à mode panoramique boiteux
–les Kodaks sont largement plus performants à ce jeu-là– et un mode de
prise de vue verticale conjuguant deux images consécutives afin d’en
faire une grand-angle. On préférerait ne pas avoir à «faire mumuse» pour
profiter de ce genre de fonction et que ce soit l’optique et non
une option bancale qui offre une image plus large. Dommage.

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