Gran Turismo fait partie de ces licences qui collent à l'image de Sony, impossible d'imaginer une PlayStation sans son jeu de courses mythique aux mille et une voitures. Gran Turismo 5 (GT5) était donc attendu au tournant avec son lot de nouveautés : météo, dégâts, vue cockpit… Mais apparemment, il n'y avait pas assez de place dans le coffre pour tout le monde.
GT5, non, tu n'as pas changé
Cette célèbre chanson du sieur Iglesias sied comme un gant à GT5. Mode GT, Arcade, photos, options, rediffusions : rien de nouveau à l'horizon, si ce n'est un multi en local en écran splitté dans le mode Arcade. Quoi qu'il en soit, c'est encore une fois le mode GT qui aura toute notre attention. Un véritable mode carrière, offrant la possibilité de participer à diverses épreuves, au volant de belles mécaniques achetées à prix d'or chez les concessionnaires.
Si vous avez déjà touché à un épisode de la série, vous n'aurez aucun mal à retrouver vos petites habitudes, et ce jusque sur l'asphalte. Les sensations de conduite sont dans la droite ligne de la série, axées simulation mais un peu rigides. Pas étonnant dans ces conditions que les premières heures de jeu soient incroyablement molles. Il faut dire que le développeur Polyphony Digital n'a pas lésiné sur les lourdeurs. Entre les temps de chargement longuets, les premières voitures poussives de 150 ch, les messages inutiles… notre patience est mise à rude épreuve.
Passer la cinquième, c'est tout de même mieux !
Cependant, après une demi-douzaine d'heures de jeu, tout s'accélère, au fur et à mesure que les nouveautés se dévoilent. L'achat d'une première voiture de course dite « premium », certaines étant disponibles dès le début du jeu, permet enfin de conduire en vue cockpit. A noter que seulement 200 modèles parmi les 1 000 disponibles profitent de cet ajout. La conduite devient alors un pur régal, de jour comme de nuit, et sous la pluie. Eh oui ! La météo dynamique est enfin présente quoiqu'un peu timide.
L'enchaînement des courses se voit amélioré, grâce au nouveau système d'expérience donnant accès à d'autres courses, ainsi qu'aux événements spéciaux (plus besoin de passer par les permis !). Parmi ces événements, outre le karting et le rallye, sans intérêt, se cache la bonne surprise de ce GT5, le Nascar.
Nascar vs naze car
Il s'agit de courses peu connues sous nos latitudes dont les Américains raffolent. Elles ont lieu sur des pistes ovales à 300 km/h et font la part belle à l'aspiration, un phénomène particulièrement bien rendu depuis toujours dans Gran Turismo, ce qui en fait un ajout judicieux et passionnant. Malheureusement, il y aussi les « nazes cars », c'est ainsi que l'on pourrait qualifier les voitures contrôlées par l'IA !
Une catastrophe sans nom (ou presque), si bien qu'il vous faudra un bon paquet de constats dans votre boîte à gants pour régler, à l'amiable, les nombreux accrochages qui vous attendent tout au long de votre carrière de pilote. Cela dit, vous ne serez pas pénalisé par la gestion très limitée des dégâts : une collision à 300 km/h vous coûte à peine un rétroviseur. C'est votre assureur qui va être content.
GT 5 étoiles ?
Le titre de Polyphony Digital souffle le chaud et le froid en permanence. D'un côté une conduite grisante, des voitures superbes, des circuits intéressants… De l'autre des décors peu soignés, une IA et une gestion des dégâts indignes d'un tel titre. Au final, Gran Turismo 5 déçoit, certes, mais il reste un bon jeu qu'il serait difficile de ne pas vous conseiller. Gentlemen, start your engine!
@Le Test en 140 signes
Décevant, mais bon malgré tout, Gran Turismo 5 souffle le chaud et le froid en permanence entre conduite grisante et ratés flagrants.
points positifs
points négatifs

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