Le cœur de Pro Cycling Manager (PCM), année après année, c'est le mode Carrière. Il vous met dansla peau d'un manager d'équipe et vous confronte au calendrier complet des courses surcinq saisons, avec une trentaine de cyclistes à gérer et des sponsors àcontenter.
Cette année, des « archives » apparaissent. Il s'agit soit de records, soit de performances, comme les sept Tours remportés par Lance Armstrong, que le joueur est invité à battre ou à égaler. Le jeu démarre avec le palmarès des dernières années : si vous jouez l'équipe de Contador, l'Espagnol part ainsi avec deux victoires d'avance...
Principale (bonne) surprise pour les amateurs du mode Carrière qui râlaient sur les écarts de temps incohérents entre les étapes en 3D et les étapes simulées, un nouveau mode de simulation intermédiaire fait son apparition. Il permet de suivre les étapes en temps réel, mais en deux minutes maximum, avec un mode texte détaillant les effets de vos consignes d'équipe sur le comportement de vos cyclistes au lieu d'une restitution en 3D. Pratique pour éviter les très nombreux écarts fantaisistes du mode de simulation classique ! Dommage en revanche qu'il faille encore se fader d'interminables temps de chargement, même pour une étape simulée.
Des visuels qui envoient de l'herbe
Principale nouveauté, Pro Cycling Manager s'offre cette année un nouveau moteur graphique, avec des effets de profondeur de champ et une météo qui change en temps réel. On a enfin des montagnes aux petits tournesols délicats, les courses ont considérablement gagné en grain, en détail, en finesse. La comparaison est vieille comme le monde, mais oui, on se rapproche soudain du rendu d'une retransmission télévisée. Et pour ceux qui n'ont pas une carte graphique ultra puissante, PCM 10 tourne très bien avec les options graphiques au minimum.
L'échappée belle en masse
En course, l'équilibre a été sensiblement revu. Il désavantage cette fois un peu moins les échappées, qui n'arrivaient presque jamais à terme auparavant. En compensation, il faut véritablement s'accrocher pour s'arracher du peloton, celui-ci étant plus nerveux et réactif dans les débuts d'étape. Globalement, les conséquences des attaques de vos coureurs sont devenus plus réalistes. Finies les attaques décisives en descente, la vitesse maximum des cyclistes tend à plafonner. Et en montagne, seuls les purs grimpeurs dotés d'une vraie « giclette », comme Contador, parviennent à créer des trous sans s'épuiser aussitôt.
Tout n'est pas encore parfait, et on regrette que l'écrémage du peloton en montagne soit encore aussi doux, à part sur les pentes les plus longues. Il n'est pas rare de voir arriver les favoris dans un groupe de soixante à un sommet, là où ils ne seraient déjà plus que quatre ou cinq dans la réalité.
Un peu de patience, beaucoup de passion
Enfin, l'interface n'a pas évolué depuis deux ans, et aussi agréable soit-elle visuellement, elle manque de simplicité et parfois de cohérence. Il est ainsi impossible de simuler une compétition entière d'un coup ou d'afficher le profil d'une classique lorsqu'un sponsor propose au joueur d'y briller.
Enfin, les choix stratégiques se présentent différemment selon le mode de jeu (simulation, simulation détaillée et course 3D), ce qui n'aide pas vraiment à s'y retrouver ! A l'heure du jeu vidéo sur Wii et iPhone, Pro Cycling Manager traîne ainsi son côté très « PC », avec des menus complexes et des données par millier. Mais c'est, aussi, ce qui lui permet chaque année d'être à la fois aussi complet, subtil et réaliste.
points positifs
- Visuellement très joli
- Les courses bien retranscrites
- Une base de données énorme
- Des courses à gogo
- Petit prix et grande durée de vie
- Des courses plus cohérentes qu'avant
points négatifs

test










![]() |
Youseemii
Mesurez gratuitement votre visibilité sur internet et les réseaux sociaux
|
|


nos newsletters













agrandir la photo
