Après quelques errements, à base de Pro Street, notamment, la franchise Need for Speed prend un virage à 180 degrés et retourne aux sources, à ce qui a fait son succès, les courses-poursuites entre forces de l'ordre et pilotes impliqués dans des compétitions illégales. Attention toutefois, retour aux sources ne veut en l'occurrence pas dire retour en arrière.
Take that, take down !
Car derrière ce renouveau de la licence, on trouve Criterion, le studio qui a créé et porté aux nues une autre licence automobile réputée, Burnout. Ce Need for Speed : Hot Pursuit a d'ailleurs bien des airs de Burnout, en empruntant son rendu de la vitesse ainsi que son côté bourrin et percutant, qui rappellent l'âge d'or des takedown. Pour ceux qui auraient raté un épisode, les takedown sont les mises dans le décor explosives de Burnout.
Ce jeu emprunte également à Burnout sa gestion de la jauge de nitro, qu'on peut remplir en roulant en sens inverse, en frôlant les autres voitures, en se plaçant dans l'aspiration ou encore en dérapant dans les virages. Même la conduite des voitures un peu plus enclines à partir dans les virages fait penser à Burnout. Et ce n'est rien de dire que c'est une bonne nouvelle.
Si on reste évidemment dans une conduite très arcade, on notera toutefois avec plaisir les différences de comportements des voitures selon les modèles, même chez un même fabricant selon que la voiture est à propulsion ou à transmission intégrale.
Assez de voitures pour une année de rêves
Mais l'esprit Need for Speed est évidemment toujours présent. Il suffit de jeter un œil à l'impressionnante collection de voitures (Supercars, Musclecars et Hypercars) pour se rendre compte qu'il va, cette fois encore, être possible de conduire des voitures qu'on ne verra sans doute jamais passer en bas de chez soi. Porsche 913 Spyder, Lamborghini Gallardo, Pagani Zonda, Subaru Imprezza, etc. Elles sont toutes déblocables à un moment du jeu, avec ou sans gyrophare sur le dessus, selon qu'on est policier ou coureur. D'ailleurs, on apprécie que les développeurs aient pensé à laisser l'occasion au joueur de toucher certains de ces bolides très tôt dans le jeu, ne serait-ce que pour une épreuve.
Manque de variété
Si les épreuves manquent assez vite de variété, surtout côté policier, Criterion a su appliquer un rythme assez soutenu dans ses épreuves et dans les changements de niveaux (de 1 à 20) pour maintenir attentif. D'autant que, s'ils n'ont rien de révolutionnaires et abandonnent le milieu urbain pour la campagne, le désert, la montagne ou le bord de mer, les circuits changent en fonction de la météo (hélas pas dynamique), du jour ou de la nuit, de la densité (plutôt faible) du trafic, etc.
Et puis la mise à disposition de quatre armes (IEM/herse pour les armes communes, hélicoptère et barrage pour la police et brouilleur et super turbo, pour les coureurs), pas toujours toutes disponibles et soumises à un certain temps de rechargement, donnent un petit côté tactique aux courses. On regrette toutefois qu'il n'y en ait pas plus et qu'en définitive, elles donnent l'avantage aux coureurs, dans les premiers temps tout au moins.
Multijoueur rime avec bonheur
Une impression encore plus flagrante quand on joue en ligne. La tâche est en effet bien plus dur pour les policiers, car ils devront jouer en meute et non pas individuellement, s'ils espèrent avoir une chance de venir à bout des coureurs. Cela donne vite des courses endiablées où on visite le décor plus qu'à son tour. Le multi qui propose essentiellement course classique et course poursuite, vaut très largement le mode carrière déjà très plaisant.
On regrette une fois encore le manque de contenu, le manque de mode de jeux. Des courses entre coureurs et policiers ouvrent pourtant de nombreuses portes en multijoueur des courses relais à des chasses à l'or, par exemple.
Autolog, Fulguro Points !
Malgré un petit côté répétitifs des « missions » en solo et un manque de contenu – des DLC sont d'ores et déjà prévues – ce Need for Speed est un véritable bonheur. Musclé, bourrin et assez technique pour ne pas être lassant, il redonne ses lettres de noblesse à cette série d'Electronic Arts et donne envie de voir débarquer un nouveau Burnout.
Enfin, Autolog, à la fois système de navigation, outil de partage social, centre névralgique et statistique de vos performances, devrait renforcer la durée de vie du titre en entretenant l'esprit de compétition des joueurs. On peut en effet suivre, via un mur, un wall, les performances de ses amis et voir s'ils ont fait mieux que nous sur un tracé. En fonction des statistiques et points que vous générez, certaines voitures ou courses vous seront même recommandées pour découvrir ou redécouvrir le jeu différemment. Un pari d'importance pour EA, qui intégrera cet outil dans ces autres titres de la gamme Need for Speed, dont SHIFT 2.
points positifs
points négatifs

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