On est plutôt du genre à être fans des gros robots de dix mètres de haut, avec de gros pistolets qui éjectent des douilles de la taille de John Rambo. Et puis, disons-le tout net, Front Mission avec son petit côté jeu de rôle tactique, était plutôt plaisant, complexe, et il fallait le mériter.
Suite ratée et fastidieuse
Front Mission Evolved est donc une évolution de ce titre. Disons-le tout net, à l'exception des mechas, quasiment rien ne reste. On a à faire à un TPS, un jeu de tir à la troisième personne, basique et pas franchement folichon. On alterne les phases de tir à pied ou en mechas, ces dernières étant les plus nombreuses. Dans tous les cas, la réalisation est juste correcte, avec des textures pas géniales, une conception des niveaux sans folie ni intérêt. Le système de combat est par trop simpliste et pas vraiment engageant. Il se limite à poser une petite dizaine d'ennemis, au maximum, face au joueur.
Il faudra alors jongler entre missiles et mitrailleuse, entre munitions épuisées et échauffement des canons. Sans oublier de se mettre à couvert. Les boss sont un peu plus coriaces que le tout-venant, mais leur mise à mort est longue et fastidieuse. On reproduit sans cesse les mêmes mouvements, les mêmes « patterns ». Un peu lassant, d'autant que cela peu durer plusieurs minutes.
Rien de bien passionnant et les cinq actes du mode solo n'apportent aucun idée fulgurante ou innovante. Seuls les collectionneurs seront heureux, il y a des dizaines de caisses, valises d'argent et cibles bonus à abattre. Le multi est du même accabit, lourd et plutôt indigeste.
Home Sweet Mechas
Enfin, Double Helix, le studio en charge du développement, a tout de même conservé le système de personnalisation des mechas. En respectant dans les grandes lignes les bases établies par son ancêtre. Ainsi, si on peut se contenter des versions de base, on peut personnaliser son robot : les bras, jambes et le torse peuvent être boostés. Pour améliorer sa puissance ou sa résistance par exemple. On pourra également le repeindre, y apposer des stickers, bref, passer un peu de temps à en faire son jouet. Le critère de poids limite évite toutefois de transformer son Wanzer en arme toute-puissante. Et c'est sans doute une bonne idée, autant qu'un héritage.
Mais ce n'est hélas pas suffisant pour sauver ce jeu, où rien n'est mauvais, mais rien ne donne envie de continuer à jouer vraiment. De l'histoire banale et ennuyeuse à la réalisation. Une sorte de ratage donc. Pas de quoi encourager Square Enix à confier ses licences à des studios occidentaux, hélas.
Le test en 140 signes
Front Mission Evolved est une évolution à l'envers, un jeu moins bon que son prédécesseur et que la concurrence. A oublier.
points positifs
points négatifs

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